Antoine Armand et Laurent Saint-Martin insistent sur « la maîtrise des finances publiques »
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Antoine Armand, nouveau ministre de l'Economie, lors de la passation de pouvoirs avec Bruno Le Maire à Bercy dimanche 22 septembre.
Reuters
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Antoine Armand, nouveau ministre de l'Economie, lors de la passation de pouvoirs avec Bruno Le Maire à Bercy dimanche 22 septembre.
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Le nouveau ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Antoine Armand, a officiellement pris ses fonctions ce dimanche 22 septembre, à la suite de la traditionnelle passation de pouvoirs. L'ex député de Haute-Savoie, choisi pour remplacer Bruno Le Maire après sept ans à la tête de Bercy, aura notamment pour mission de répondre à l'urgence budgétaire, tandis que la France est déjà sous le coup d'une procédure européenne pour déficit excessif.
Si elle est attendue en meilleure forme sur l'année 2024, la croissance française reste aussi particulièrement fragile en raison de la faiblesse de la consommation qui peine à se consolider. La marche de manoeuvre des nouveaux ministres est étroite en cas de nouvelles hausses d'impôts.
Dans ce contexte, le nouveau locataire de Bercy s'est d'abord adressé aux chefs d'entreprise.
« Notre travail à nous, dans ce monde, c'est de faciliter la tâche des entreprises, de celles et ceux qui y travaillent », a dit dimanche Antoine Armand. Et d'ajouter : « Chaque minute passée à Bercy doit être consacrée aux Français », a-t-il affirmé.
« C'est de les accompagner et de ne pas les encombrer de normes parfois inutiles ou contradictoires, de faire en sorte que tous les Français qui travaillent aient un salaire décent », a-t-il ajouté lors de la cérémonie de passation de pouvoir avec son prédécesseur Bruno Le Maire.
Antoine Armand a aussi promis de mener « le combat pour la souveraineté industrielle, technologique, numérique, alors que des giga puissances politiques, économiques la mettent en péril » ainsi que « le combat pour les finances publiques plus robustes sans lesquelles nous dépendrons toujours des autres ».
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Bruno Le Maire lui a « offert un bâton de marche qui servira à franchir les cols, mais aussi une arme de défense pour affronter les périls nombreux que tu rencontreras sur ton chemin ».
« Visiblement la valeur n'attend pas le nombre des années », a déclaré Bruno Le Maire face à son successeur, âgé de 33 ans.
De son côté, le nouveau ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, a annoncé qu'il y aurait « des choix forts à assumer » pour le redressement des finances publiques, qu'il proposerait « dans les prochains jours au Parlement ».
Lors de la passation avec son prédécesseur Thomas Cazenave à Bercy, le nouveau ministre, qui est directement rattaché au Premier ministre Michel Barnier, s'est dit prêt à affronter « un nouveau défi collectif de reprendre le chemin de la souveraineté et de l'indépendance en maîtrisant nos finances publiques ».
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Dans une note datée de juillet, le Trésor a prévenu d'un risque de dérapage du déficit à 5,6% du PIB en 2024 à politique inchangée, contre l'objectif de 5,1% fixé par le gouvernement sortant, alors que la France est déjà épinglée par Bruxelles pour déficit excessif. Les Echos ont affirmé vendredi que les dernières prévisions du ministère de l'Economie tablaient même désormais sur un déficit « autour de 6% ».
Le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, avait estimé mercredi que l'objectif d'un déficit à 5,1% du PIB ne serait « pas atteint » cette année.
En 2023, le déficit public était déjà sorti des clous, à 5,5% du PIB contre 4,9% anticipés.
(Avec AFP)
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