L'austérité est morte, vive l'austérité !

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Manifestation contre l'austérité en Grèce / Reuters
Manifestation contre l'austérité en Grèce / Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Bruxelles concède que la stratégie menée depuis 2010 « atteint ses limites. » Mais il ne faut certainement pas s'attendre à voir émerger une nouvelle politique dans les mois qui viennent.

Cette fois, c'est donc officiel. La politique dite d'austérité, celle qui consiste à faire de la consolidation budgétaire la priorité absolue afin de rétablir « les fondements d'une croissance future saine », celle qui a établi le dogme de la dévaluation compétitive pour les pays périphérique, « a atteint ses limites ». C'est José Manuel Barroso qui le dit. Le président de la Commission européenne, un des piliers de la « troïka » et un des principaux porteurs d'eau de cette politique depuis 2010. Ceci ressemble bel et bien à un aveu d'échec.

Une profonde remise en cause des institutions démocratiques

Il est vrai qu'il ne restait guère de choix au président de la Commission. Après trois ans de politique de ce type, l'économie européenne a des allures de champs de ruine et que les éléments de renforcement de la croissance potentiels se font attendre. Les derniers chiffres de l'indice PMI des directeurs d'achats a encore prouvé cette mauvaise santé en baissant pour le 21e mois de suite.

Sur le plan politique, l'austérité a conduit à une profonde remise en cause des institutions démocratiques au sein de l'Europe et à un discrédit des partis « de gouvernement » dans de nombreux pays. Même les fondements théoriques de cette pensée de l'austérité semblent désormais sapés après le coup reçu reçu la semaine passée - qui a viré au scandale - lorsque l'on a appris que la fameuse théorie de Kenneth Rogoff et Carmen Reinhardt - qui affirme qu'au-delà de 90 % du PIB, la dette publique nuit à la croissance - était entachée d'erreurs.

Comment faire revenir la confiance

Désormais, la véritable question est de savoir comment sortir de ce tunnel. Il ne suffit pas de proclamer que l'austérité a échoué ou que l'on doit faire du chômage une priorité pour que disparaissent les effets pervers de la dévaluation interne. On nous l'a assez répété : cette politique est une politique de moyen terme.

Si l'on décidait brusquement de faire demi-tour, en se lançant, par exemple, dans une politique de relance keynésienne par la dépense publique dans les pays périphériques, on perdrait immédiatement les quelques profits glanés lors des dernières années, sans pour autant obtenir le retour de la croissance. Car ce qu'a principalement détruit l'austérité, c'est la confiance. La reconstruire sera difficile. Dans les pays périphériques, mais aussi en France, après des mois de discours affirmant que la dévaluation interne est la seule voie, les agents économiques vont s'attendre à ce que le chômage, la baisse des salaires, la réduction des aides sociales reviennent dans les années à venir.

Et plus les Etats dépenseront, plus cette anticipation sera réalisée. Echaudés par l'expérience de la rigueur, ils y regarderont donc à deux fois avant d'investir ou de consommer. La reprise de la demande risque donc de se faire attendre. Or, sans cette reprise de la demande, c'est bien la récession déflationniste qui menace la zone euro. Faciliter l'accès des PME au crédit comme pourrait le faire la BCE est une bonne idée, mais là encore, il faudrait que ces mêmes PME aient des raisons de demander des crédits, autrement dit des débouchés.

L'offre en panne

Pour autant, s'il n'y a pas de demande, il ne faut pas non plus négliger les effets négatifs de l'austérité sur l'offre. Si la compétitivité a pu s'améliorer dans certains pays et dans certains secteurs, les politiques d'austérité, en provoquant l'effondrement de la demande intérieure et en exacerbant la pression fiscale ont accéléré la désindustrialisation de plusieurs pays européens. L'Italie est particulièrement touchée par ce phénomène. En deux ans, la production industrielle du pays a reculé de 12 %. Mais les capacités ont baissé partout dans les pays périphériques et en France. Une politique de relance classique ne règlerait guère ce problème, elle alimenterait les importations et les déficits commerciaux des pays du sud. Elles les videraient encore de l'argent si nécessaire aux investissements et à la demande intérieure.

Une stratégie de communication

Bref, l'austérité est une impasse où il est bien difficile de faire demi-tour. D'autant qu'il n'est pas certain que l'on soit réellement prêt à changer réellement de stratégie. L'aveu de José Manuel Barroso est caractéristique : il n'a pas remis en cause le caractère « juste » de l'austérité, mais ses conséquences politiques et sociales. Autrement dit, le fait qu'elle était devenue insupportable.

Pour autant, le président de la Commission n'entend pas renoncer à la stratégie européenne : il n'évoque qu'un « réglage plus fin du rythme » de ces politiques. On va donc lever le pied sur les exigences de réduction de déficit. Mais, comme on l'a vu, la situation est si préoccupante que desserrer légèrement le carcan ne sera guère utile. Ce ne sera que la poursuite de la dévaluation interne par d'autres moyens. On demandera de moins réduire les déficits, mais l'on insistera, en retour, sur les « réformes structurelles » qui vont encore peser sur la demande intérieure et maintiendra les pressions déflationnistes.

Surtout, les agents économiques ne ressentiront guère ce « tournant » qui ressemble beaucoup à de la communication. Mais le fil est usé. Comment penser aujourd'hui que cette communication sera efficiente alors qu'elle a échoué lorsque, à l'automne 2012, en dépit des réalités, les dirigeants européens proclamaient à qui voulait les entendre que « le pire est derrière nous. » Comme alors, les discours de Bruxelles risquent de ne guère avoir d'impact sur le terrain économique.

L'enjeu allemand


En réalité, l'Europe n'a pas de stratégie de rechange. Elle pourrait en avoir une : celle de réaliser une relance là où cela est possible, autrement dit en Allemagne, en favorisant la « transmission » de cette relance aux pays périphériques. Mais le gouvernement d'Angela Merkel ne veut pas en entendre parler. En pleine campagne électorale, confronté à la surenchère du parti anti-euro Alternative für Deustchland (AfD) et décidée à se démarquer du discours très fédéraliste du SPD, la chancelière ne doit pas apparaître comme celle qui cède sur l'austérité, une politique jugée juste par la majorité des Allemands, parce qu'ils ont le sentiment de l'avoir eux-mêmes réalisée avec succès dans les années 2000.

Certes, la Bundesbank a lâché du lest sur la baisse des taux de la BCE, dont chacun sait qu'elle n'est pas une solution, mais elle est toujours réticente à des mesures plus ciblées sur les PME des pays périphériques qui engageraient la zone euro dans une « union des transferts. » Là encore, ce serait donner des arguments à AfD. L'Allemagne reste donc de marbre.

L'ennui, c'est que le temps presse

Jens Weidmann, le président de la Buba, a affirmé que les erreurs de Rogoff et Reinhardt ne remettaient pas en cause la justesse de leur théorie. Wolfgang Schäuble n'a pas cessé de vouloir faire cesser la « sottise » du débat entre austérité et croissance. Sans l'Allemagne, l'Europe ne peut rien. Il y a donc fort à parier qu'elle ne pourra rien jusqu'au 22 septembre, date des élections allemandes et qu'on en sera réduit, d'ici là, à des expédients.

L'ennui, c'est que le temps presse. L'état de l'économie européenne exigerait que l'on définisse dès aujourd'hui une stratégie pour sortir du cercle récessif où elle s'engage. Si l'on ne fait rien, la zone euro risque de s'y enfoncer, malgré les belles paroles de José Manuel Barroso.
 

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Commentaires
a écrit le 25/04/2013 à 6:30 :
L'horreur économique.
a écrit le 25/04/2013 à 6:06 :
L'echec de l'austerite n'a absolument rien a voir avec la confiance. Lire des absurdites pareilles est revoltant... Ca fait des annees que des macro economistes de renom nous previennent de l'absurdite de l'austerite (et de cette soit disant "confiance" si magique).

Une approche Keynesienne est bel et bien la seule solution a l'heure actuelle. Pas forcement par la depense fonctionnariale qui fait grossir la taille de l'etat et rend le remboursement de la dette problematique lorsqu'on pourra se le permettre, mais bel et bien par une relance de la demande par des investissements publics et des co-financements !
Réponse de le 25/04/2013 à 6:31 :
+1000
Réponse de le 25/04/2013 à 8:39 :
@leshann En fait, vous proposez une politique de l'offre financée par la puissance publique. Comment financez-vous votre relance ? Par la dette ? Par la création monétaire ? Par l'impôt ? Par la réduction d'autres dépenses publiques ? ... P.S. En bon keynésien, ne sous-estimez pas trop le rôle de la confiance.
a écrit le 25/04/2013 à 0:54 :
L' Allemagne n'a qu'à sortir de la zone euro, comme ça on aura pas à attendre le 22 septembre.
Réponse de le 25/04/2013 à 6:33 :
Oui, c'est une très bonne idée.
Réponse de le 25/04/2013 à 8:15 :
@johnmckagan La plupart des pays de la zone euro pourront s'accommoder ou tirer parti d'une scission de la monnaie entre un euro fort du nord et un euro faible du sud. Par contre la France risque de se trouver face à un dilemme. En choisissant l'euro fort, la France serait encore moins compétitive. En choisissant l'euro faible, la France devrait soutenir seule les pays du sud. Un dilemme perdant perdant.
a écrit le 24/04/2013 à 22:48 :
ça va très mal finir! mais il va falloir en passer par là.., c'est obligé !
Réponse de le 25/04/2013 à 15:51 :
Hé hé, de toute façon tout le monde le sait très bien
a écrit le 24/04/2013 à 20:07 :
Chez nous point d'austérité budgétaire, mais une austérité fiscale. Faut pas tout mélanger.
Car à la fin c'est toujours le même qui paye, le contribuable.
a écrit le 24/04/2013 à 18:00 :
la théorie de Kenneth Rogoff et Carmen Reinhardt entachée d'erreurs? A cause d'un tableur paraît-il! Ils nous prennent pour des idiots.
Réponse de le 24/04/2013 à 18:57 :
Le livre de Kenneth Rogoff et Carmen Reinhardt, la bible du FMI et de la commission européenne,
Réponse de le 24/04/2013 à 19:04 :
"Ils nous prennent pour des idiots" Oui,il suffit de voir comment leurs calculs, très sélectifs, ont été réalisés.
a écrit le 24/04/2013 à 17:50 :
C'est trop tard, le mal est fait. En France on est pas les plus à plaindre et pourtant on aurait beaucoup de raisons de le faire. Regardez l'état de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie, de l'Irlande en matière de chômage, et notamment celui des jeunes, c'est effroyable. En quelques mois on a sacrifié des générations entières au nom de la doctrine de l'austérité; en Grèce, les jeunes femmes se prostituent ou se lancent dans la pornographie pour vivre alors que d'autres préfèrent se suicider. Ces pays sont dévastés et ne s'en remettront qu'à très long-terme, ceux qui y vivent actuellement ne seront peut être même plus de ce monde. En dépit du bon sens, les technocrates de Bruxelles et Allemands ont dirigé une marche funeste durant plusieurs années qui aura suffit à remettre en cause et détruire tout ce que nous avions bâti jusqu'à maintenant, la monnaie unique, nos valeurs, notre niveau de vie, notre modèle social, notre attractivité, notre souveraineté et même notre moral et notre futur; c'est un gigantesque pas en arrière, le plus important que le monde n'ai jamais connu. Les partis extrémistes se sont refaient une santé au passage, les appels à la révolution fusent au 4 coins de l'Europe, et ils sont entendus, et légitimes. Le peuple européen va réclamer des comptes, tout les gouvernements qui ont soutenu et appliqué cette folie se sont discrédités auprès de leurs peuples, l'Europe explosera sous la pression des euro-sceptiques car nous avons franchit le point de non-retour depuis trop longtemps; et toutes leurs excuses n'y changeront rien car nous allons payer de nos vies les conséquences de leur bêtise.
Réponse de le 24/04/2013 à 18:38 :
@Habemus Austeritate +1 Les risques d'explosion sociale augmentent de jour en jour et la plupart de nos politiciens se contentent de souffler sur les braises pour orienter les flammes vers l'adversaire politique.
Réponse de le 24/04/2013 à 18:50 :
Tout cela finira mal. C'est la Rue qui va jouer les arbitres. "Quand des millions de gens se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la Révolution sera logique et inévitable" suivant le désarroi d'une jeunesse laissée pour compte "les corps indécents". Quel avenir quand on a vingt ans en France et même en Europe ? Aucun sauf à fuir. Et quand une société n'est plus capable d'assurer un futur à ses enfants, le pire peut arriver. Grave.
Réponse de le 24/04/2013 à 22:29 :
@ habemus Austeritate , Marcello, Odette + 100000000 !!!
Réponse de le 25/04/2013 à 8:56 :
peut etre est il temps de veiller à ce que nos decideurs,politiques et economiques ,ne s'eloignent pas trop
a écrit le 24/04/2013 à 17:46 :
A quand une nouvelle révolution des ?illets au Portugal?
Réponse de le 24/04/2013 à 18:58 :
La révolution des oeillets, oui, on en parle au Portugal
a écrit le 24/04/2013 à 17:30 :
Le point de non-retour serait-il atteint?
a écrit le 24/04/2013 à 17:01 :
l'austérté est une chose mais c'est le gaspillage quil a provoque .un beau reportage allemand

filme les députés de bruxelles a 7 h du matin venant pointer pour toucher leurs 283 euros puis partir aprés. le service d'ordre est meme intervenu pour empécher les journalistes de filmer .ALORS priviléges députés,sénateurs,députés européens ,cela commence à bien faire il est grand temps que le donneur de leçon barosso s'en aille
a écrit le 24/04/2013 à 16:54 :
votre reportage est édifiant et drôle , drôle car il revele que nos élites européennes ne savent pas ce qu'est une boussole , pire quand celle ci indique une direction ils font le contraire , ensuite ils nous demandent de leur faire confiance ? , non sans blague , dans 2 mois ils vont faire demi tour car ils auront enfin compris leur erreur de l'austeritée qui tue l'emploi et les recettes fiscales ? , je ne suis pas sur que les peuples auront confiance après ce qu'ils auront vécus ces dernières années , pauvre europe , ton aveuglement t'égard et tu n'a pas encore tout vu ... un vrai soap opéra pathétique
Réponse de le 24/04/2013 à 18:11 :
cela reflete bien que les dirigeants sont des nuls qui passent gracieusement a la caisse pour un resultat double 0 ,meme Mme soleil Lagarde directrice du FMI et DSK ne valent pas un clou ,le peuple va se revolter ,mais personne ne sera responsable au niveau de bruxelles !!!!
a écrit le 24/04/2013 à 16:49 :
Et bien n'importe quel patron d'entreprise pourra vous dire que l'autofinancement coute moins que d'empreinter. Je pense juste que c'est la facilité pour nos dirigeants et économistes de croire qu'un endettement à 90% permet une croissance stable. Mes grands parents n'étaient pas prix nobel mais pourtant, ils ne dépensaient pas ce qu'ils n'avaient pas, c'est pas mal comme principe, rappelez-vous (je parle aussi à nos dirigeants)!
a écrit le 24/04/2013 à 16:44 :
Sortir de cette dictature européenne (et de l'euro qui va avec) est la seule solution pour sortir les pays européens de ce marasme. Tout le reste n'est que gesticulation.
Réponse de le 24/04/2013 à 17:32 :
"SORTIR DE l'UE" ça prend forme
Réponse de le 24/04/2013 à 17:55 :
Sortir de France et sortir du système mondial aussi, sinon la gesticulation actuelle se transformera en agonie.
Réponse de le 24/04/2013 à 19:21 :
@Thargor : Eclairez-moi, c'est quoi le système mondial ? Parce que hors UE point de salut ? Vous n'allez pas nous ressortir l'affirmation sur la France isolée, blablabla...que tous les européistes, sans arguments et qui nous promis monts et merveilles avec cette UE, ont à la bouche ? Le point de non retour est atteint, l'UE est morte (comme l'urss, question de temps). Vive la France libre.
a écrit le 24/04/2013 à 16:34 :
reveillez vous travailleurs,jeunes,faites leurs un super feux d'artifice a cette bande de capitaliste europeen,un joli moi de mai,avant que l'allemagne vienne nous ecraser
a écrit le 24/04/2013 à 16:20 :
Le tout est de savoir pendant combien de temps l'Allemagne va pouvoir continuer à dire "nein" a toute solution autre que la poursuite de cette politique destructrice pour les peuples d''Europe. Et surtout combien de temps vont résister les peuples des pays les plus touchés, Espagne, Italie, Portugal etc.....Mais le refus de toute autre solution par l'Allemagne pourrait avoir une conséquence contre-productive pour ce pays: L'explosion de l'Euro. Car à terme les pays de la périphérie (France y compris?) n'auront plus qu'une solution quitter la zone Euro pour sortir de ce cercle infernale de l'austérité.Ou alors que l'allemagne accepte une dévaluation de l'euro en acceptant de faire fonctionner la planche à billet ,avec 1 Euro = 1 Dollar. C'est ce qu'est en train de faire la Japon avec le Yen retrouvant ainsi de la compétitivité. (On a déjà entendu les premières plaintes e l4allemagne sur cette politique) . Ce serait un bol d'oxygène pour de nombreux pays en Europe avec comme victime l'Allemagne qui à ce jour est le seul bénificiaire de l'Euro fort. La politique menée par l'allemagne depuis 10 ans a complétement déséquilibré l'Europe. Aujourd'hui pour que l'Europe fonctionne, il faudrait qu'il y ait un transfert massif d'argent de l'allemagne (8 à 10% de PIB allemand soit de 215 à250 Milliard d'Euro par an) vers les pays du sud ce qui est impossible. Tout cela risque donc de finir trés mal pour notre continent, à moins que chacun reprennent sa liberté monétaire.
Réponse de le 24/04/2013 à 16:45 :
Les esclavagistes monétaires, un courant de pensée liberticide à éradiquer au plus vite. Les dévaluations, c'est un peu comme les armes nucléaires pendant la guerre froide. Tant qu'on ne s'en sert pas, ça va.
a écrit le 24/04/2013 à 16:10 :
La confiance (l'aveuglement) a conduit à des écarts de compétitivité qui sont une des causes principales de cette crise européenne. A la manière des bulles spéculatives, c'était une bulle de confiance qui ne pouvait qu'éclater un jour ou l'autre. Sauf à croire qu'on peut éternellement faire du déficit et de la dette... et ce n'est pas plus l'austérité que le niveau d'endettement grec et les faiblesses structurelles de la zone euro qui ont détruit cette confiance.
Maintenant, le comportement de l'Allemagne n'étant pas une variable (ce qui est au fond bon pour la confiance des agents économiques), c'est déja à la France de faire son boulot de son côté pour retrouver un semblant de dynamisme économique sur des bases un peu plus saines que par le passé.
Réponse de le 24/04/2013 à 16:32 :
Il n'y a qu'une manière de faire le boulot pour retrouver du dynamisme économique: Baisse des salaires, des retraites, des allocations chômages etc Et tout cela certainement pour rien puisque les autres pays européens mènent déjà cette politique.
A terme l'Allemagne va devoir changer son comportement sous peine d'avoir des gouvernements populistes et extremistes à ses portes, et conséquence ultime voir l'Euro exploser ce qui sonnerait le glas de l'économie Allemande.
Réponse de le 24/04/2013 à 17:03 :
beaucoups critiquent l'Allemagne, mais c'est pas eux qui ont dépenser l'argent en Grèce, ni en Espagne, ni en Italie, ni à Chypres, ni en France, c'est pas eux qui font qu'on a une dette de plus de 1400 milliards d'?.
Que chaque pays se regardent dans une glasse et puisse y voir une très mauvaise gestion, pas de réforme budjétaire pour rectifier le tire (car c'est pas bon pour se faire ré-élire)...C'est trop facile après de trouver un bouc émissaire comme l'allemagne qui a fait des réformes difficiles depuis plus de 15 ans. L'allemagne n'a rien à voir avec notre dette et celles de l'Europe, les gens incultes sont aloux, tout comme la cigale qui n'a rien prévu pour l'hiver et qui envie les fourmis.
Réponse de le 24/04/2013 à 17:36 :
"la cigale et la fourmi", ça commence à sentir la naphtaline.
Réponse de le 24/04/2013 à 18:59 :
Les cigales sont parties dans des pays "paradisiaques"
a écrit le 24/04/2013 à 16:07 :
Décidément ce sont les mêmes économistes qui il y a 2 ans dénonçaient l'excès d'endettement qui maintenant tentent de faire croire que l'endettement n'est pas un problème.
Il est vrai qu'entre temps les américains et les japonais se sont furieusement lancés furieusement dans la politique de la planche à billets qui n'est rien d'autre qu'une vaste opération d'enfumage destinée à faire de la croissance par un surcroit d'endettement. Cependant l'Europe ne dispose pas de l'étalon dollar ni des réserves de devises du Japon qui leur permettent encore d'acheter les matières ou biens dont ils ont besoin.
L'Europe ne peut pas se permettre de se lancer dans la planche à billets sous peine d'explosion du système tout entier basé sur une véritable et saine gestion de l'économie.
Il serait grand temps de dénoncer la politique absurde des américains et de japonais et d'essayer de coopérer avec les BRICS pour les contrer.
Réponse de le 24/04/2013 à 16:20 :
l'europe peut tout a fait lancer sa planche a billets ..... il n'y a pas eu d'explosion au R.U lorsqu'ils l'ont fait l'annee derniere, pas lplus quele japon ou les us
Réponse de le 24/04/2013 à 16:39 :
Vous avez une fuite d'ans votre baignoire chez vous, réponse du plombier : augmentez le débit du robinet. Cela vous convient il comme solution? Pourtant ça n'a pas l'air de vous choquer de nous le proposer.
Réponse de le 24/04/2013 à 17:08 :
c'est une facon de voir... les faits sont pourtant la...;pas d'implosion de l'etat, les marchés n'ont meme pas bronché...ce n'est qu'un levier...seul cela ne sert a rien bien entendu ... je vous rejoins .... mais faut placer egalement d'autres levier... mais de la a dire que cela ne sert a rien d'imprimer des billets... je dirais simplement que tous les pays qui le peuvent le font,et aucune incidence sur les marchés...
Réponse de le 24/04/2013 à 17:27 :
@ montreal: Ce n'est pas que la création monétaire outre-atlantique le QE (quantitave easing) qui est fondamentalement inquiétante, c'est la dette exorbitante de l'économie privé et des ménages en 1er lieu et de l'état qu'au 2eme rang qui mériterait le titre d'une bombe à retardement (la France n'a pas l'exclusivité dans cette matière). En attirant et drainant depuis des décennies des flux exorbitants du monde entier, les USA risquent de nous présenter une prochaince crise encore plus virulente que celle de 2008/2009. Il est vrai que c'est essentiellement l'Allemagne qui critique les USA sur ce sujet, les BRICS ne veulent surtout pas que le système s'effondre, c'est leurs placements qui partiraient en fumé! C'est l'Europe qui a un intérêt énorme à soutenir l'Allemagne ou vice versa, si vous le voulez. @ Thargor: ce type de gaspillage fait partie de la mentalité d'un pays "sans limites" comme les USA. Vous n'avez plus de moyens de paiements? Et bien je demande une nouvelle et 15 eme carte de crédit...@ montreal: Le Japon avec ses Abenomics ne fait qu'une énieme tentative de QE...c'est plutôt anecdoctique comme histoire..
Réponse de le 24/04/2013 à 17:43 :
Et que dire de la dette privée de la GB.Une bombe à retardement..
a écrit le 24/04/2013 à 16:03 :
J'ai l'impression que certains commencent à avoir la trouille. La colère gronde et bientôt si tous les peuples s'y mettent ils savent qu'ils n'arriveront pas à la canaliser. Peut-être iront -ils se réfugier en Argentine comme les collabos. et les nazis après la guerre.
Réponse de le 24/04/2013 à 16:24 :
normal qu'ils ont la trouille...rien que pour leur place ....si le peuple se rend compte (et les chiffres) qu'ils ont fait l'inverse de ce qu'il fallait faire....
Réponse de le 24/04/2013 à 17:38 :
Bien sûr qu'ils ont la trouille mais c'est loin d'être fini pour ces gens là.
Réponse de le 24/04/2013 à 22:43 :
ils ont la trouille...? ce n'est pas si significatif que cela ! ils continuent sur leurs lancées...où remarquer quelque chose de sensé? de réfléchi, de juste?....

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