Comment mettre en place un traçage efficace des malades du Covid-19 ?
Émilie Guédé
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Alors que nous pourrions échapper à un troisième confinement, l'épidémie est loin d'être sous contrôle dans notre pays. Sans parquer tous les Français, seule la stratégie Tester-Tracer-Isoler pourrait casser les chaînes de contamination. Comme le dit la campagne publicitaire du gouvernement, "Tester, alerter, protéger, le bon choix, c'est de faire les trois !" Pour mieux maîtriser la circulation du virus SRAS-CoV-2, la "police épidémique", doit identifier les personnes contaminées, transformées malgré elles en véritables bombes biologiques pendant sept à dix jours. Mais aussi retrouver toutes celles que le virus a piratées à leur contact et isoler tous ces "complices" de la progression du CoV-2 malgré eux. En trois épisodes, La Tribune analyse les failles et les stratégies à mettre en œuvre pour que le triptyque Tester-Tracer-Isoler devienne vraiment efficace. Et nous évite les incessants allers et retours qui ruinent, non seulement notre économie, mais la santé mentale des Français.
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Après le dépistage d'un cas positif, commence une nouvelle phase de l'enquête épidémique. Le traçage consiste à suivre le parcours du contaminant malgré lui pour retrouver les autres personnes que le virus a piratées à son contact. Cet outil de prédilection des épidémiologistes a déjà fait ses preuves, notamment en Afrique avec le virus Ebola. Dans la lutte contre l'impitoyable SARS-CoV-2, les pays champions de cette pratique, Japon et Taiwan en tête, s'illustrent par une meilleure gestion de la pandémie. Mais, seul, un pistage méticuleux ne suffit pas. Pour être efficace, il doit être couplé à un ensemble de mesures sanitaires et appuyé sur l'adhésion complète de la population.
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En France, le « contact tracing » est piloté par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) depuis le 13 mai 2020. Les collaborateurs assument un rôle d'enquêteur, interrogeant le patient contaminé par téléphone à la recherche de ceux qu'il aurait pu infecter. Mi-décembre environ 2,2 millions de personnes infectées avaient ainsi été identifiées, permettant de repérer 4,5 millions de "victimes" potentielles (dont 4 millions rappelées par ces brigades sanitaires).
Émilie Guédé
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