Après la très forte hausse du nombre des demandeurs d'emploi en avril (26.200 soit, 0,7%), la progression continue encore en mai avec 16.200 demandeurs d'emploi supplémentaires en catégorie "A" en France métropolitaine", soit une hausse de 0,5%. Ils sont maintenant 3.552.200 inscrits en catégorie "A" en France métropolitaine (du jamais vu!) et 3.811.200 en comptant les Dom. Si, cette fois, on ajoute les catégories "B et C", le nombre des demandeurs d'emploi progresse de ... 1,3%en France métropolitaine (+ 69.000) pour atteindre 5.414.200 et même 5.717.900 en incluant les DOM. Un record absolu.
Mais, fait très rare, le ministère du Travail a lancé un avertissement pour expliquer cette progression. En voici le texte.
En d'autres termes, les services de Pôle emploi ont eu des difficultés à connaître la situation des demandeurs d'emploi. Ils on donc fait deux relances ce qui a conduit les demandeurs d'emploi a bien actualiser leur situation. Davantage que les mois ordinaires. résultat, les services de Pôle emploi ont moins que d'habitude procédé à des "sorties de catégories" pour défaut d'actualisation. Les demandeurs d'emploi sont donc restés inscrits dans leur catégorie en plus grand nombre qu'un mois ordinaire. C'est particulièrement vrai pour les catégories "B et C", celles où les demandeurs d'emploi ont exercé une activité réduite. C'est pour cette raison que le nombre des chômeurs inscrits dans ces catégories progresse fortement.
Ainsi, selon le ministère du Travail, en mai 2015, en l'absence de ces particularités, la hausse du nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C en mai 2015
aurait été de l'ordre de 32.000 à 42 000, contre 69.600 observé et celle du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A de l'ordre de 7.000 à 10. 000, contre +16. 200 observé. Il n' empêche, fait exceptionnel ou pas, que la courbe mensuelle du chômage continue de progresser... Et toutes les catégories d'âge sont concernées.
Cependant, les pronostics de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l'Unédic (assurance chômage) prévoient un léger reflux du chômage dans la seconde partie de l'année.
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A l'inverse, l'Institut national de la statistique (Insee) - qui se réfère à une autre façon de comptabiliser le nombre des demandeurs d'emploi - estime qu'il se stabilisera au niveau élevé de 10,1% en métropole fin 2015, proche du record de 10,4% atteint en 1997.
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