Assurance chômage : l'Unédic tire la sonnette d'alarme
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La dette de l'Unédic atteindrait « 44,3 milliards en 2027 » selon les dernières prévisions. (Photo d'illustration)
Reuters
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La dette de l'Unédic atteindrait « 44,3 milliards en 2027 » selon les dernières prévisions. (Photo d'illustration)
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François Bayrou aura-t-il un mot pour l'Unédic, en charge de la gestion du régime d'assurance chômage, dans son discours de politique générale à l'Assemblée nationale ? C'est sans doute le souhait du binôme à la tête de l'organisation paritaire, son président Jean-Eudes Tesson (Medef) et sa vice-présidente Patricia Ferrand (CFDT). Ces derniers ont envoyé une lettre au Premier ministre afin de plaider la cause des finances de l'Unédic, ce lundi 13 janvier.
Dans le détail, ils se déclarent « très préoccupés quant à la pérennité financière du régime ». En cause notamment, l'absence de budget pour 2025. De fait, le Parlement accorde chaque année à l'Unédic la garantie de l'État pour les emprunts, et ce, grâce à la loi de finances. Or, cette dernière n'a pas pu être votée pour l'année 2025, en raison de l'instabilité politique.
« Le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait initialement l'octroi de la garantie de l'État à hauteur de 4 milliards d'euros, et le report de ce projet de loi met le régime en difficulté », martèlent ainsi les représentants de l'Unédic.
Pour appuyer leur propos, ils énumèrent également les décisions des précédents gouvernements qui ont affecté le régime, et notamment « plusieurs décisions exogènes » mises en œuvre entre 2018 et 2023, comme la hausse du financement de France Travail (passée de 10 à 11% des recettes). « Les partenaires sociaux ont conscience des difficultés économiques actuelles et de la nécessité d'agir en responsabilité », mais, disent-ils, « nous sommes au regret de constater que l'assurance chômage est devenue une forme de variable d'ajustement pour les budgets de l'État ».
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Jean-Eudes Tesson et Patricia Ferrand réclament également une « concertation » rapide pour « rétablir un financement pérenne du régime d'assurance chômage » et « remédier aux conséquences directes des décisions de l'État ». L'Unédic a du mal à rembourser sa dette - qui atteindrait « 44,3 milliards en 2027 », selon les dernières prévisions - et qui comprend toujours la dette Covid lorsque l'organisme avait pris en charge des mesures d'urgence pour soutenir le marché du travail à hauteur de 18,1 milliards. Mais les comptes de l'organisme paritaire sont excédentaires, les dernières prévisions prévoyant 300 millions d'euros d'excédents en 2024.
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(Avec AFP)
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