Budget 2019 : la complexe équation du gouvernement pour la rentrée

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(Crédits : Rafael Marchante)
Emmanuel Macron organise à l’Élysée demain mercredi 22 août une réunion d'arbitrages budgétaires. L'exercice s'annonce d'emblée acrobatique pour un gouvernement qui s'est fixé un ambitieux plan de réduction des dépenses comme du déficit public mais qui doit désormais faire avec une croissance 2017 qui s'annonce moins forte que prévu. Un conseil des ministres est prévu. La rentrée sociale et législative sera dense avec l'annonce attendue d'une dizaine de projets (pauvreté, hôpitaux, Constitution, loi Pacte, etc.).

Un mois après la tempête Benalla qui a écorné son image, Emmanuel Macron fait sa rentrée. De retour de vacances ce mardi, le chef de l'Etat va d'emblée entrer dans le dur en s'attaquant au budget 2019. Dès ce mercredi, dans la foulée d'un conseil des ministres de rentrée, il réunit le Premier ministre Edouard Philippe et les ministres de l'Economie Bruno Le Maire, des Comptes Publics Gérald Darmanin, du Travail Muriel Pénicaud et de la Santé Agnès Buzyn pour trancher les derniers arbitrages du budget 2019 qui sera présenté fin septembre. Aucune prise de parole n'est prévue à l'issue de cette réunion, a-t-on précisé.

La croissance s'annonce moins forte

L'équation s'annonce complexe. Le gouvernement devra en effet trouver les moyens de comprimer les déficits publics à 2,3% du PIB comme il s'y est engagé tout en finançant des mesures coûteuses, comme la suppression partielle de la taxe d'habitation ou la transformation du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) en allègement de charges pérenne, le tout avec une croissance qui s'annonce inférieure aux prévisions, puisqu'elle devrait se situer à 1,8% au lieu de 1,9% comme prévu initialement. Or, moins de croissance signifie moins de recettes fiscales, rendant plus difficile l'effort à fournir pour redresser les comptes publics.Indépendamment de l'effet de la croissance, le gouvernement tiendra ses objectifs des comptes publics par la baisse des dépenses publiques.

Selon l'Elysée, le budget 2019 s'inscrira "dans la continuité du budget précédent avec la volonté d'éviter des coups de rabot avec des économies uniformes pour tous les ministères.Au contraire, le budget comportera des "hausses franches" de crédits pour certains ministères (éducation et formation, développement durable, sécurité, justice, défense) et des « baisses nettes » pour d'autres, dit-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

Les ministères du Travail et de la Cohésion des territoires seront touchés

Le gouvernement est resté jusqu'à présent très discret sur les mesures d'économies envisagées, notamment en matière de suppressions d'emplois dans la fonction publique, pour tenir son engagement auprès de Bruxelles de continuer la baisse du déficit public. Début août, Gérald Darmanin a assuré que l'objectif de déficit de 2,3% du PIB serait tenu malgré le ralentissement de la croissance.

Comme en 2018, les ministères les plus touchés par les réductions budgétaires devraient être le ministère du Travail, en raison d'une nouvelle baisse des emplois aidés et celui de la Cohésion des territoires, avec une nouvelle réduction des aides au logement. Ceci confirme les éléments contenus dans le document de travail remis en juillet aux parlementaires à l'occasion du débat d'orientation budgétaire.

Rentrée sociale et législative dense

Outre le travail sur le budget, le gouvernement se prépare à une rentrée sociale et législative dense, avec la présentation attendue du plan pauvreté, de la réforme des hôpitaux, de la loi Pacte et la poursuite de l'examen de la révision constitutionnelle. Une dizaine de dossiers attendent les membres du gouvernement et les parlementaires.

> Plan pauvreté

Initialement prévue pour début juillet, la présentation de la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté a été repoussée à "la rentrée" pour une mise en oeuvre "au 1er janvier 2019". Devant le Congrès le 9 juillet, le chef de l'Etat a assuré que le plan pauvreté "ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique mais une politique d'investissement et d'accompagnement social, non pas de nouvelles aides en solde de tout compte mais un accompagnement réel vers l'activité, le travail, l'effectivité des droits fondamentaux, la santé, le logement, l'éducation".

> Réforme de l'hôpital

Très attendue par un secteur à bout de souffle, la réforme de l'hôpital, qui devait être initialement dévoilée "d'ici l'été", sera présentée "au tout début du mois de septembre".

"Cela prend du temps, ce n'était pas une réforme qui avait été programmée", a expliqué en juillet la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour justifier ce report. "Ce n'est pas une réforme de l'hôpital, il s'agit d'une réforme beaucoup plus large et plus complexe (...) qui vise le long terme, par une transformation en profondeur de notre système."

Emmanuel Macron a assuré en avril qu'il n'y aurait "pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat" et a réaffirmé sa promesse de campagne de réduire la part de la tarification à l'activité (T2A) dont les dérives entraînent une inflation du nombre d'actes dans les établissements hospitaliers.

> Projet de loi alimentation et agriculture

Issu des Etats généraux de l'alimentation organisés en 2017, ce texte, dit "Egalim", doit notamment permettre de rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et de mettre fin à une guerre de prix mortifère pour l'ensemble des acteurs de la filière. Pour y parvenir, le gouvernement propose l'inversion de la construction des prix en partant du coût de revient de l'agriculteur, le relèvement limité et sous conditions du seuil de revente à perte et un encadrement des promotions.

Le bien-être animal, l'introduction de produits "bio" dans la restauration collective et la régulation de l'utilisation de pesticides et de produits phytopharmaceutiques sont aussi au menu de ce texte.

Si ces objectifs font globalement consensus, l'examen de ce texte a donné lieu à d'âpres débats et s'est soldé le 10 juillet dernier, en commission mixte paritaire (CMP), par un échec. Faute d'accord, les débats reprendront donc le 12 septembre à l'Assemblée avant une nouvelle lecture prévue le 25 septembre au Sénat.

> Projet de loi logement, dit Elan

Présenté début avril, ce projet de loi "d'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique" doit permettre de réformer le secteur HLM et faciliter la construction en France, via notamment des fusions entre bailleurs HLM, un réexamen de la situation des locataires du parc social tous les six ans, une simplification des démarches de location et de construction. Des mesures de lutte contre les abus des locations temporaires et d'expérimentation du plafonnement des loyers sont aussi prévues.

Voté mi-juin par l'Assemblée, le texte a été adopté en première lecture par le Sénat fin juillet et doit faire l'objet en septembre d'une commission mixte paritaire pour tenter de parvenir à un accord des deux chambres sur une version commune.

> Réforme des institutions

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, cette réforme majeure a été la victime collatérale de l'affaire Benalla, qui a poussé le 23 juillet le gouvernement à suspendre jusqu'à la rentrée l'examen du volet constitutionnel.

Le volet constitutionnel, qui nécessite une majorité des trois cinquièmes au Parlement réuni en Congrès à Versailles, prévoit entre autres la suppression de la Cour de justice de la République, une réforme du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil économique, social et environnemental (Cese). La suppression du mot "race" de la Loi fondamentale, l'ajout d'une référence à la protection de l'environnement et la reconnaissance de la spécificité de la Corse sont prévus.

Deux autres textes - une loi ordinaire et une loi organique qui doivent acter la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires et l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives - sont aussi sur la table.

> La loi Pacte

Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) est destiné à favoriser la croissance des entreprises, tout en associant davantage les salariés à leurs résultats. Le texte, qui a été présenté en conseil des ministres le 18 juin, devrait être discuté au Parlement à partir de septembre. Cette loi inclut la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) et de la Française des Jeux. Bruno Le Maire a toutefois laissé entendre que cet examen pourrait être décalé en raison des perturbations du calendrier parlementaire consécutives à l'affaire Benalla.

> PLF/PLFSS

Après la sortie de la procédure de déficit excessif, l'exécutif va devoir donner des gages sur la manière dont il compte tenir ses objectifs de rétablissement des comptes publics.

Resté discret jusqu'ici sur les mesures d'économies envisagées, notamment sur les suppressions d'emplois dans la fonction publique, le gouvernement devrait préciser ses intentions dans les projets de budgets de l'Etat et de la sécurité sociale, qui doivent être présentés fin septembre.

> Assurance-chômage

Des rencontres bilatérales sont prévues en septembre entre les partenaires sociaux et l'exécutif afin d'établir un diagnostic sur lequel se basera la feuille de route de la négociation sur l'assurance-chômage censée aboutir en janvier 2019.

> Projet de loi d'orientation des mobilités (LOM)

Attendu de longue date par les acteurs du secteur des transports, ce texte, qui était initialement annoncé pour le printemps, est désormais attendu pour la rentrée avec une présentation en conseil des ministres. Le plan vélo devrait notamment être dévoilé à cette occasion. Le projet de loi devrait reprendre une partie des mesures présentées le 19 juillet, dont la mise en place de voies réservées au covoiturage, un soutien à l'achat de véhicules propres et un déploiement des bornes de recharge pour voitures électriques.

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Commentaires
a écrit le 25/08/2018 à 11:02 :
Macron ils prend t elle m ent d argent aux travailleurs aux retraitees handicapés que bientôt ont pourras pas allés travaille vu le prix de gasoil ont pourras pas allé chez le médecin au dentiste mange ont fin ils est a côté de la plaque macronlon des riches 👎
a écrit le 24/08/2018 à 14:12 :
J'AI TRAVAILLE CHEZ LA S M C BANQUE??LA SOCIETE MARSEILLAISE DE CREDIT 38 ANS CAR LES SOCIALOS M'ONT VIRE???MAIS ALLAH SMC JE SUIS UN PUR ET DUR MARSEILLAIS???COMME MACRON CHEZ DE ROTSCHILD??????? EN 15 ANS DE PARIS NOTRE AMICALE DES TITRES /BOURSE???N'A PAS CONNU DE TITRARD DE LA BANQUE DU PRESIDENT???COMME DIRAIT COLUCHE///J'AI LES NOMS///????NOUS N'ACCEPTIONS PAS CEUX DES GRANDES BANQUES ..BNP,LYONNAIS SG??ECT??????J'AI PEUR DU DEVENIR DE NOTRE FRANCE??NOS JEUNES PARTENT A L'ETRANGER???ILS ONT RAISON QUAND NOUS VOYONS LES SINGES QUI NOUS DIRIGENT???BREF LA TRIBUNE VA APPRECIER MON VIEUX DICTON ..IL VAUT MIEUX AVOIR LES BOURSES EN ACTION ??QUE DES ACTIONS EN BOURSE ??? SIMPLE DEMARCHE POUR EN /MARCHE???ARRIERE??????
a écrit le 24/08/2018 à 3:22 :
Boudget 2019 est arrivé appres la csg le gel des retraites 2018 Avec une inflation a 2.3 % plus leS augmente de gasoil gaz tabac augmentation de la TVA plus plus ? Macron massacrés LeS francais ils vas raboté les minimas sociaux 2019 une Anne tres dificile macron rame macron ministres dé hollande les ministres caviars prend en bas pour donner aux riches le king des riches
a écrit le 23/08/2018 à 22:21 :
La rentrés les couleurs annoncé le president des riches prend aux malades handicapés aux retraitees macron veux donne plus aux riches macron un sacré numéro le president aime volées leS pauvre le robin des riches votez macron c est votez la misère 👎
a écrit le 23/08/2018 à 13:58 :
Macron est dans une impasse et ne sait plus comment pouvoir redresser ce pays la rentrée risque d'être chaude augmentation des salaires oui mais comme la vie augmente les gens n'y gagnent rien au change et en plus l'augmentation du gaz électricité et petrole revoir aussi les salaires des députés et des sénateurs en ce qui concerne le chômage il ne gagnera pas la bataille car on a une trop faible croissance dans ce pays
a écrit le 23/08/2018 à 11:46 :
Deja aller a brussels et leur dire je veux mes pepettes reviendre, i want my money back, c'est tout de suit 0.5 point de pib de gagné, enfin de pas perdu a financer nos gentils amis concurrents.
a écrit le 23/08/2018 à 11:40 :
Afin de pouvoir enfin gagner de l'argent dans nos institutions, allez vous enfin commencer par réformer ce qui coute le plus à notre pays? Vos statuts de président, sénateurs, assemblée... Personnel qui nous "coutent un max" et qui en plus ont un "max d’indemnités"... Pourquoi un président qui n'est plus d'active a un salaire à vie, et surtout pourquoi ne paye il pas lui même pour ça sécurité, son chauffeur... Quand je travaille le Weekend, c'est pas mon employeur qui paye ma nounou, ou le taxi pour aller au travail, c'est moi sur mon petit salaire qui le fait, alors pourquoi pour vous c'est différent?
a écrit le 23/08/2018 à 10:59 :
J' ai adoré Onfray qui nous a régalé d' un, "le jeune Emmanuel Macron est entré sabre au clair dans la République en faisant savoir qu’il la restaurerait après les longs mandats présidentiels qui l’ont mise à mal. Mitterrand fut traître à la gauche, Chirac traître au gaullisme, Sarkozy traître à Chirac (et à la droite) et Hollande traître à Mitterrand… Depuis la vente de la France à l’État maastrichtien, la République est en lambeaux.

Quelques naïfs ont cru que le trentenaire couronné parviendrait à tordre le bâton dans l’autre sens en ignorant qu’il faut un tempérament de fer, un caractère d’acier et, surtout, une éthique impeccable, pour ne pas succomber à la tentation de ne plus voir le monde que médiatisé par les courtisans – une tentation à laquelle il avait déjà succombé avant d’accéder à la magistrature suprême.
Et puis comment inverser la vapeur quand on conduit dans la même direction et pour le même terminus le même train que ces quatre derniers présidents qui, tous, bradent la Nation au profit de l’État maastrichtien qui ingère, digère et excrète les Nations sans aucun état d’âme, parce que c’est dans la nature de son projet et dans la logique de son fonctionnement ?"
a écrit le 22/08/2018 à 21:00 :
Macron vas créer un merdier économique en france macron Philippe hulot ils sonts a la bris des francaise dan la misère ils continue le president des richesses
a écrit le 22/08/2018 à 19:49 :
Des gestes pour les plus aisés pour les faire revenir ? Dès que l'organisme est en situation de détresse, peu importe le système de santé, chacun rentre à la maison, chacun se rapproche de ses compatriotes, de sa langue, de son origine, de sa famille et de ses amis. Quand on souffre, les millions et milliards on s'en balance, on revient penaud soigner son mal avec les siens en espérant la compréhension, l’amélioration. Faire revenir les plus aisés, ils reviennent d'eux même un jour ou l'autre...
a écrit le 22/08/2018 à 19:40 :
Je fais confiance au gouvernement pour réformer au bon rythme, et de diminuer significativement les dépenses sur le quinquennat.
Les taux de la FED n'ont qu'un impact très très indirect (quasi aucun) sur les taux d'intérêt auquel emprunte la France.
Réponse de le 22/08/2018 à 22:59 :
La FED a bien évidemment un impact sur les taux d'emprunt français.
Autre piste possible: Une attaque des marchés sur la dette française. Cela s'est vu pour l'Italie par exemple.
Réponse de le 23/08/2018 à 11:03 :
Entièrement d'accord,il faut arreter de faire peur aux gens.Aujourd'hui on se lamente sur une croissance de "seulement" 1.8%!Qui parmi les anciens présidents avait réussi a obtenir un tel résultat?De plus la baisse des déficits orchestrée par Macron pèsera sur les taux a la baisse,comme on peut le voir sur les taux immobiliers actuellement
a écrit le 22/08/2018 à 19:01 :
L'équation pour le gouvernement s'annonce difficile :
Soit il taille à la hache dans les dépenses publiques pour redresser les comptes du pays mais cela provoquera un choc de confiance et une période de récession. Pas bon pour nos politiques qui ne voient qu'a court terme ... Et à leur carrières.

Soit il ne fait rien et laisse les déficits filés avec les conséquences que l'on connait : explosion des taux, des impôts etc ...
Dans tous les cas, nous allons payer l'incurie de ces 20 dernière années minimum. Il fallait réformer au fur et à mesure pour que ce soit moins douloureux. Dernier point, si la Fed hausse ses taux, notre taux d'endettement deviendra insoutenable à un certain moment. Nous serons encore plus vulnérable pour la suite. Sans parler de l'absence de marge de manoeuvre en cas de crise économique.... Le dur est à venir ... Préparer de l'épargne.
Réponse de le 22/08/2018 à 20:39 :
"Préparer de l'épargne. " Sortez de l' UE qui fixe la politique de Macron par l' article 50 comme les anglais ou empilez des boites de conserves!
Réponse de le 24/08/2018 à 11:24 :
On peut aussi faire les deux, il n'est pas interdit d'être subtil...

Macron pourrait à la fois bien tailler à la hache dans les dépenses inutiles (les piscines à remous, les résidences secondaires à Brégançon et la Lanterne et les services de table).... et affecter les gains réalisés au désendettement.

Quand on a un déficit budgétaire de 70 milliards, à l'évidence on ne devrait pas se priver de 5 milliards de recettes budgétaires (ISF + Flat taxe), et encadrer plus sévèrement la trentaine de milliards de dépenses liées au CICE en imposant des résultats en matière d'embauche.

Il y a également des marges de manœuvre en matière de lutte contre les fraudes sociales et fiscale pour plusieurs dizaines de milliards.

Et tout ceci ne coute pas grand chose, il faut simplement des contrôleurs du fisc et des inspecteurs du travail... ce qui est à l'exact opposé du plan Macron qui va en 2018 réduire drastiquement les effectifs du fisc et du ministère du travail.

Faire de la politique c'est faire des choix. Macron a fait les siens, Il a subtilement mais résolument menti aux français sur le contenu de sa politique. Aux français de lui faire connaître leur sentiments.
a écrit le 22/08/2018 à 18:49 :
"Agnès Buzyn pour justifier ce report. "Ce n'est pas une réforme de l'hôpital, il s'agit d'une réforme beaucoup plus large et plus complexe (...) qui vise le long terme, par une transformation en profondeur de notre système."

La destruction plutôt ,son but est de liquider le plus vite possible,ce service public.Elle de toute façon les moyens d'aller dans le privé comme ces petits copains CSP+ d'LREM.

Ce type de mesures découle directement de Bruxelles et plus précisément de l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), qui nous interdit d’avoir la politique des services publics de notre choix puisque celle-ci ne peut-être contraire aux sacro-saints principes de concurrence. La « redéfinition de la portée de l’action des pouvoirs publics »

Traduction : accélérer encore les privatisations et la destruction de notre système de santé ,auxquels les Français sont majoritairement attachés, quelle que soit leur couleur politique.
a écrit le 22/08/2018 à 18:20 :
Et pour les Français en grande majorité, la rentrée sera aussi difficile après toutes les hausses de taxes, d'impôts, de prélèvements divers, sans compter l'inflation réelle que l'on constate quotidiennement.
a écrit le 22/08/2018 à 17:37 :
L'élection présidentielle fut un hold-up. Normal qu'un jour jour il faille en payer le prix.
Et c'est cette année.
a écrit le 22/08/2018 à 16:41 :
comme les anciens présidents depuis Giscard il a depense avant d'economiser pour de l'enfumage ,,,,, le resultat sera le meme en 2022 il degagera .EN PLUS IL nous ment sur l'imigration porte ouverte a l'extreme droite ,,,,qu'il essaie de neutraliser en bloquant ses fonds belle maladresse BAYROU a fait la meme chose avec les attaches mais personne

pour l'instant ne dit rien
a écrit le 22/08/2018 à 15:56 :
la fugacité des propos est sans intéret ! les retraités en font les frais.. + insécurité et pesticides
a écrit le 22/08/2018 à 12:04 :
Et tout ça en 4 mois ? C'est une blague ?
Il n'en fera pas la moitié, il va s'engluer dans le budget.
a écrit le 22/08/2018 à 11:45 :
rire, pas d équation puisque pas de choix........le ...en même temps.....n a aucun sens........c est de l enfumage de com politique......pour gagner les élections, ça a marché......pour la suite, ça buggue de partout
a écrit le 22/08/2018 à 11:08 :
5 millions de fonctionnaires, 2200 milliards de dettes, l'état prélève 57 % du PIB , une fiscalité confiscatoire et un IR concentré sur seulement 42 % des contribuables. Des taxes
écologique sur l'énergie alors que dans le même temps, Trump va autoriser les centrales à charbon polluant ainsi massivement la planète. Pour la réduction des dépenses publiques, faut pas se faire d'illusions, l'état n'a pas eu de budget équilibré depuis 1974, cette année il va encore emprunter 100 milliards de plus. Inflation renaissante avec des salaires qui stagnent et des retraites non revalorisées depuis 3 ans pour l'Arcco et l'Agirc, plus la CSG. Macron, est-ce bien le nouveau monde?
Réponse de le 22/08/2018 à 12:07 :
La dette est illégitime et tout juste là pour engraisser les banquiers connivents et les euro-mondialistes trop gourmands alors que déjà repus mais curieusement on vous l' a caché pour sabrer puis privatiser vos services publics ...

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213182-dette-publique-et-loi-rothschild-le-silence-des-medias.html
a écrit le 22/08/2018 à 11:03 :
bof avec la robotisation et l'automatisation, il y'a de moins en moins de travail, quand il en reste il est moins payé. Si plus de salaire, plus d'impots, c'est correlé, c'est pourcentagé sur les revenus, donc il n y a pas de futur pour nous de toute façon, quelque soit leurs efforts.
a écrit le 22/08/2018 à 9:19 :
Du fait de l’engagement de la France dans l’euro et dans l’Union européenne, toutes les grandes décisions de notre politique économique et sociale sont directement dictées par les « recommandations » de la Commission européenne, également intitulées « grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) », que l’institution technocratique bruxelloise publie chaque année à la mi-mai.

En conclusion, la feuille de route économique et sociale est dans la continuité des années précédentes. Il s’agit d’une politique économique inefficace dans son ensemble qui bénéficiera à quelques-uns (les fameux 1%) au détriment du plus grand nombre et de la France dans son ensemble.
Pour libérer la France des GOPÉ, il faut tout simplement sortir de l’UE, à l' image du Brexit anglais et comme le proposent et l’expliquent François Asselineau et l’UPR depuis 11 ans.
Il n’y a d’autre solution que le Frexit...
CQFD
Réponse de le 22/08/2018 à 10:09 :
OK ! faisons le frexit, mais on peut être sûr d'une chose : ce sera toujours de la faute des autres quand quelque chose ira mal en France.
C'est l'essence même du populisme. Qui a donné le fascisme, les nazis, et la catastrophe vénézuélienne d'aujourd'hui.
Réponse de le 22/08/2018 à 12:03 :
On n' évacue pas la nécessité du Frexit aussi facilement, désolé ..
L' UPR constate des FAITS et apporte ses solutions quand l' UE ne vit depuis toujours que de promesses non tenues sauf à l' égard des lobbyistes et du 1 % des plus riches.

https://www.upr.fr/actualite/france/frexit-urgent-vincent-brousseau
Réponse de le 22/08/2018 à 17:43 :
Comme à Fontenoy : "Messieurs les anglais tirez (vous) les premiers !"

On va regarder de près comment ça va se passer, mais pour le moment ce n'est pas un franc succès. Ils se divisent, procrastinent, ne savent pas ce qu'ils veulent... Les UPR locaux (Farage, Johnson...) se sont planqués comme des poltrons dès qu'il a fallu appliquer leurs recommandation.

Donc on va laisser aux anglais 5 ans pour tenter de survivre au mieux au brexit, tout en n'oubliant pas qu'il ont déjà une monnaie autonome, ce qui n'est pas rien... et on en reparlera après
Réponse de le 22/08/2018 à 17:54 :
@MDR Nigel Farage est de retour pour un « vrai Brexit » et veut « donner une leçon » à la classe politique.

Le député européen britannique et ancien chef du UKIP a annoncé son retour dans l’arène politique. Il a été nommé vice-président du mouvement pro-Brexit Leave Means Leave (en français : « partir signifie partir »), avec lequel il veut relancer la bataille pour une rupture nette avec l’UE. Il dénonce une proposition de sortie « frauduleuse » de la part de Theresa May, parce que ne respectant pas la volonté du peuple britannique.

Source : RT France (19 août)

Dans l’Union européenne, il faut se battre pour faire respecter la volonté populaire exprimée par référendum, quand celle-ci s’affirme en sens contraire de la construction européenne. L’UE est une dictature qui ne dit pas son nom...
https://www.upr.fr/actualite/notre-revue-de-presse-de-la-semaine-semaine-du-13-au-19-aout-2018
a écrit le 22/08/2018 à 9:03 :
Macron c'est comme tous les autres c'est de l’enfumage. Des réformes qui nous précarisent de plus en plus sans avoir de gain de revenu et aucune réforme sur la refonte de l'état pour faire des économies. De plus la baise des cotisations sociales en 2018 pour ceux qui en ont eue va être reprise par l'augmentation des cotisations retraites. Je suis complètement écœuré c'est fini je ne vote plus chaque fois je suis vraiment trop déçu. Je ne m'en fous maintenant si un extrême prend le pouvoir en France.
a écrit le 22/08/2018 à 9:00 :
Pendant ce temps :
Edouard Philippe promet des primes aux préfets s'ils réalisent des économies dans leur région ou dans leur département. Le principe est acté dans une circulaire sur l'organisation des services publics sur le territoire. "Un mécanisme d'intéressement aux économies réalisées sera également instauré", est-il écrit dans ce document. Une méthode que dénoncent les élus de gauche, qu'ils soient à la tête d'un département ou d'une commune. "On a l'impression d'avoir des préfectures qui rentrent au CAC 40", déplore Guillaume Coutey, maire de Malaunay (Seine-Maritime).

On peut rappeler que la droite en 2010 avait pondu ce genre de mesure :

Des primes aux résultats "en fonction de critères édictés par le gouvernement en matière de sécurité publique, routière ou d'aide à l'emploi" sont versées "très discrètement" aux préfets et aux sous-préfets depuis fin 2009, révèle lundi "Le Parisien".Le quotidien populaire estime que "ces bonus peuvent s'échelonner de 41 000 à 66 000 euros par an". Un préfet touche, en moyenne, 8 000 euros par mois, le traitement d'un sous-préfet à sa sortie de l'école est, lui, fixé à 3 600 euros pour atteindre près de 7 000 euros en fin de carrière.Les préfets se verraient ainsi fixer des objectifs à atteindre chaque année, en matière de sécurité publique, de sécurité routière et de nombre de contrats aidés pour le retour à l'emploi. Selon Le Parisien, les expulsions d'étrangers sans papiers seraient aussi prises en compte.
Réponse de le 22/08/2018 à 18:03 :
La politique du chiffre a été imposée avec une intensité particulière dans les commissariats depuis les années Sarko. Après une accalmie sous Cazeneuve, Macron l'a reprise, puisqu'il est incapable de penser autrement qu'avec des courbes et des tableaux Excell.

Les fonctionnaires de police sont excédés et démoralisés.

Résultat: Il y a eu 39 suicides de policier depuis le début de l'année . C'est trois fois plus qu'en 2016.

Je pense qu'on va avoir un gros turnover dans la préfectorale.
a écrit le 22/08/2018 à 8:35 :
Il est encore temps d’appliquer les mesures radicales que proposait FILLON pour réduire le périmètre de la fonction publique pour réduire la dépenses publiques
Réponse de le 22/08/2018 à 9:05 :
Quelles mesures radicales?Embaucher sa femme sur les subventions de l'état?
a écrit le 22/08/2018 à 8:12 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE qui consiste à répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie. Mais qui le comprendra?
a écrit le 22/08/2018 à 7:57 :
Encore plus de 36 000 communes, toujours pas de suppression des départements (puisqu'ils ont préféré créer des super-régions) et ils ne savent toujours pas comment faire des économies ? Plutôt que d'annoncer des mesures démagogiques comme la suppression partielle et progressive de la taxe d'habitation...
a écrit le 22/08/2018 à 7:24 :
Le plus simple eut été de prévoir une croissance nulle, de réduire le train de vie du Président, des Ministres et des Parlementaires, de les rémunérer aux résultats et de reconnaître que ce sont les entreprises qui enrichissent les Français. Un déficit ou un excédent se calcule en fonction de recettes et de dépenses et non d'un quelconque machin. Vivement un nouveau Président et une politique de bon sens!
Réponse de le 22/08/2018 à 13:29 :
"Vivement un nouveau Président et une politique de bon sens!" A mon humble avis vous rêvez et finalement vous perdez votre temps. Donc soit vous continuez à rêver en France en vous faisant saigner, soit vous foutez le camp de ce pays foutu, comme moi...
Réponse de le 22/08/2018 à 22:03 :
@Tartemolle: Portugal? J'y réfléchis

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