Repenser l’utilisation des terres

Pierrick Merlet
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L’étalement urbain, gros consommateur de surfaces, est l’un des phénomènes à l’origine des atteintes à l’environnement.
Rémi Benoit

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L’étalement urbain, gros consommateur de surfaces, est l’un des phénomènes à l’origine des atteintes à l’environnement.
Rémi Benoit
Au regard de leur accroissement démographique, la ville de Toulouse et son aire urbaine font figure de championnes de l'étalement urbain. "Chaque année, 800 hectares sont consommés sur l'aire. On continue à construire des pavillons à 30 voire à 40 kilomètres de la ville. Actuellement, l'aire urbaine de Toulouse recouvre 5 400 kilomètres carrés, alors que celle de Barcelone représente un peu moins de 1 800 kilomètres carrés. Dans le même temps, Barcelone compte 4,5 millions d'habitants contre 1,33 million pour Toulouse", peste Philippe Dugot, maître de conférences en géographie à l'université
Jean-Jaurès de Toulouse.
Ce problème, les pouvoirs publics locaux l'ont identifié et se sont lancés dans l'élaboration d'un document nommé Plan local d'urbanisme intercommunal de l'habitat (PLUi-H). Ce nouveau document, élaboré par Toulouse Métropole et entré en vigueur en avril 2019, permet de définir les zones constructibles sous certaines conditions et non constructibles sur l'ensemble des 37 communes de la métropole toulousaine. Ainsi, l'objectif est de mettre en pratique le concept de "densité modérée", porté par le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc.
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Désormais, ce sont 24 147 hectares, sur les 46 511 hectares de la Métropole, qui sont sanctuarisés et protégés, soit plus de la moitié du territoire. "Cette initiative va dans le sens de ce que toutes les métropoles devraient faire, c'est-à-dire avoir le courage politique de protéger les sols autour de nos villes car ces terres nourricières nous permettent de lutter contre le réchauffement climatique en privilégiant le "locavore" et les circuits courts au sein de la filière agricole. En France, nous faisons bien des ronds points à plus de 2 millions d'euros, alors nous pouvons bien stocker des terres à 20 000 euros l'hectare", souligne Dominique Granier, viticulteur dans le Gard et président
de la Safer Occitanie.
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