Covid-19 : l'industrie en chute libre
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Un niveau inférieur à 50 points signale un repli de l'activité, tandis qu'une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion.
STEPHANE MAHE
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Un niveau inférieur à 50 points signale un repli de l'activité, tandis qu'une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion.
STEPHANE MAHE
Les répercussions du coronavirus sur l'industrie sont catastrophiques. Selon le dernier indice PMI publié ce lundi 4 mai, le secteur manufacturier a enregistré au mois d'avril son plus fort recul depuis que l'enquête a été mise en place en 1998. L'annonce du confinement le 17 mars dernier par le président de la République Emmanuel Macron a provoqué une mise à l'arrêt brutale du moteur industriel français. Beaucoup de grands groupes avaient annoncé une suspension de leurs chaînes de production pour plusieurs semaines.
Près de deux mois après ces annonces, beaucoup d'industries ont repris le travail mais les conditions de sécurité sanitaire s'avèrent complexes à mettre en oeuvre. En outre, la pandémie a provoqué une désorganisation des chaînes d'approvisionnement mondiales, mettant en péril des milliers de fournisseurs et d'autres maillons des chaînes logistiques.
Du côté de la demande, les indicateurs sont également dans le rouge. Beaucoup d'entreprises ont réduit drastiquement leurs activités et les ménages français ont privilégié l'épargne de précaution. Dans un discours prononcé au Sénat ce lundi 4 mai, le Premier ministre Edouard Philippe a insisté sur l'urgence de la situation. "Les fleurons de notre industrie sont menacés : l'aéronautique, l'automobile, l'électronique. Les PME, les ETI, les starts-ups sont au bord de l'asphyxie".
L'indice PMI qui prend en compte les nouvelles commandes, la production, l'emploi, les délais de livraison des fournisseurs et stocks des achats est passé de 43,2 en mars à 31 en avril. Cet instrument, qui constitue un indicateur avancé très observé par les milieux financiers et les économistes, illustre l'effondrement de la demande au mois d'avril, les nouvelles commandes reçues par les fabricants ayant enregistré de loin leur plus fort taux de contraction.
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La fermeture des usines et sites de fabrication a entraîné une chute massive des effectifs. "La contraction de l'emploi s'est en outre accélérée au cours du mois, son taux dépassant le sommet historique enregistré en janvier 2009 pour établir un nouveau record en avril" expliquent les économistes de Markit. Beaucoup d'industriels ont fait des demandes de chômage partiel au cours des mois de mars et avril, notamment chez de grands constructeurs automobiles comme Renault ou PSA. Des plans de restructuration et des licenciements pourraient être annoncés dans les semaines à venir.
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