Macron invite les 100 plus grandes entreprises françaises à recruter en banlieue

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Emmanuel Macron a appelé les entreprises françaises à s'engager avec l'État pour pour améliorer l'insertion professionnelle dans les zones défavorisées.
Emmanuel Macron a appelé les entreprises françaises à s'engager avec l'État pour pour améliorer l'insertion professionnelle dans les zones défavorisées. (Crédits : Reuters)
Le président français Emmanuel Macron a réuni, le 17 juillet à l'Élysée, les patrons des 100 plus grandes entreprises françaises pour les appeler à renforcer l'apprentissage et les embauches dans les quartiers en difficulté.

Après avoir reçu à l'Élysée l'équipe de France victorieuse de football lundi, Emmanuel Macron a réuni les patrons des 100 plus grandes entreprises françaises afin de "solliciter leur engagement" pour améliorer l'insertion professionnelle dans les zones défavorisées. "Un pays ne peut pas réussir quand seuls quelques uns réussissent", a expliqué le chef de l'État en concluant cette réunion baptisée "La France, une chance. Les entreprises s'engagent".

Le ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, et le secrétaire d'État Julien Denormandie doivent faire un point d'étape de la stratégie gouvernementale pour les quartiers en difficulté au conseil des ministres ce mercredi, près de deux mois après le discours présidentiel sur la politique de la ville. Ce dernier faisait suite à la remise du rapport de Jean-Louis Borloo, qui "a alimenté la réflexion du gouvernement" selon l'Élysée.

30.000 offres de stages pour l'an prochain

Le chef de l'État s'est notamment félicité que les 30.000 offres de stages de classe de 3e promises dans son discours sur la politique de la ville en mai étaient déjà trouvées pour être proposées aux jeunes l'an prochain.

Outre les 15.000 stages dans les services de l'État, les entreprises en offriront 15.000 autres, dont 1.500 pour BNP-Paribas, 600 pour Accor ou 1.300 pour la fédération du Bâtiment Travaux publics.

Kering, BNP-Paribas, Accor ou encore l'Oréal présents

Devant le Congrès, le 9 juillet, le président français avait annoncé la tenue de cette réunion en précisant qu'il ne demanderait pas aux entreprises "de s'engager par la loi, mais par des engagements actifs, immédiats, visibles, de créations d'emplois, d'embauche d'apprentis".

"L'Etat ne peut pas tout, les entreprises doivent s'engager", a agréé Patrick Pouyanné, le Pdg de Total, premier groupe français. Il a ainsi cité la décision de porter à 5% des effectifs en équivalents-apprentissage, notamment en réduisant l'intérim.

Les patrons de Kering, BNP-Paribas, Accor, L'Oréal ou Pernod étaient notamment présents, ainsi que ceux de plusieurs entreprises étrangères implantées en France, dont Zara, Novartis ou Coca-Cola.

Celui de Danone, Emmanuel Faber, a insisté sur le fait que "une entreprise ne pouvait pas se développer sans tisser des liens d'utilité réciproque avec le territoire".

Participer à l'effort collectif

Pour l'exécutif, les entreprises doivent prendre leur part après la multiplication des réformes, dont celle du Code du Travail, de la formation professionnelle, de l'ISF ou de la loi Pacte.

L'Élysée insiste sur la nécessité de valoriser les nombreuses initiatives déjà engagées, notamment par les associations comme Article1, qui aide à s'orienter 40.000 jeunes par an, Viensvoirmontaf, "le réseau pour les jeunes sans réseau" qui "veut libérer les carnets d'adresses pour permettre aux 3e de faire leur stage de leur rêve" selon Mélanie Taravant, sa cofondatrice.

Emmanuel Macron a déclaré "tenir beaucoup" au "testing", qui sera mené dans 40 des 120 plus grandes entreprises en septembre.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 19/07/2018 à 18:13 :
Tout cela est bien beau avec de l'embauche sélective en faveur de la population arabe non formés non qualifiés et souvent analphabètes. Encore faut il que ces jeunes habitués à l'argent facile des trafics acceptent de travailler à temps plein pour 1200 euros. De plus ils vont exiger une salle de prière, des repas spécifiques à la cantine et cerise sur le gâteau les patrons doivent se préparer à un absentéisme record et des chicaneries en procédures prud hommes à tour de bras. De plus eu égard aux vases communicants cela entraînera du chômage chez les français de souche. À l'usage ce ne sont pas des forcenés du travail pour arriver à 8 h et partir à 18 h. Donc BON COURAGE. En plus de leur nature au vol sous 1000 formes.
a écrit le 19/07/2018 à 8:47 :
Bien sur ! Moi patron d'entreprise je vais aller recruter a Mantes la Jolie ou au Mirail ,pépinière d'emplois qualifiés comme chacun le sait !
a écrit le 18/07/2018 à 18:34 :
un ouvrier pour le faire bosser correctement doit être payé pour vivre convenablement minimum 1700 euros de net mensuel.
pour l'employer un patron a besoin d'ouvriers compétents et formés .
a écrit le 18/07/2018 à 16:48 :
Il est "fort" ce Mr Macron, personne n'y avez pensé avant, il a droit a sa prime d'efficacité!
a écrit le 18/07/2018 à 12:49 :
Encore une preuve de l’exclusion de la petite province de la ruralité au profit des banlieues qui bénéficient depuis des années de dizaines de milliards pour rénover les quartiers, de classes de 12 élèves alors que les classes de la petite province de la ruralité sont soit de 30 élèves soit de classes doublées pire parfois avec trois niveaux d’enseignement. Une nouvelle fois le Président malgré une com mensongère méprise la ruralité, la petite province pire crée de la pauvreté en augmentant sensiblement les taxes sur les carburants alors que la encore la petite province la ruralité sont les grands oubliées du transport. Merci M. Le Président pour un tel mépris pour ceux qui sont dans le silence merci pour ceux que vous pénalisez en diminuant les budgets des territoires enfin merci M. Le Président pour nous exclure à votre manière de la République car vos discours à notre égard ne sont que de la « publicité » mensongère et oui vous aussi vous abusez des slogans à défaut de nous considérer comme des citoyens de cette France que vous résumez aux grandes métropoles et aux banlieues qui politiquement vous font peur, devons nous aussi vous imposer la crainte pour qu’enfin vous nous respectiez que vous nous regardiez avec ce que nous sommes la France d’en bas, le bas n’étant pas péjoratif dans ma bouche mais semble être votre vision de nos territoires. Oui j’ai voté pour vous dès le premier mais j’ai voté pour votre respect et non pour votre dédain à notre égard, vous ne lirez pas mon commentaire mais j’espère que ceux qui vous entourent, non pas le député de ma circonscription un « illustre » inconnu qui lui aussi montre le dédain qu’il nous porte depuis qu’il siège à Paris, seront porter ce message qui n’est pas unique car il est celui de la petite province et de la ruralité. 2019 sera-t-il le défouloir de la petite province de la ruralité qui ne s’exprimeront pas pour la question européenne mais pour sanctionner votre mépris à notre égard. Les élections intermédiaires, peu importe le sujet, sont celles soit de l’adhésion soit de la sanction aujourd’hui seule la sanction est possible.
Réponse de le 18/07/2018 à 16:44 :
Ce n'est pas un arbitrage banlieue contre ruralité , c'est un arbitrage en faveur des gens issue de l'immigration récente au dépends des autres citoyens français
Réponse de le 19/07/2018 à 8:50 :
.... on est en période de discriminatoire mème quand on l'affuble
du terme " positive " !
C'est ça l'"egalité" républicaine ......
Tout est question d'enfumage et d'emballage des mesures !!!
a écrit le 18/07/2018 à 11:00 :
Pour embaucher, il faut réduire le cout du travail, et pour réduire le cout du travail, il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur la consommation d'énergie. Voir et appliquer la note n°6 du CAE. Mais qui le comprendra? C'est ce que font les Allemands et les Suédois, et ça marche chez eux.
a écrit le 18/07/2018 à 10:53 :
ai-je bien compris ? des grandes entreprises vont pour faire plaisir au prince remplacer des embauches en CDD par des embauches en contrats d'apprentissage ?
on n'arrête pas les marcheurs du progrès social .
a écrit le 18/07/2018 à 9:37 :
Si déjà on imposait à ces entreprises de respecter les chartes qu'elles se sont elles mêmes érigées cela ne serait pas du luxe et même une immense avancée sociale et économique.

Mais bon avec notre pauvre président dénué de puissance politique...

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