Les 4 pistes pour féminiser les entreprises du numérique en Midi-Pyrénées

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
"Il y a 10 ans dans mon entreprise, la parité femmes/hommes était pratiquement atteinte avec 40 à 45% de femmes. On me disait même d'arrêter d'embaucher des filles. Aujourd'hui, ce chiffre est tombé à 25%", remarque Hervé Lambert, directeur de Desirade, PME toulousaine de 30 salariés spécialisée dans les petites applications.
Même constat du côté d'Hélène Sardin, directrice des affaires financières au sein de la startup Squoring :
Ce ressenti est confirmé par l'étude annuelle Mutation Elles Y factor qui montre que le nombre de filles dans les filières scientifiques stagne et connaît parfois un déclin. C'est le cas en informatique (- 6 points en dix ans), en agronomie (- 4), en science (- 5) et en ingénierie (- 2).
Selon le Syntec numérique, le principal syndicat français du secteur, seuls 27,6% des salariés de Midi-Pyrénées sont des femmes, contre 48% dans l'ensemble de l'économie.
D'ailleurs en 2011, une commission du Syntec baptisée Femmes du numérique a été créée. L'antenne locale à Toulouse a elle vu le jour au printemps dernier avec pour référente régionale Hélène Sardin. Objectif : mettre en place des indicateurs pour mesurer les inégalités femmes / hommes dans le secteur et également donner des outils aux entreprises pour évoluer. Dans la région, plusieurs pistes sont déjà testées.
À lire également
Tous les chefs d'entreprise s'accordent sur ce point : le nerf de la guerre repose sur la féminisation des formations qui mènent aux métiers du numérique. "80% des CV que nous recevons sont masculins", observe Hélène Sardin avant de compléter :
Florine Galéron
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire