COVID-19 en 24h : hypothèse du gouvernement, dépôts à l'Inpi, dettes des PME...

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(Crédits : Yves Herman)
Bis repetita. Le gouvernement, cette fois-ci par la voix de son porte-parole, repousse une seconde fois l'hypothèse d'un reconfinement. « Un chemin existe », selon Gabriel Attal. Dans le même temps, l'endettement des entreprises se creuse. Mais à rebours de la crise, les dépôts de marque sont, eux, en plein essor... Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.
  • L'INFO À SUIVRE - La France peut-elle se passer d'un reconfinement ?

La France peut-elle passer l'hiver sans confinement ? Les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 sont stables, voire en légère baisse, mais la propagation des variants du coronavirus fait toujours planer la menace d'une aggravation de la situation, avertissent des médecins et des épidémiologistes.

"Il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement (...) il n'est pas large mais il existe", a réaffirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres et du Conseil de défense sanitaire réunis autour du chef de l'Etat.

Les chiffres semblent confirmer jour après jour que la circulation du coronavirus n'explose pas. 135.190 personnes ont été testées positives la semaine dernière de lundi à samedi, contre 140.445 la semaine précédente, qui était déjà stable. Mardi, le taux de positivité (le pourcentage de cas détectés sur la totalité des tests) s'établissait à 6,3%, en baisse continue depuis le 28 janvier (7,1%).

Mais la propagation des variants, qui ont d'abord circulé au Royaume-Uni, en Afrique du sud et au Brésil, fait toujours peser une menace. Ces derniers jours, des cas de variant sud-africain ont été détectés dans plusieurs établissements scolaires, à Eaubonne (Val d'Oise), Colmar, Mulhouse (Haut-Rhin) ou aux Sables-d'Olonne (Vendée), entraînant des fermetures de classes temporaires.

Le scenario d'un simple maintien du couvre-feu peu probable, dit attal

Lire aussi : Reconfinement ou pas ? Éléments de réponse à travers la consommation de vin des Français

  • LE CHIFFRE - 1.190 milliards d'euros de dettes d'entreprise

L'endettement des entreprises en décembre 2020 atteignait 1.190 milliards d'euros, dont 523,7 milliards pour les PME, a précisé la Banque de France.

Sans surprise, l'encours de crédit a beaucoup progressé dans l'hébergement et la restauration, avec une hausse de 34,9%.

Le recours au crédit a aussi fortement augmenté dans l'information et la communication, avec 26,6% de hausses des encours, les conseils aux entreprises (26,2%) et la construction (22,1%). La hausse est la plus faible dans l'agriculture et les activités immobilières, avec 5,9%.

Lire aussi : Covid-19: les aides ont d'abord bénéficié aux PME

  • LA PHRASE - "Les personnes de plus de 65 ans devraient recevoir le vaccin (AstraZeneca) "

L'OMS a annoncé que le vaccin mis au point par AstraZeneca pouvait être administré aux plus de 65 ans et utilisé même dans un pays où circulent des variants, l'efficacité du produit dans ces deux cas de figure ayant été mise en cause ces dernières semaines.

"Les personnes de plus de 65 ans devraient recevoir le vaccin", a déclaré le président du Groupe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé, Alejandro Cravioto.

Ce vaccin à vecteur viral, développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford, a connu des déboires ces dernières semaines

Lire aussi : Le vaccin AstraZeneca pas recommandé aux plus de 65 ans, selon la HAS

  • LE GRAPHIQUE - Plus de 100.000 dépôts de marques en 2020 malgré la crise

Le nombre de dépôts de marques dépasse pour la première fois la barre des 100.000 en dépit de la crise sanitaire en 2020, selon l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi). En hausse de 7,2% par rapport à 2019, le nombre de dépôts de marques a ainsi atteint 106.115 l'an dernier.

"Malgré une année éprouvante, les projets et l'envie de créer sont toujours là. Cela ne peut que nous rendre optimiste pour la reprise", s'est réjoui Pascal Faure, directeur général de l'Inpi, cité dans un communiqué.

D'autre part, en ce qui concerne les brevets, les dépôts de demandes ont reflué de 9,5% en 2020 pour s'établir à 14.309. Frappés durement par la crise, les secteurs de l'automobile et de l'aéronautique ont notamment déposé moins de demandes, tandis que les domaines de la santé ou de la chimie ont connu une progression.

Lire aussi : Qui sont les champions des dépôts de brevets en France?

EN RÉGIONS - Dans le Sud, le Crédit Agricole à contre-courant de la crise

Rares sont les banques à s'exprimer publiquement en ce début d'année tant 2020 a été éprouvante. Le Crédit Agricole Alpes-Provence fait figure d'exception, organisant même une conférence de presse, qui plus est en présentiel. Signe que la situation n'est pas si catastrophique pour la caisse régionale Alpes-Provence qui couvre les territoires des Hautes-Alpes, du Vaucluse et des Bouches du Rhône. Malgré un résultat net en chute de 35,6 %, elle enregistre une hausse des encours de crédits de +7,6 %. Cette croissance des encours s'élève même à +9,5 % pour les professionnels et les entreprises. « C'est le signe d'une économie du territoire étonnamment résiliente », se réjouit Serge Magdeleine, directeur général du CAAP.

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En Occitanie : la crise renforce le café à domicile et bénéficie à Carte Noire

Avec le télétravail et la fermeture des cafés et restaurants, la crise sanitaire a déplacé les consommations de café du hors domicile vers le domicile. Un mouvement qui bénéficie à la marque de café Carte Noire (groupe Lavazza) : en 2020, la marque a augmenté de 9% ses volumes vendus en grandes et moyennes surfaces.

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Café Lavazza

À L'ÉTRANGER - En Afrique du Sud : AstraZeneca contre vaccin Johnson & Johnson

L'Afrique du Sud s'est dite prête à revendre ou échanger un million de doses du vaccin AstraZeneca, qu'elle a écarté au profit de celui de Johnson & Johnson quand son efficacité sur le variant local du coronavirus a été mise en doute.

Dimanche, Pretoria avait suspendu le programme de vaccination qui devait débuter cette semaine avec les doses du britannique AstraZeneca/Oxford, après une étude révélant notamment une efficacité "limitée" contre le nouveau variant sud-africain baptisé 501Y.V2.

Selon les premiers résultats de cette étude de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, l'AstraZeneca/Oxford est efficace à seulement 22% contre les formes modérées du variant local. Et son efficacité sur les formes graves reste inconnue.

Aux États-Unis, la pandémie a profité au grand négociant Bunge

Le géant du négoce agricole nord-américain Bunge, trader, exportateur, et transformateur de matières premières agricoles, est sorti du rouge en 2020, grâce à une forte activité et meilleure rentabilité du secteur de l'alimentation, jugé "essentiel" durant la pandémie.

Après une année de razzia sur certaines denrées de base dans les supermarchés de la planète et une forte demande de matières premières agricoles en Chine, le résultat net de Bunge s'est élevé en 2020 à 1,14 milliard de dollars après une perte de 1,3 milliards en 2019, due notamment à des provisions exceptionnelles sur une joint venture au Bresil.

Lire aussi : Aux États-Unis, le double défi de la Fed : plein emploi et inflation à +2%

Le Royaume-Uni durcit ses conditions d'entrée aux voyageurs

La Grande-Bretagne a annoncé un nouveau tour de vis à ses frontières pour stopper la propagation de variants potentiellement résistants aux vaccins.

Tous les voyageurs arrivant en Angleterre devront se soumettre à deux tests PCR, aux deuxième et huitième jours d'une quarantaine obligatoire de dix jours, a annoncé le ministre de la Santé Matt Hancock.

Lire aussi : Entre Brexit et Covid, le Royaume-Uni s'attend à la disparition de 250.000 PME

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Commentaires
a écrit le 11/02/2021 à 12:52 :
Pendant ce temps :

Le ministère de la Santé a passé pour 11,3 millions euros de contrats avec des cabinets de conseil depuis le début de la crise du covid-19, selon des chiffres dévoilés ce mercredi19 février par une députée sur fond de polémique sur le recours de l’Etat à ces cabinets privés.
28 contrats ont été signés entre mars 2020 et janvier 2021 pour un total de 11,353 millions d’euros avec sept cabinets de conseil dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire liée au covid-19, a détaillé la députée LR Véronique Louwagie confirmant des informations déjà dévoilées par le site Politico.
Véronique Louwagie, qui intervenait en commission des finances de l’Assemblée nationale dans le cadre de sa mission de contrôle, se fonde sur des chiffres transmis par le ministère de la Santé.Ces montants concernent le seul périmètre de la “protection des populations” au sein de la nomenclature budgétaire et n’excluent pas d’autres contrats potentiellement passés au titre de Santé Publique France par exemple.
C’est le cabinet américain McKinsey qui se taille la part du lion avec un total d’environ quatre millions d’euros de contrats passés avec l’avenue de Ségur. L’un d’entre eux portant sur “l’accompagnement dans la stratégie cible visant à doter l’ensemble du territoire français des doses de vaccins” s’élèvent à 3,2 millions d’euros, selon les chiffres rapportés par la députée.“A titre personnel, le recours à des cabinets de conseil ne me choque pas”, a fait valoir la députée de l’Orne. “En revanche ce qui me gêne c’est la fréquence et le montant”, a-t-elle poursuivi.
a écrit le 11/02/2021 à 9:50 :
Les Macroniste jouent avec le feu, le bilan de Macron va bien finir par dépasser le cap des 100 000 morts ...
avec un tel bilan, le chef de guerre Macron va devenir un illustre.
Réponse de le 11/02/2021 à 12:06 :
Bilan de ceux qui tout l ete on fait la fete et crier aux décisions liberticides sur le vieux port a marseille ou sur les quais de la seine a paris, tous ceux qui ne voulaient pas être tracés par stopcovid, tous ceux qui infectés ne voulaient pas qu on restreigne leur capacité de sortir, de tous ceux qui encore aujourd’hui ne respectent pas les regles, qui portent le masque sous le nez (au mieux) se collent a leur voisin pour acheter une baguette chez le boulanger.
Ce virus n est inoculé par le gouvernement il passe de personne a personne... nous sommes les responsables. Si au japon sans confinement l epidemie est controlee c est la preuve qu avec des mesures simples un peuple civilisé arrive a le faire. Mais demander des efforts surhumains que chaque asiatiques fait habituellement, a un français râleur et individualiste relève du rêve.
a écrit le 11/02/2021 à 8:31 :
"Un chemin existe"

Ben oui le seul de crédible c'était de confiner les personnes à risques, cela nous aurait économiser des centaines de milliards mais vous préférez essayer tout ceux qui ne fonctionnent pas, c'est votre choix et heureusement que les gens qui vous ont placé là ont de quoi rembourser ces sommes colossales hein parce que sinon on serait pas dans le pétrin !

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