Budget 2025: la partie « dépenses » rejetée en commission
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L'examen de cette partie « recettes » passage dans l'hémicycle de l’Assemblée nationale n’est toutefois pas assuré.
© LTD / Xose Bouzas / Hans Lucas
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L'examen de cette partie « recettes » passage dans l'hémicycle de l’Assemblée nationale n’est toutefois pas assuré.
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Examinée en commission de l'Assemblée nationale, la partie « dépenses » du projet de budget 2025 a été rejetée par les députés ce mardi en début d'après-midi. Le texte initial, présenté par le gouvernement, avait été largement remanié, notamment par la gauche. Les voix de cette dernière n'ont pas fait le poids face à celles de la coalition gouvernementale (EPR, MoDem, Horizons, Droite républicaine) et du Rassemblement national, qui ont voté contre.
La gauche avait notamment réussi à faire voter l'annulation de la suppression des 4.000 postes d'enseignants initialement prévue dans le texte. Mais aussi à faire augmenter l'enveloppe « planification écologique » du budget de l'Agriculture, grimper le budget de la justice ou encore nationaliser le groupe informatique Atos.
Des mesures qui n'ont pas fait l'unanimité. « Avec une hausse de dépenses de près de 57 milliards d'euros supplémentaires, ce budget s'éloigne très dangereusement de l'effort de redressement budgétaire qui est pourtant indispensable », a ainsi justifié la députée Horizons Félicie Gérard, qui s'est opposée au texte. Un avis partagé par le rapporteur général du budget, le centriste Charles de Courson du groupe Liot, pour qui l'augmentation des dépenses prévue par les amendements n'est « pas acceptable ».
Reste que ce vote n'aura que peu de conséquences sur la suite de l'examen parlementaire du projet de loi. Car les députés vont, de toute façon, le réexaminer dans l'hémicycle en partant de sa version initiale.
Surtout, ce passage sur les bancs de l'Assemblée nationale n'est pas encore assuré. Il dépendra d'un autre vote, prévu ce mardi après-midi à partir de 16h30. Les députés doivent se prononcer en faveur ou non de la partie « recettes » du budget 2025. Elle aussi a été profondément réécrite autant par l'opposition que par les députés soutenant le gouvernement.
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Si les parlementaires rejettent cette partie « recettes », c'est l'ensemble du projet de loi de finances qui sera considéré comme rejeté en première lecture à l'Assemblée - donc les volets « recettes » et « dépenses ». Le Sénat prendrait alors la main sur l'examen du texte dès mercredi. En revanche, si cette partie « recettes » est adoptée, les députés enchaîneront dans la foulée l'examen de la fameuse partie « dépenses ». Ils auraient alors jusqu'au 21 novembre au plus tard pour examiner les quelque 1.500 amendements déposés. Puis le texte serait transmis au Sénat.
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Le scénario qui prédomine pour le moment est plutôt un vote contre. La coalition gouvernementale devrait en effet s'opposer à cette version trop remaniée à leur goût. Ils profiteront pour cela du concours ou de l'abstention du Rassemblement national (RN). Si bien que les forces de gauche ne devraient pas être suffisantes pour le faire adopter et valider ainsi leurs victoires dans l'hémicycle.
(Avec AFP)
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