« Nous sommes passés du statut de proie à celui de prédateur » (François Trabucco, VSB Energies Nouvelles)
Guillaume Mollaret
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François Trabucco, DG de VSB Energies Nouvelles dans le Gard.
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François Trabucco, DG de VSB Energies Nouvelles dans le Gard.
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François Trabucco dirige depuis janvier 2019 cette filiale d'une société allemande détenue depuis l'an dernier par le fonds suisse Partners Group. VSB Energies Nouvelles, basée à Nîmes (30), emploie 120 personnes et gère plus de 900 MW d'actifs éoliens et solaires produisant l'équivalent de la consommation de plus de 900.000 habitants. Elle a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros.
LA TRIBUNE - Vous venez de reprendre l'exploitation d'un parc breton d'éoliennes (quatre éoliennes à Silfiac, dans le Morbihan). Cela veut-il dire que vous ne voulez plus créer de nouveaux parcs ?
François Trabucco - Pas du tout. Nous voulons continuer notre métier de développeur car il reste beaucoup de gisements non exploités en France. Cependant, l'arrivée l'an dernier du fonds Partners Group nous donne les moyens de nous développer sur d'autres axes.
Compte tenu notamment des difficultés à implanter de nouveaux parcs éoliens en France aujourd'hui, comptez-vous, à l'avenir, racheter davantage de parcs existants que développer de nouveaux projets ?
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Sur ce sujet, nous avons fait le choix de ne pas choisir. Nous mènerons donc de front les deux ambitions. Nous avons six agences de développement partout en France. Le développement est dans notre ADN. Cependant, pour accroître notre portefeuille de projets, il y a d'autres axes comme le rachat de portefeuilles de projets en développement. On peut aussi racheter des sociétés de développement car nous sommes passés du statut de proie à celui de prédateur (grâce à l'arrivée de Partners Group, NDLR). Enfin, on peut aussi acheter, comme en Bretagne, des parcs qui tournent déjà et qui arrivent en fin de contrat de rachat. L'intérêt est d'y créer une nouvelle valeur en les "revampant" ou en augmentant leur puissance, sous réserve d'obtention des autorisations nécessaires.
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Quel est le nouveau modèle économique de ces parcs arrivant en fin de contrat d'achat à tarif négocié ?
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