• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

« Chaque territoire doit se poser la question de sa transformation » Patrice Vergriete, maire de Dunkerque

Photo de Dominique Pialot

Dominique Pialot

Publié le 10 février 2018 à 09:17 - Mis à jour le 13 février 2018 à 14:47

Le Quotidien Numérique

24 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le SCAF enterré, le patron de Dassault dégaine une alternative franco-française et appelle « à se jeter à l’eau »

  • 2

    Budget : ces trois mécanismes qui permettraient de mettre davantage à contribution les retraités

  • 3

    Contre toute attente, le pionnier de la batterie aéronautique Limatech va être liquidé

  • 4

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse dans l'impasse, à quatre jours du verdict du tribunal

  • 5

    Guerre technologique : la Chine frappe 14 entreprises européennes, dont 3 françaises

  • 6

    Assurance maladie : le gouvernement relève le plafond des franchises médicales et met les assurés à contribution

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Lors de la dernière édition des Assises européennes de la transition énergétique, qui se s’est tenue à Genève fin janvier, Dunkerque, qui les a instaurées il y a dix-neuf ans, a été une nouvelle fois récompensée pour ses actions en la matière. À cette occasion, nous avons rencontré Patrice Vergriete, maire et président de la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD). Il détaille une démarche ancrée dans la durée, sur laquelle il mise pour figurer en 2019 parmi les lauréats de l’appel à manifestation...

LA TRIBUNE - Comment est née l'initiative des Assises de la Transition énergétique ?

PATRICE VERGRIETE - La CUD a 50 ans, et je n'en suis que le troisième président, depuis 2014. Certes, cela a évolué au fil du temps, mais la problématique environnementale a toujours été au cœur de notre politique. La forte présence industrielle sur notre territoire n'est pas neutre en termes de risque industriel ou de santé publique. Par ailleurs, le territoire est fragile, sujet au risque de subversion marine et d'inondation. Par ailleurs, dès le milieu des années 1980 et la fermeture des Chantiers de France, nous avons été au cœur des grandes mutations de notre économie. Cette politique de développement durable, nous la menons à la fois par conviction, et en raison des éléments de sensibilité que présente notre territoire.

Dès la fin des années 1990, nous avons été attentifs à ces sujets visant à réconcilier l'économique, le social, la santé et le bien-être des habitants. Le lancement des Assises de la transition énergétique, qui cristallise aujourd'hui ces enjeux, illustre cette préoccupation. Dans les années 2000 nous avons cherché à étendre le concept au Sud de la France, et depuis quelques années, nous organisons cet événement en alternance avec Bordeaux. Grâce à l'intérêt du Grand Genève nous avons pu nous internationaliser dès cette année et nous étendre vers le Grand Est et la région Rhône-Alpes.

En quoi avoir été l'instigateur de cet événement influence-t-il votre politique au jour le jour ?

Je m'inscris dans une lignée, avec la responsabilité et les valeurs partagées que cela implique. Cela permet d'ancrer dans la durée cette culture visionnaire et d'entretenir une structure de coopération à l'échelle de la communauté urbaine. Lors des événements eux-mêmes, nous profitons de cette opportunité pour nous confronter à d'autres villes, pour avoir des échanges privilégiés avec des structures telles que l'Ademe ou l'Institut de la Ville durable (dont Patrice Vergriete est le président, Ndlr) et pour mettre en valeur le travail réalisé par les équipes. Ainsi, avec l'Ademe, nous travaillons à la création d'un référentiel sur l'économie circulaire et les déchets, en cours d'expérimentation sur plusieurs sites.

 Que signifie le renouvellement de votre label Cit'ergie Gold, déclinaison française des European Energy Award, créée par Ademe ?

Nous sommes aujourd'hui deux collectivités locales (avec la ville de Besançon, Ndlr), à avoir obtenu ce label au niveau Gold en France. Mais seule Dunkerque le reçoit à ce niveau pour la deuxième fois. Notre challenge se situe désormais au niveau européen, puisque nous sommes entrés dans le top 50. Cela nous permet d'identifier nos points forts et nos points faibles, dont certains que nous nous efforçons d'ores et déjà d'améliorer, comme les transports publics.(Tous les bus seront gratuits 7 jours sur 7 à compter de septembre prochain, Ndlr)

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Qu'est-ce que la toile industrielle développée par l'agence d'urbanisme de Dunkerque (AGUR)?

Ce projet, que j'ai moi-même lancé lorsque je dirigeais l'AGUR, a vocation à comprendre les interactions entre les industries locales, et en particulier les impacts que peut avoir la fermeture d'une usine, quelles sont les entreprises les plus touchées et avec lesquelles il faut travailler en priorité. Nous avons notamment utilisé la toile industrielle au moment de la fermeture de l'usine Sollac (ex. Usinor) ou de la raffinerie SRD (Société de raffinerie de Dunkerque). Le port s'appuie toujours aujourd'hui sur cette cartographie virtuelle.

Dans le contexte d'un écosystème industriel où les acteurs sont très dépendants les uns des autres, cela permet également d'identifier où nous avons des creux, quel industriel pourrait produire un « input » utile à un autre, et lequel pourrait utiliser celui produit par un voisin, etc.  Autant d'arguments qui facilitent le travail de prospection pour attirer de nouveaux acteurs sur notre territoire. C'est ainsi qu'Ecocem, qui est venu s'installer ici, utiliser les laitiers (co-produits de la sidérurgie, Ndlr) de l'usine ArcelorMittal. Mais surtout, la toile industrielle aide à anticiper les conséquences lorsqu'une entreprise tousse. Nous avons ainsi identifié que les deux grands secteurs dont nous sommes dépendants sont l'énergie (avec le terminal méthanier, la centrale nucléaire de Gravelines...) et, moins évident, l'automobile, via le poids de la sidérurgie, dont c'est le principal client. Or ce sont deux secteurs en profonde mutation.

Vous êtes candidat à l'appel à projets TIGA, de quoi s'agit-il ?

Cet appel à manifestation d'intérêt (AMI) bénéficiant d'une enveloppe de 450 millions d'euros sur dix ans, a été lancé par la CDC dans le cadre du programme des investissements d'avenir (PIA). Le cahier des charges doit être précisé en avril 2018, et le dépôt des candidatures clôturé en fin d'année. Dunkerque fait partie des 24 territoires qui ont été pré-sélectionnés le 4 janvier sur un total de 117 candidats. A ce titre, nous allons recevoir une enveloppe de 50.000 euros pour mener les études de reconnaissance. Les 10 lauréats définitivement choisis  bénéficieront chacun d'une subvention de 50 millions.

En quoi consiste votre projet ?

Il s'agit de faire passer notre bassin industriel, marqué par les mutations de l'industrie lourde, du XXe au XXIe siècle.

Parmi les projets liés à la transition énergétique figurent l'extension de notre réseau de chaleur, la sensibilisation des citoyens ou encore l'incubateur Eura Energie - plateforme dédiée aux startups de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables lancées lors des Assises de 2016.

Nous menons par ailleurs déjà un travail sur la pollution de l'air avec Suez, ainsi qu'un projet autour du stockage hydrogène avec Engie dans le cadre de GRHYD.

Même si nous n'avons plus de raffineries, les entreprises implantées sur notre territoire ont un impact significatif. ArcelorMittal à Dunkerque, c'est 2% des émissions de gaz à effet de serre françaises ! Mais nous pourrions capter le CO2 en sortie d'usine et l'utiliser pour stocker la production du projet éolien offshore de 500 MW (dont l'opérateur doit être désigné en 2018, Ndlr) sous forme d'hydrogène.

L'éolien offshore suscite parfois l'opposition des riverains, qu'en est-il à Dunkerque ?

P.V. De façon générale, peu de territoires montrent une telle culture et une telle acceptation de l'industrie. La population est réceptive à ce projet, à condition bien sûr de bénéficier de certaines retombées. On ne demande pas de subventions, mais il serait par exemple souhaitable de réserver une partie des emplois de maintenance à des locaux. Il y a 30 ans, l'industrie laissait une grande partie de la valeur ajoutée sur place. Aujourd'hui, la part captée par le territoire s'est réduite comme peau de chagrin : moins d'employés, donc moins de masse salariale et moins de participation à la vie locale en général. Si on y ajoute le désengagement de l'Etat, il en résulte pour la population locale  un sentiment d'abandon et une opposition à la mondialisation, voire à l'Europe.

La démarche que vous menez à Dunkerque est-elle reproductible dans d'autres territoires ?

Tout à fait. Ce qui est reproductible, c'est la question de fond : sur quoi repose mon bassin ? Comment va-t-il évoluer au cours des 15 à 20 prochaines années ? Quelles sont les mutations en cours ? Comment pouvons-nous les accompagner ? Au risque de disparaître, tous les territoires doivent se poser la question de leur transformation.

À lire également

  • « Cela fait 30 ans que le mix énergétique est composé à 80% d’énergies fossiles »
  • Climat : gare à la dictature du prix du carbone
  • Port de Dunkerque: les enjeux d'un agrandissement à plus de 600 millions d'euros
  • Budget 2018 : coup de pouce au Sénat pour la transition écologique des collectivités

L'erreur de l'Etat, depuis quinze à vingt ans, consiste à prendre de l'argent aux bassins industriels au profit des métropoles, ce qui les empêche d'opérer leur mutation dans de bonnes conditions. Pourtant, il serait tout à fait envisageable de nous accorder des subventions sous conditions.

Dominique Pialot

Sur le même sujet

Bertrand Martinot, économiste, est l’auteur de "J’ai cotisé, j’y ai droit !" (éditions Hermann).

Retraites : « La sous-indexation des pensions pendant plusieurs années est inévitable »

Expert associé à l’Institut Montaigne, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Élysée avant la crise des subprimes, Bertrand Martinot est l’auteur de « J’ai cotisé, j’y ai droit ! » (éditions Hermann), un livre très pédagogique sur la situation du système de retraite. Il a accordé un entretien à La Tribune.

Premium
Économie
Le président américain, lors d'une réception à la Maison Blanche, le 23 juillet 2026.

Trump lance une nouvelle salve de droits de douane, la Chine très mécontente, l'Europe soulagée

Une soixantaine d’économies sont visées par cette nouvelle salve douanière lancé par le président américain, Donald Trump, dont la Chine, l’Australie, le Japon ou encore l'UE.

Politique internationale
Si rien ne change, la situation de l'économie française ne fera que se dégrader d'ici 2050.

2050 : Climat, dette, guerre, évasion fiscale… Combien ça va vraiment coûter ?

Si rien n’est fait, l’économie française paiera en 2050 la note de nos choix d’aujourd’hui : une dette publique tutoyant des sommets, un coût économique du dérèglement climatique plus élevé qu’anticipé, des dépenses militaires colossales et une évasion fiscale privant l’État de marges de manœuvre plus que bienvenues.

Économie
Le port du Havre en Normandie.

Commerce extérieur : les crises mondiales ont plongé le déficit de la France dans le rouge

La balance commerciale en biens de la France s'est redressée depuis le plongeon historique de 2022 mais le déficit reste encore supérieur à son niveau de 2019, selon un bilan des douanes. Percuté par les violentes crises, le commerce extérieur français souffre d'une conjoncture mondiale chaotique et d'une désindustrialisation accélérée.

Premium
Économie
Les retraites représentent 14 % du PIB de l’Hexagone.

Budget : ces trois mécanismes qui permettraient de mettre davantage à contribution les retraités

Les dépenses de retraites ont pris un tel poids dans le déséquilibre des finances publiques qu’il apparaît difficile de dispenser les retraités d’un effort pour redresser la barre. Trois mesures pourraient être facilement mises en œuvre.

Premium
Économie
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, le 23 juillet 2026.

La BCE maintient ses taux mais s'inquiète de la guerre au Moyen-Orient

Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2,25 %, après avoir été augmenté d’un quart de point en juin, une première depuis 2023 en raison de la hausse des prix de l’énergie.

Économie
Quelque 56 % des créanciers de la dette de la France étaient " non-résidents " fiscaux fin 2025.

Coût de la dette : le taux d’emprunt de la France à 10 ans atteint un sommet depuis 2009

Le taux obligataire de la France a dépassé le seuil symbolique de 4 % ce jeudi matin, une première depuis 2009. Cela pose la question du coût des intérêts de la dette publique du pays, aujourd’hui à un niveau record de 117 % du PIB.

Finances Publiques
Les besoins industriels sont estimés à 130 000 recrutements dans les cinq ans, soit 26 000 par an, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La carence en formations spécialisées freine les recrutements dans l’industrie maritime

Alors que les besoins spécifiques sont croissants, les métiers de la mer, ceux de l’industrie notamment, souffrent d’un manque d’attractivité et font face, à la fois au mur du renouvellement des générations et de la féminisation du secteur.

Premium
Économie