Budget 2018 : le gouvernement cherche à revenir dans les clous européens

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Ces choix doivent nous permettre de sortir de la procédure européenne de déficit excessif, a confié Bruno Le Maire lors de la présentation du budget à la presse.
"Ces choix doivent nous permettre de sortir de la procédure européenne de déficit excessif", a confié Bruno Le Maire lors de la présentation du budget à la presse. (Crédits : Reuters)
Comme annoncé, le premier projet de loi de finances du quinquennat Macron a été élaboré suivant une prévision de croissance de 1,7% de l'économie française en 2017. Le déficit public reviendrait à 2,6% du PIB, soit une trajectoire compatible avec les engagements européens de la France.

Le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget 2018 intégrant des baisses de prélèvements et de dépenses conformes aux engagements d'Emmanuel Macron, le tout dans une trajectoire compatible avec les engagements européens de la France. En témoigne les déclaration du ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, pour qui la France doit profiter de la conjoncture favorable pour aller de l'avant dans la transformation de son économie, avec une fiscalité plus favorable à l'investissement, et retrouver de la crédibilité européenne.

Comme annoncé, le premier projet de loi de finances du quinquennat Macron a été élaboré suivant une prévision de croissance de 1,7% de l'économie française en 2017 - puis le même taux jusqu'en 2021 -, un scénario jugé raisonnable par le Haut comité des finances publiques. La déficit public reviendrait à l'équivalent de 2,6% du PIB l'an prochain après 2,9% en 2017, soit dans les deux cas 0,1 point de moins que prévu précédemment à la faveur du dynamisme des rentrées fiscales. La France n'a pas affiché un déficit inférieur à 3% du PIB, le plafond fixé par le pacte européen de stabilité, depuis 2007.

"Ces choix doivent nous permettre de sortir de la procédure européenne de déficit excessif", a confié Bruno Le Maire lors de la présentation du budget à la presse, "pour que nous retrouvions notre crédibilité en Europe, il faut que nous respections nos engagements européens".

Un déficit en hausse de 6 milliards d'euros

Sur le papier, le déficit de l'Etat attendu pour 2018 à 82,9 milliards d'euros, ne va pas dans le bon sens. Il se compare à un déficit 2017 révisé en hausse de plus de sept milliards, à 76,5 milliards, après prises en compte des sous-budgétisations critiquées par la Cour des comptes dans son audit de juin. Sa forte hausse de 2018 tient notamment au fait que l'Etat assumera seul le coût des baisses de prélèvements obligatoires, les comptes de la Sécurité sociale et des administrations locales étant appelés dans le même temps à s'améliorer.

Ces baisses de prélèvements sont chiffrées à 10 milliards d'euros en année pleine - 6 milliards pour les ménages, 4 milliards pour les entreprises - mais leur coût réel sera de seulement 7 milliards en 2018 après la décision de reporter à la rentrée de septembre une partie de la suppression des cotisations salariales d'assurances chômage et maladie.

Baisse de l'objectif d'économies

Le budget de l'Etat devra aussi intégrer l'impact du recentrage sur l'immobilier de l'impôt de solidarité sur la fortune (-3,2 milliards) et de l'instauration d'un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital (-1,3 milliard). De même, l'Etat compensera pour 3 milliards d'euros la hausse de 1,7 point de la CSG (Contribution sociale généralisée) pour les fonctionnaires, qui ne bénéficieront pas des baisses de cotisations salariales programmées en échange et, pour une somme comparable, la première tranche de la suppression partielle de la taxe d'habitation pour les collectivités locales.

Il devra enfin financer des hausses des minima sociaux (vieillesse, allocation adulte handicapé et prime d'activité), qu'il met en avant face à ceux qui lui reprochent d'avoir bâti un budget favorable aux riches.

| Lire aussi : Budget 2018 : l'objectif d'économies ramené de 20 à 16 milliards d'euros

Pour absorber l'ensemble, 16 milliards d'euros d'économies publiques sont annoncées, 4 milliards de moins que prévu initialement grâce à la croissance plus favorable. Plus de 5 milliards devraient provenir des comptes sociaux, 2,6 milliards de collectivités locales et 7 milliards de l'Etat.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 27/09/2017 à 19:26 :
Heil UE !
a écrit le 27/09/2017 à 16:21 :
Un budget délirant. Quand HOLLANDE ne bénéficiait que d'une croissance comprise entre 0.3 % et 1.2 % au maximum, il arrivait à baisser le déficit de 0.4 % par an.
MACRON, avec une croissance beaucoup plus forte, ne va faire que 0.3 % l'année prochaine, à cause de baisses d'impôts démagogiques.
Le vrai courage aurait été de continuer à baisser autant que faire se peut le déficit et de ne pas baisser les impôts.
Les Allemands, eux, ont augmenté leur TVA pour remettre à zéro leur déficit.
(Le taux de TVA est passé de 16 % à 19 %);
Depuis, les Allemands n'ont jamais baissé les impôts et ont cherché à rembourser leur dette au maximum.
Nous, on recommence les erreurs de SARKOZY et de RAFFARIN, en faisant des baisses d'impôts démagogiques non financées.
En cas de ralentissement économique, la FRANCE va tout bonnement à la catastrophe.

Aucun investisseur sérieux ne peut aller dans un pays dans lequel l'addiction à la dette est aussi profonde.
Sans compter que ces baisses d'impôts ont surtout pour objet de relancer la consommation, ce qui va essentiellement profiter aux entreprises étrangères.

Même MELENCHON a des idées économiques plus sérieuses, en voulant faire du déficit afin de financer des investissements et non des baisses d'impôts démagogiques.

La République des Incompétents.
a écrit le 27/09/2017 à 15:56 :
en augmentant le salaire des fonctionnaires de 4% en 2017 ?,
Réponse de le 27/09/2017 à 16:34 :
Pourquoi pas 40% ? Temps à balancer n'importe quel chiffre, il ne faut pas hésiter !
a écrit le 27/09/2017 à 15:46 :
et pourtant nous avons le plus CSG? L'arnack sur le livret a ,la taxe de 23 a 30,
la taxes gasoil ,la taxe essence etc du hollandisme pur

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