Assurance chômage : la dégressivité des allocations pousse à la reprise du travail

Fanny Guinochet
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Selon l'Unédic, à peine 50 000 personnes avaient une indemnisation dégressive l'an dernier.
Reuters

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Selon l'Unédic, à peine 50 000 personnes avaient une indemnisation dégressive l'an dernier.
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La réforme de 2019 de l'Assurance chômage avait braqué les syndicats. Et pour cause, elle avait instauré une augmentation du nombre d'heures travaillées pour ouvrir des droits à France Travail (Pôle emploi à l'époque), modifié le calcul des indemnités, mis en place une dégressivité des allocations pour les plus hauts revenus et enfin modulé les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats courts, via un dispositif de bonus-malus très décrié.
La dégressivité de l'allocation pour les chômeurs à hauts revenus avait vivement été critiquée par la CFE-CGC. Après sept mois au chômage, l'allocation diminue d'un tiers (avec un plancher fixé à 92 euros par jour) pour inciter le demandeur d'emploi à reprendre, sans tarder, une activité. Or, après évaluation, selon l'Unedic, ce système s'avère plutôt efficace puisqu'il accélère la reprise d'un emploi, « d'autant plus que le taux de dégressivité est élevé ».
Reste que ce dispositif ne concerne que très peu d'inscrits : ainsi, l'an dernier, à peine 50 000 personnes avaient une indemnisation dégressive, essentiellement des hommes et des cadres, de facto plus nombreux dans les postes d'encadrement et de direction. Le dispositif a toutefois permis à l'Unédic d'économiser 500 millions d'euros par an.
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Les effets d'autres mesures, comme le relèvement du nombre d'heures travaillées requises pour avoir droit au chômage, sont plus mitigés. Ainsi la modification du calcul de l'allocation - appelé SJR, pour salaire journalier de référence - a réduit le montant de l'allocation de près d'un million de personnes ... En effet, pour les personnes concernées, l'allocation journalière moyenne diminue de 17 % par rapport au montant qu'elles auraient touché avant la réforme.
Fanny Guinochet