Carrefour et Leclerc vont vendre les carburants à prix coûtants
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Mobilisation incertaine contre la hausse des carburants
ERIC GAILLARD
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Mobilisation incertaine contre la hausse des carburants
ERIC GAILLARD
(Article publié le 5/11 à 12h14, mis à jour à 13h15 avec la déclaration de Système U)
Entendant tirer partie de la grogne contre la hausse des taxes décidée par le gouvernement, les deux géants français de la grande distribution Leclerc et Carrefour ont annoncé ce lundi 5 novembre vendre l'essence et le diesel "à prix coûtants" pendant tout le mois de novembre.
Pour Carrefour, les "Jours carburants" seront appliqués dès aujourd'hui et jusqu'au 17 novembre. Et chez son concurrent direct Leclerc, l'offre, initialement programmée du 2 au 4 novembre, sera prolongée jusqu'au 30 novembre. Selon le site du gouvernement, nombre de stations Leclerc affichaient un litre d'essence sans plomb 95 contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10), sous les 1,45 euro ce lundi.
Chez nos confrères de France info, Michel-Edouard Leclerc a jugé « légitime » la grogne des Français.
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Interrogé par l'AFP, Système U a pour sa part fait savoir que chacun de ses exploitants était libre "localement" de vendre leur carburant à prix coûtant ou non, mais qu'il n'existait pas "de mot d'ordre national" sur le sujet. Sachant, a précisé un porte-parole du groupement coopératif, que les marges pratiquées par la grande distribution sur le carburant, considéré comme un "produit d'appel", sont toujours très faibles, "de l'ordre de 1 à 2 centime d'euros par litre".
La contestation contre l'augmentation des prix des carburants, forte notamment d'une pétition signée par plus de 700.000 personnes, s'est récemment cristallisée autour d'un appel au blocage des routes le 17 novembre prochain. Et pour cause : en un an, le prix du diesel à la pompe a progressé d'environ 23% contre 15% pour celui de l'essence. D'après un sondage Odowa-Dentsu Consulting réalisé pour Franceinfo et Le Figaro jeudi, les trois quarts des Français (78%) ont dit soutenir ce mouvement.
Dans des interviews publiées ce lundi dans plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, le chef de l'Etat Emmanuel Macron - engagé dans un vaste marathon dans l'est et le nord de la France pour commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale -, a dit "assumer" l'augmentation de la fiscalité, tout en se disant favorable à des solutions "innovantes" à l'égard des personnes devant se déplacer pour aller travailler. Il a, entre autres, annoncé vouloir défiscaliser l'aide de 20 euros par mois accordée par le conseil régional des Hauts-de-France aux habitants qui sont contraints de faire plus de 30 km en voiture par jour pour aller travailler.
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Mais pour autant, il n'y aura pas de retour en arrière en matière de transition écologique, a insisté Bruno Le Maire, ministre de l'Économie chez nos confrères de BFM TV. Cette hausse, prévue à compter du 1er janvier 2019, "ne sera pas suspendue", il n'y aura "pas de moratoire". "On ne suspend pas la transition écologique, la conversion du parc automobile français, qui est nécessaire".
(avec AFP et Reuters)
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