La ruée vers les maisons à la campagne se confirme en Occitanie

Florine Galéron

mouton agriculture
Rémi Benoit

Florine Galéron

mouton agriculture
Rémi Benoit
Avoir une maison avec un grand jardin et pourquoi pas se reconvertir dans l'agriculture. L'idée a traversé l'esprit de plus d'un Français durant le confinement. Et certains ont déjà sauté le pas.
Cet organisme, qui se voit comme le "gendarme du foncier agricole", a quatre missions : dynamiser l'agriculture, protéger l'environnement, accompagner le développement local et observer le foncier rural et le réguler. Sur l'année 2019, la Safer Occitanie a rétrocédé 19 640 hectares de terres via 2250 transactions. Même si 95% des transactions se font à l'amiable, dans 5% des cas la Safer fait valoir son droit de préemption pour stopper une vente. L'enjeu est d'éviter notamment que trop de terres soient "bétonnisées" pour des programmes urbains et de s'assurer du sérieux des projets agricoles.
Frédéric André remarque que "l'engouement pour le rural ne part pas de rien" :
En 2019, la Safer Occitanie a réalisé près de 10 000 transactions sur 7000 hectares et pour un montant global d'1,8 million d'euros dans la catégorie "maisons à la campagne" : "Il s'agit de terrains de moins de cinq hectares qui sont achetés par des non-agriculteurs mais qui portent un projet agricole", explique Christian Roussel, directeur opérationnel de la structure.
Pour Dominique Granier, président de la Safer Occitanie, cet attrait pour le rural est une bonne nouvelle au vu des difficultés à pérenniser les exploitations agricoles.
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Afin d'enrayer le phénomène, la Safer a lancé en 2019 un fonds d'aide à l'installation des jeunes agriculteurs. 300 000 euros ont déjà été alloués à une soixantaine d'agriculteurs. Le plafond de l'aide est de 2 000 euros par projet.
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