Combien vaut une entreprise non-cotée ?

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Selon le baromètre Absoluce, une PME non cotée affiche une valeur de ses capitaux propres autour de 9,1 fois son résultat net.
Selon le baromètre Absoluce, une PME non cotée affiche une valeur de ses capitaux propres autour de 9,1 fois son résultat net. (Crédits : CC0 Public Domain)
Selon le baromètre de valorisation des PME françaises non cotées publié par Absoluce, un groupement national d'audit et de conseil, une PME non cotée affiche une valeur de ses capitaux propres autour de 9,1 fois son résultat net. C'est bien moins qu'une société cotée.

Combien vaut mon entreprise ? Cette question, des centaines de milliers de chefs d'entreprises se la posent, tout particulièrement ceux qui souhaitent la transmettre au cours des prochaines années. Selon l'Insee, ils seraient entre 600.000 et 700.000 dans ce cas dans les dix années à venir.

Selon le baromètre de valorisation des PME françaises non cotées publié par Absoluce, un groupement national d'audit et de conseil, qui se base sur les données fournies par la société InFinancials, une PME non cotée affiche une valeur de ses capitaux propres, c'est-à-dire l'actif net, autour de 9,1 fois son résultat net. La valeur des actifs de l'entreprise s'élève à 5,2 fois son résultat brut d'exploitation et 6,8 fois son résultat net d'exploitation. C'est beaucoup moins que la valeur d'une entreprise cotée. Toujours selon Absoluce, une société cotée vaut en moyenne, en 2016, 17 fois son résultat net tous secteurs d'activité confondus. Comme l'explique une étude de l'Insee, cet écart s'explique par la faible liquidité des titres des actions non cotées.

Le taux de décote médian augmente

Autre enseignement de ce baromètre, le taux de décote médian, c'est-à-dire à l'augmentation de l'écart entre le multiple de résultat net pour les sociétés cotées et les sociétés non cotées, progresse. "Au plus bas en 2011 (22 %), ce taux de décote n'a cessé de croître depuis. Il est ainsi passé de 40,6 % en 2012 pour atteindre 50,2 % en 2014 (écart le plus important) et 46,5 % en 2015. Cette évolution traduit une augmentation du risque pour les sociétés non cotées", note le baromètre.

La taille et le secteur de l'entreprise sont des éléments à prendre en compte

La taille de la société est également un élément à prendre en compte. En effet, comme le constate ce baromètre, plus la société est petite, plus le taux de décote est élevé. "Ce constat corrobore les faits : plus la société est de petite taille, plus les risques sont importants, ce qui justifie une décote complémentaire", note le baromètre qui constate également des écarts importants de valorisation selon le secteur d'activités de l'entreprise à cause des difficultés à négocier les titres.

Parmi les secteurs à forte décote, Absoluce cite la santé, les équipements de la personne et de la maison et les logiciels. Le commerce de détail, l'automobile et les équipementiers, les voyages et les oisirs font partie des secteurs à faible décote.

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Commentaires
a écrit le 10/01/2017 à 17:41 :
Combien vaut le salaire de mon entreprise
a écrit le 10/01/2017 à 17:39 :
Combien vaut le salaire de mon entreprise
a écrit le 09/01/2017 à 19:39 :
D'après notre ami Ali Jupé ça vaut un franc!
a écrit le 09/01/2017 à 16:07 :
Alors qu'elles n'ont pas à donner des dividendes aux actionnaires, les entreprises non cotées, du moins les grosses, ont plus de valeurs que les cotées, leur budget étant plus sain.
Réponse de le 09/01/2017 à 23:54 :
Pourquoi une entreprise non-cotée n'aurait pas à distribuer du dividende à ses actionnaires ? Certaines entreprises cotées n'en distribuent pas non plus d'ailleurs. Il n'y a aucun lien entre la distribution de dividendes et le fait qu'une société soit cotée ou non.
a écrit le 09/01/2017 à 14:44 :
La très politique loi Hamon qui oblige à une information préalable des salariés n'a surement pas amélioré les conditions de cession. Dans les entreprises commerciales , le départ de quelques "stars" de la vente inquiétés par l 'inconnu , peut transformer un dossier propre en un cauchemardesque puit sans fonds.
a écrit le 09/01/2017 à 13:58 :
Encore une societe de conseil bidon,en france tous les commerce ne sont pas des"societé",de plusle chiffres de 600 000 a 700 000 entreprise sur 10 ans,cela fait entre 60 et 70 000 un chiffres faux,il y a une moyenne de 300 000 qui change de main par ans.De plus chaque secteur connait le prix de vente de son fond de commerce qui et toujours valorisé par un rapport au chiffre d'affaire

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