Barnier se rendra en Chine pour protéger la filière du cognac
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La filière (72.500 emplois en France) est ultra-dépendante des exportations, qui représentent 98% de ses ventes, pour un montant de 3,35 milliards d'euros.
Lucien Libert
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La filière (72.500 emplois en France) est ultra-dépendante des exportations, qui représentent 98% de ses ventes, pour un montant de 3,35 milliards d'euros.
Lucien Libert
De quoi griser les producteurs de cognac. Emmanuel Macron a indiqué mardi à des journalistes à l'issue du sommet du G20 à Rio de Janeiro que son Premier ministre Michel Barnier se rendrait en Chine pour aborder le sujet avec les autorités « au premier trimestre de l'année prochaine » de la taxation sur cet alcool imposée par Pékin.
Les représentants de la profession avaient été reçus mardi 12 novembre à l'Elysée à Paris par Emmanuel Macron qui les avait alors « assurés de tout son soutien dans cette situation difficile et injuste », indiquait un communiqué commun du Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC), du Bureau national interprofessionnel de l'Armagnac (BNIA), de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) et de la Maison des vins et spiritueux (MVS).
La Chine a annoncé la semaine dernière l'imposition de « mesures antidumping temporaires » sur les brandys importés de l'Union européenne (UE), dont le cognac, après une annonce similaire le mois dernier. La filière (72.500 emplois en France) est ultra-dépendante des exportations, qui représentent 98% de ses ventes, pour un montant de 3,35 milliards d'euros, avec comme premier client les Etats-Unis (38% des expéditions), devant la Chine (25%). Ces mesures sont vues comme une riposte à une procédure similaire de Bruxelles sur les subventions aux voitures électriques produites en Chine.
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La filière craint par ailleurs d'être la cible des Etats-Unis après l'élection de Donald Trump qui prévoit de renforcer les droits de douane tous azimuts. Alors que les exportations ont déjà chuté l'an dernier (165,3 millions de bouteilles contre 212,5 millions en 2022) et que la production devrait diminuer de 37% cette année en raison d'une météo défavorable, selon le ministère de l'Agriculture. Les promesses du président élu d'augmenter de 10 à 20% les droits de douane inquiètent un peu plus le secteur. Lors de son premier mandat à la Maison Blanche, le républicain avait imposé une surtaxe de 25% sur certains vins européens dans le cadre d'un long différend entre l'Europe et les Etats-Unis sur les aides publiques à l'aéronautique.
Outre les brandys, la Chine mène également des enquêtes antidumping visant le porc et les produits laitiers importés de l'UE, faisant planer une menace sur ces secteurs.
(Avec AFP)
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