Comment mettre en place un traçage efficace des malades du Covid-19 ?

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(Crédits : Reuters)
SORTIR DU COVID-19 (2/3). Traquer la circulation du COV-2 est indispensable pour comprendre l'épidémie et rompre les chaînes de contamination. Deux méthodes : l'approche prospective, qui consiste à identifier tous les cas contacts d'un patient positif ; et l'approche rétrospective, qui vise à remonter à la source de l'infection.

Alors que nous pourrions échapper à un troisième confinement, l'épidémie est loin d'être sous contrôle dans notre pays. Sans parquer tous les Français, seule la stratégie Tester-Tracer-Isoler pourrait casser les chaînes de contamination. Comme le dit la campagne publicitaire du gouvernement, "Tester, alerter, protéger, le bon choix, c'est de faire les trois !" Pour mieux maîtriser la circulation du virus SRAS-CoV-2, la "police épidémique", doit identifier les personnes contaminées, transformées malgré elles en véritables bombes biologiques pendant sept à dix jours. Mais aussi retrouver toutes celles que le virus a piratées à leur contact et isoler tous ces "complices" de la progression du CoV-2 malgré eux. En trois épisodes, La Tribune analyse les failles et les stratégies à mettre en œuvre pour que le triptyque Tester-Tracer-Isoler devienne vraiment efficace. Et nous évite les incessants allers et retours qui ruinent, non seulement notre économie, mais la santé mentale des Français.

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Épisode 2. Comment mettre en place un traçage efficace ?


Après le dépistage d'un cas positif, commence une nouvelle phase de l'enquête épidémique. Le traçage consiste à suivre le parcours du contaminant malgré lui pour retrouver les autres personnes que le virus a piratées à son contact. Cet outil de prédilection des épidémiologistes a déjà fait ses preuves, notamment en Afrique avec le virus Ebola. Dans la lutte contre l'impitoyable SARS-CoV-2, les pays champions de cette pratique, Japon et Taiwan en tête, s'illustrent par une meilleure gestion de la pandémie. Mais, seul, un pistage méticuleux ne suffit pas. Pour être efficace, il doit être couplé à un ensemble de mesures sanitaires et appuyé sur l'adhésion complète de la population.

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Commentaires
a écrit le 17/02/2021 à 7:02 :
En quoi tracer les gens romprait les chaînes de contamination ? Ce sont les vaccins, et les traitements, les grands oubliés, qui vont arrêter les contaminations. Et encore, quand ils seront fiables, ce qui , apparemment, ne serait pas le cas selon les dernières informations (les soignants refusent le vaccin AstraZeneca). Depuis le début de cette sombre histoire, rien n'est clair. Il y a un an, c'était la déclaration de guerre et on allait tous mourir. Il y a eu les inutiles masques, les tests inexistants, etc... et maintenant les vaccins pas en nombre suffisant. Soit l'humanité va être décimée et c'est grave, et on soigne, quoiqu'il en coûte justement, soit, si on ne veut pas le faire ou qu'on ne se donne pas les moyens, il y a autre chose qu'une crise sanitaire. Les seuls incompétence et amateurisme, certes bien réels, ne peuvent pas être l'unique explication. Et dans ce cas, ce qui se passe pourrait peut-être être le résultat souhaité par nos chères élites mondialisées.
a écrit le 16/02/2021 à 22:36 :
Comment ne pas avoir l'impression que relancer ce débat sur le fait de "tracer" est une diversion de responsables incapables de vacciner... ?
a écrit le 16/02/2021 à 18:04 :
L'introduction du chapeau "sortir du covid-19" est très mal choisie : on n'en sortira pas, ça va devenir notre deuxième virus saisonnier après la grippe. Merci qui ? Merci les chinois...
Réponse de le 16/02/2021 à 19:40 :
En effet les chinois maitrisent toute la chaine: du virus, au vaccin.
a écrit le 16/02/2021 à 17:28 :
En retrouvant la confiance de nos chères autorités..
a écrit le 16/02/2021 à 13:09 :
L’ère de l’innovation et de la physique quantique mais les textes de lois ne protègent toujours pas la liberté et les droits fondamentaux de la vie humaine sur terre.
En quelle langue doit on vous le dire ?
Isoler , confiner , tracer , suivre , tuent les humains et ces facteurs augmentent les risques et les pathologies mentaux comme la dépendance aux écrans et aux relations virtuelles intenses.
L’homme ne peut pas exister ainsi , il a besoin de s’exprimer , de contact .
Le covid a permis d’augmenter les capitaux des multinationaux numériques et ce monde superficiel tant voulu par certains disjonctés

Je pense que le futur se construira vers une vie humaine «  sans internet ».
Les gens vont comprendre les impacts et vont tourner le dos .
Pour préserver les commerces et les emplois ne commandons plus sur internet , évitons tous les commerces qui se digitalisent .
La guerre c’est vous qui l’imposez !
Ce n’est plus de la résilience c’est du formatage ! Sur nos droits et libertés !!
a écrit le 16/02/2021 à 12:06 :
tracer c'est bien
avec des gens qui vont respecter la regle
en france les gens traces iront quand meme faire leurs courses en n'en n'ayant rien a foutre de personne
comme les 12 qui sont alles au costa rica et veulent desormais que la france les rapatrie car ils sont positifs et n'en peuvent plus
le tracage, c'est comme les rapports de la cour des comptes sur les deficits, ca sert a s'assoir dessus
a écrit le 16/02/2021 à 11:10 :
Covid ,ca eut payé :

Installé dans le quartier passant de Montorgueil, à Paris, Alain Hababou fait partie des premiers pharmaciens à avoir dressé un barnum devant leur officine pour effectuer des tests antigéniques. Moins sensibles que les RT-PCR, ces dispositifs nasopharyngés, autorisés en pharmacie depuis la mi-octobre 2020, permettent de détecter une infection au coronavirus en une vingtaine de minutes. Avant de monter sa tente, M. Hababou a dû demander l’autorisation à la mairie, à la préfecture et à l’agence régionale de santé. Depuis, la procédure a été simplifiée : « Fin janvier, j’ai reçu un renouvellement automatique jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire. J’ai trouvé ça franchement sympa. »;
Sympas, les autorités publiques s’efforcent de l’être avec la profession, dont la mobilisation (la moitié des 21 000 officines assure 82 % des tests antigéniques pratiqués en France) a permis de désengorger les laboratoires d’analyses et de consolider la stratégie de dépistage massif adoptée par le gouvernement pour pallier le manque de vaccins. Entre le 7 décembre 2020 et le 5 janvier 2021, 2,3 millions de tests ont été effectués en pharmacie, selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).Cela représente un coût d’environ 78 millions d’euros pour la collectivité en seulement quatre semaines. Comme les RT-PCR, les tests antigéniques sont proposés gratuitement à la population. Pour chaque test réalisé, les pharmaciens sont remboursés 33,50 euros par la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM). « Certaines de nos officines en sont à 100 par jour », note M. Hababou.
a écrit le 16/02/2021 à 10:44 :
Pendant ce temps :

Moderna, Pfizer-BioNTech et AstraZeneca... Tous laboratoires confondus, les ventes de vaccins pour l'année en cours vont se chiffrer en dizaines de milliards de dollars. Pfizer l'a déjà annoncé : pour la seule année 2021, les ventes de son vaccin anti-Covid, développé en partenariat avec la société allemande BioNTech, atteindront environ 15 milliards de dollars. Et cela sans compter d'éventuels contrats supplémentaires. Au total, "ce marché pourrait représenter 30 à 40 milliards de dollars cette année. Un changement de prisme colossal", souligne à l'AFP Loïc Chabanier, du cabinet de conseil EY. Cela représente en effet plus que tous les autres vaccins - par exemple pédiatriques - en année normale.
Les chiffres sont, et seulement pour l'Union Européenne, très impressionnants, si l'on en croit les prix dévoilés lors d'une bourde sur twitter en décembre par la secrétaire d'Etat belge au Budget, Eva De Bleeker. Sur l'hypothèse de 18 dollars par dose, Moderna, qui a signé un contrat portant sur jusqu'à 160 millions de doses, pourrait par exemple engranger 3 milliards de dollars.La pandémie a en tout cas bouleversé le modèle économique traditionnel, estime Loïc Chabanier. "Dans l'industrie, très souvent le vaccin est peu rentable financièrement au départ, c'est dans la durée que le modèle économique s'installait. Or, ici le modèle est rentable dès le début", dit-il, tant la demande est immense.
Réponse de le 16/02/2021 à 12:55 :
18$ par effet de quantité, le prix est de 50$ (Israël aurait payé 41% plus cher que le prix de base pour être servi en priorité et fournir les données médicales en échange, comme cohorte de test en vraie grandeur). Et la nouveauté est de dire que si on peut prélever jusqu'à 6 doses, les flacons font 6 doses en fait, pas 5 comme marqué dessus, contrats en doses, pas en flacons (malin le labo ! Il a écouté les news et lu les journaux).
Un économiste disait que les payer 5 fois le prix n'aurait pas été un problème, au diable l'argent, l'UE a voulu réduire les coûts en négociant (et les clauses du labo genre "on est responsable de rien"), et a donc pris du retard. Commander à tout prix ($$), avant l'autorisation officielle, et être servi rapidement [loi du plus malin ?].
Produire les doses pour la planète entière ça va chiffrer !
a écrit le 16/02/2021 à 10:19 :
Après le virus, on pourra suivre les idées avec plus d'efficacité!
a écrit le 16/02/2021 à 10:14 :
Ben les malades en général sont à l'hosto en réa. Le problème n'est donc pas de savoir où ils se baladent, mais qui/où sont les porteurs sains du virus. Cela implique des moyens que seule un dictature peut imposer. Je sais bien que nous nous y dirigeons de toute façon, mais je ne suis pas pressé que ce soit officialisé.
a écrit le 16/02/2021 à 10:00 :
Tracer, traquer, contrôler pour quel résultat autre qu'une atteinte supplémentaire aux libertés individuelles? La vaccination est elle une solution durable? Sans doute pas au vu de l'évolution des"variants. Il faut soigner les maladeet sur ce plan Raoult a raison.
Réponse de le 16/02/2021 à 13:03 :
Si Pr Raoult a le bon produit qui soigne à tout stade de la maladie & de ses variantes, c'est bien.
Le Proza* semble être une piste, découverte française en cours d'essais dans 3 pays, pour confirmer, ou pas. La nicotine ne semblait pas si pertinente qu'espéré.
A moins de trouver un produit miracle, quand on commence à être malade sévèrement, c'est mal parti, être protégé évite d'être atteint (à voir si ça dure longtemps, contre les variantes dont la française qui va bien sortir, le virus mute mute mute et les variantes solides restent). Quand on attrape le tétanos, y a des soins possibles, mais parfois on meurt, le vaccin existe et protège, lequel est préférable ? Essayer de soigner et échouer ou se blinder ?
On trouvera peut-être des molécules plus tard, inventées vs le fonctionnement de ce virus, mais il est récent. Certains travaillent à une protection contre toute la famille coronavirus, même les anodins qui nous enquiquinent. Développer des médicaments c'est long, voir le temps que les essais demandent rien que pour des produits déjà connus pour d'autres usages ! Par "screening" de 5 000 molécules connues (posologie, etc) Pasteur en a trouvé une mais il faut des sous pour faire les essais dans le contexte covid, le budget n'a pas été prévu pour ça.
Réponse de le 16/02/2021 à 21:28 :
@ Photo 73
Je ne dis pas que Raoult à LE bon médicament, seulement qu'il pose le problème autrement que ce qu'on nous assène à longueur de médias.
Quant aux fichiers, quels qu'ils soient, j'en ai une méfiance viscérale.
a écrit le 16/02/2021 à 9:56 :
Traquer et tout bloquer pour une épidémie qui n' existe pas, ils n' ont rien d' autre à foutre ? Poutine vient de dire il y a 48 h pas de gouvernement mondial en Russie, ça n' a pas lieu d' être.
a écrit le 16/02/2021 à 9:02 :
Avec une mortalité en moyenne à 84 ans dont 90% déjà en train de mourir la question aurait du être plutôt: Pourquoi mettre en place un traçage, efficace ou non, des malades du covid ?

Ben parce que on a des copains informaticiens !
Réponse de le 16/02/2021 à 10:22 :
En parlant d'âge :

Près de 12 ans d'espérance de vie en plus quand on habite le 16e arrondissement de Paris plutôt qu'à Jouarre (Seine-et-Marne)! C'est l'un des enseignements chocs de l'étude inédite commandée par l'agence régionale de santé (ARS) sur les 1287 communes franciliennes et que nous dévoilons en exclusivité. Cette étude, particulièrement détaillée, a été réalisée en partenariat avec l'Observatoire régional de santé (ORS), l'Institut Paris Région et le conseil régional.
Sans réelle surprise, le 16e arrondissement de Paris, particulièrement aisé, détient le record de longévité en Ile-de-France : 84,7 ans pour les hommes. C'est donc près de 12 ans de plus que les 72,8 ans d'espérance de vie masculine à Jouarre, à 70 kilomètres de là. Dans cette petite commune rurale (4437 habitants), l'écart est pire encore pour les femmes, qui vivent en moyenne 79,4 ans, alors qu'elles atteignent 92,2 ans en moyenne au Plessis-Trévise (Val-de-Marne), soit presque 13 ans de plus ! A l'échelle régionale, la moyenne est de 80,6 ans pour les hommes et 86,1 pour les femmes.« Une étude de l'Insee montre que l'espérance de vie poursuit sa progression, mais de façon plus ou moins rapide selon la position sociale », décrypte l'ORS. « Ce sont toujours les ouvriers qui vivent le moins longtemps et les cadres et professions intellectuelles supérieures qui ont l'espérance de vie la plus longue : chez les hommes, 13 ans d'écart séparent les plus aisés des plus modestes. Ces inégalités sont d'autant plus injustes qu'elles se doublent d'un nombre d'années en bonne santé d'autant plus réduit que l'on descend dans l'échelle sociale », écrivent les auteurs de l'étude.
Réponse de le 16/02/2021 à 13:09 :
Bah, normal, mais tant qu'ils crèvent eux aussi... :-)
a écrit le 16/02/2021 à 8:32 :
"Comment tracer efficacement bla, bla, bla".
Manquent cruellement d'imagination les micronains reunis. Je vous aide.
Aller en Coree du sud, a Singapoor, au Vietnam (rayer les mentions inutiles) et demander sur place les logiciels de suivi telephoniques des infections quartier par quartier.
Simple et redoutablement EFFICACE. Connaissent-ils ce terme en enarchie ?

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