Les moteurs de l'économie tournent à plein régime. Après un plongeon historique en 2020 (-7,9%), la croissance du produit intérieur brut (PIB) pourrait grimper à 6,75% à la fin de l'année 2021 selon la dernière note de conjoncture de la Banque de France dévoilée ce lundi 8 novembre au soir. L'institution financière a ainsi révisé à la hausse ses prévisions de croissance de l'ordre de 0,4 point par rapport à septembre et se situe au dessus des projections du gouvernement (6,25%). De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a également revu à la hausse ses chiffres de croissance à 6,75%. L'économie tricolore a retrouvé son niveau pré-crise au cours du troisième trimestre. Le gouvernement va vouloir mettre à profit ces performances économiques au moment où le chef de l'Etat doit prendre la parole à 20 heures.
Pour le dernier trimestre, la croissance de l'activité serait en hausse d'environ 0,75% par rapport au trimestre précédent. "Les services vont continuer de soutenir l'activité. On avait vu un rattrapage des services après le confinement. Le troisième trimestre valide la stratégie sanitaire du gouvernement basé sur le passe sanitaire", a expliqué l'économiste de Ostrum Asset Management, Philippe Waechter, à La Tribune. L'accélération du PIB à un tel niveau est inédit depuis la crise pétrolière de 1973 qui a affecté durablement le régime de croissance des "30 glorieuses", une expression forgée par l'économiste Jean Fourastié. "Il ne faut pas oublier que c'est la contrepartie du -8% de l'année dernière. On devrait revenir sur un régime de croissance de 1,5% autour de 2023", table l'économiste.