Budget 2025 : l'ultimatum des députés à Michel Barnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président de la Commission des finances Eric Coquerel.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président de la Commission des finances Eric Coquerel.
Reuters
La rentrée politique et budgétaire de Michel Barnier démarre sur les chapeaux de roue. Moins d'une semaine après son arrivée à Matignon, les parlementaires remontent au front. Dans un courrier adressé à Matignon ce mercredi 11 septembre et consulté par La Tribune, le président de la Commission des finances, Eric Coquerel (LFI), et le rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale, Charles de Courson (LIOT), exigent plus de transparence budgétaire.
Les deux députés réclament l'ensemble des lettres plafonds préparés par le gouvernement Attal au coeur de l'été. « Nous avons bien conscience qu'il n'est pas habituel de communiquer ces documents. Toutefois, le retard dans la transmission du tiré à part, prévue avant le 15 juillet par l'article 48 de la LOLF, ne permet pas à la commission des finances de préparer l'examen du projet de loi de finances pour 2025 dans des délais raisonnables », soulignent les auteurs de la missive.
Les membres de la Commission des finances n'en sont pas à leur premier coup d'essai. Menaçant le ministre sortant de l'Economie Bruno Le Maire d'exercer leur droit de venir contrôler les documents directement à Bercy, Eric Coquerel et Charles de Courson ont finalement reçu des piles de documents lundi 2 septembre au soir par courrier. Parmi les notes et rapports figuraient une synthèse des différentes enveloppes allouées à chaque grande mission de l'Etat.
À lire également
Consulté par La Tribune, ce document résume les évolutions des crédits accordés par l'ancien gouvernement à chaque mission. « Cette synthèse montre que ces lettres de plafonds baissent tous les budgets des ministères si on prend en compte l'inflation, sauf la Défense et la sécurité », avait réagi Eric Coquerel, lors d'une réunion avec des journalistes au lendemain de la réception de ces documents. Au total,« 15 milliards d'économies sur le budget de l'Etat étaient programmées », selon le député de la France Insoumise. Après la réception des cartons de documents de Bercy, les parlementaires avaient réclamé le détail des lettres de plafonds au gouvernement Attal. Une demande restée sans réponse. « A notre connaissance, ces lettres de plafonds n'ont pas été annulées ou n'ont pas été remplacées par de nouvelles lettres qui s'en distingueraient ».
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump