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ÉconomieFrance

Bayrou défend bec et ongles son budget face aux oppositions

latribune.fr

Publié le 31 août 2025 à 17:01 - Mis à jour le 31 août 2025 à 17:17

Le chef du gouvernement a balayé les propositions budgétaires du Parti socialiste, qui veut ramener le déficit de 21,7 milliards d'euros en 2026, contre les 44 milliards envisagés par l'exécutif.

Le chef du gouvernement a balayé les propositions budgétaires du Parti socialiste, qui veut ramener le déficit de 21,7 milliards d'euros en 2026, contre les 44 milliards envisagés par l'exécutif.

Tom Nicholson

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le Premier ministre a défendu dimanche son projet de réduction de la dette lors d'une interview aux chaînes d'information, à une semaine du vote de confiance. Il a exclu toute ouverture aux socialistes et se dit prêt à des ajustements marginaux sur les jours fériés.

François Bayrou a tenté dimanche de reprendre la main. À l'occasion d'une interview accordée aux quatre chaînes d'information en continu, le Premier ministre a martelé sa détermination à faire adopter son budget 2026, clef de voûte du vote de confiance qu'il a convoqué pour le 8 septembre. « Négocier n'a de sens que si l'on est d'accord sur le constat », a-t-il affirmé pour expliquer ce vote de confiance, en précisant « être ouvert à la discussion à condition que l'on reconnaisse que l'on ne peut pas ne rien faire ».

Le chef du gouvernement a balayé les propositions budgétaires du Parti socialiste, qui veut ramener le déficit de 21,7 milliards d'euros en 2026, contre les 44 milliards envisagés par l'exécutif. « Ça veut dire qu'on ne fait rien », a-t-il cinglé, jugeant cette politique « plus laxiste » et « à la dérive ». François Bayrou a écarté l'hypothèse d'un remaniement pour intégrer des socialistes au gouvernement.

Supprimer des congés payés, une proposition« discutable »

Interrogé sur la suppression de deux jours fériés, mesure qui a suscité une vive polémique François, Bayrou a reconnu que cette proposition était « discutable ». Il se dit « prêt à la discussion » et a évoqué l'idée de n'en supprimer qu'un seul. « Ce ne sont pas quelques minutes de travail en plus, c'est de la richesse pour le pays », a-t-il insisté, tout en rappelant qu'il avait renoncé à d'autres pistes, comme le passage aux 36 heures hebdomadaires.

A LIRE AUSSI

Entre François Bayrou et le PS, chronique d'un rendez-vous manqué

Revenant sur sa déclaration controversée sur les « boomers », le Premier ministre a tenu à clarifier : « Je n'ai jamais dit qu'il fallait cibler les boomers dont je suis ». Mais il a invité cette génération, qui a connu la croissance et l'emploi facile, à aider les plus jeunes, qu'il juge « sacrifiés » par la dette et privés de perspectives.

Une opposition résolue

Dans le même temps, les forces politiques affûtaient leurs positions. À gauche, Olivier Faure a confirmé sur BFMTV le vote contre la confiance et réclamé la nomination d'un Premier ministre de gauche.

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À l'extrême-droite, Sébastien Chénu (RN) a affirmé sur RTL que son parti se battrait pour une majorité absolue en cas de dissolution. Laurent Wauquiez (LR) a demandé à Bayrou de « corriger » sa copie pour « entendre la France qui travaille », sans appeler explicitement à la censure. Quant à Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, il a mis en garde à Tourcoing contre « l'instabilité » et a adressé des signaux d'ouverture aux socialistes.

(Avec AFP)

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