Covid : au menu du Conseil de défense, situation "critique" et hypothèse de reconfinement

 |  | 858 mots
Lecture 5 min.
Le président de la République Emmanuel Macron lors de sa visite le 23 octobre 2020 aux personnels de santé du Centre hospitalier René Dubos, à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'OIse.
Le président de la République Emmanuel Macron lors de sa visite le 23 octobre 2020 aux personnels de santé du Centre hospitalier René Dubos, à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'OIse. (Crédits : POOL)
Le "durcissement" des mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19, qui prend une tournure "critique" en France, sera le thème principal débattu aujourd'hui et demain à l'Élysée, comme à Matignon où sont reçus les chefs de partis et partenaires sociaux.

Conseil de défense mardi et mercredi à l'Elysée, chefs de partis et partenaires sociaux reçus à Matignon: la France va droit vers un "durcissement" des mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19 qui prend une tournure "critique", avec dans tous les esprits la crainte du reconfinement.

Le nombre de cas positifs confirmés a crû de 26.771 en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France de lundi. La veille, la France avait battu un nouveau record avec plus de 50.000 cas positifs confirmés en un jour. Et le nombre de patients en réanimation continue à grimper, augmentant la pression sur les hôpitaux.

Lire aussi : Covid: la situation est "critique", il faut "durcir le couvre-feu" ou "reconfiner" préconise le Conseil scientifique

"On avait prévu qu'il y aurait cette deuxième vague mais nous sommes nous-même surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours", a souligné sur RTL le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, qui craint que le nombre réel de contamination tourne "autour de 100.000 cas par jour".

Covid-19, France, hôpital Robert-Ballanger, Aulnay-sous-Bois

[Le docteur Henri Faure et ses collègues traitent un patient atteint de la maladie de Covid-19 dans l'unité de soins intensifs (USI) de l'hôpital Robert-Ballanger à Aulnay-sous-Bois près de Paris, le lundi 26 octobre 2020. Photo : Gonzalo Fuentes/ Reuters]

Une deuxième vague pire que la première ?

"La deuxième vague va probablement être plus forte que la première" et "beaucoup de nos concitoyens n'ont pas encore pris conscience de ce qui nous attend", a jugé le président de l'instance qui guide le gouvernement, en parlant d'une situation "critique", pour laquelle "deux hypothèses" sont sur la table.

La première est "d'aller vers un couvre-feu plus massif, à la fois dans ses horaires, dans son étendue au niveau du territoire national, et qui puisse également être mis en place le weekend". Si cela ne suffit pas, un confinement pourrait ensuite être envisagé.

La deuxième hypothèse est "d'aller directement vers un confinement", mais "moins dur" et moins long que celui de mars à mai. Il "permettrait probablement de conserver une activité scolaire et un certain nombre d'activités économiques", avec un recours accru au télétravail.

"Un reconfinement paraît plausible"

"Un reconfinement paraît plausible, il a été fait en Israël, en Australie avec beaucoup de succès", a de son côté estimé l'épidémiologiste Antoine Flahault sur BFMTV.

L'une des solutions qu'il préconise est de ne pas rouvrir collèges, lycées et universités le 2 novembre après les vacances de la Toussaint.

"Les écoles primaires pourraient rester ouvertes mais devraient imposer le port du masque, même aux enfants de plus de 6 ans", pense le Pr Flahault, alors que le masque n'est pour l'instant obligatoire qu'à partir du collège.

Ce sont notamment ces possibilités que les Conseils de défense étudieront ces prochains jours. Elles devraient être également au coeur des échanges entre le Premier ministre Jean Castex et les représentants des différentes forces politiques.

Couvre-feu: "Si on n'est pas efficace, il faudra confiner" (E. Caumes)

Mais la perspective d'un éventuel reconfinement provoque déjà les critiques des diverses oppositions - PS, LR, France insoumise ou Rassemblement national - qui reprochent au gouvernement son "imprévoyance", une "absence d'anticipation" ou un manque de concertation.

Si l'hypothèse d'un reconfinement général n'est plus taboue, la France est déjà de fait entrée dans un confinement partiel, puisque deux Français sur trois sont désormais soumis à un couvre-feu nocturne. Cela concerne 54 départements en plus de la Polynésie, soit 46 millions de Français privés de déplacements entre 21H00 et 06H00 du matin.

"Le couvre-feu, c'est un pari risqué (...) Si on n'est pas efficace du tout, il faudra confiner", a averti sur France Info Éric Caumes, chef du service infectiologie de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP).

Inquiétudes du Medef

"Si on reconfine totalement comme on l'a fait en mars, ce n'est pas moins 10% de récession qu'on risque, c'est un écroulement de l'économie", a cependant prévenu le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, sur RMC.

Dans la nuit de lundi à mardi, les députés ont voté en première lecture la première phase du plan de relance, 22 milliards en 2021 sur les 100 milliards prévus d'ici à 2022, un plan censé permettre à la France de rebondir face à la récession économique.

En mars, le confinement avait été décidé pour éviter que le système hospitalier ne craque sous un afflux trop important de malades du Covid.

Lundi, 2.761 malades graves du Covid étaient hospitalisés en réanimation, pour un total de 5.800 lits de réa dans toute la France. L'épidémie a fait 35.018 morts dans le pays depuis ses débuts, selon les chiffres de Santé publique France.

Macron, conseil, défense, Centre Hospitalier René Dubos

[Le président de la République Emmanuel Macron lors de sa visite le 23 octobre 2020 aux personnels de santé du Centre hospitalier René Dubos, à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'OIse. Photo: Ludovic Marin/Pool/Reuters]

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/11/2020 à 2:59 :
Messieur le president je demande que vous confimer la france car la il..a ugents tros de mort dans notre pays moi jai maman qui est en maison retrait a romilly sur seins et je pense souvent à ma maman et je vous conprent ces pas facile mes il faut sauver tous les français merci
a écrit le 02/11/2020 à 2:58 :
Messieur le president je demande que vous confimer la france car la il..a ugents tros de mort dans notre pays moi jai maman qui est en maison retrait a romilly sur seins et je pense souvent à ma maman et je vous conprent ces pas facile mes il faut sauver tous les français merci
a écrit le 27/10/2020 à 18:25 :
Marre du conseil scientifique. Il fait faire ceci, il faut faire cela. Ils n'ont pas été élus au suffrage universel. J'ai parfaitement compris la situation actuelle qui est grave mais ça ne change rien au fait que je ne suis pas prêt à accepter n'importe quoi.
a écrit le 27/10/2020 à 16:59 :
Si le "Conseil scientifique" pouvait se taire, cela nous ferait des vacances.
Plus sérieusement, à part des tests avec des résultats ultra rapide de manière à isoler les contaminés, solution que propose certains virologues et infectiologues, le reste ne semble pas efficace.
Mais pourquoi veulent-ils maintenir le test PCR, dont les résultats sont trop longs à obtenir, alors qu'ils existent sur le marché des test, certes moins efficaces, mais avec un taux de réponses beaucoup plus rapide ?
a écrit le 27/10/2020 à 15:40 :
On se croirait en juin 1940 alors que l'on avait sur le papier la meilleure armée du Monde.
Quelle similitude avec notre système de santé.
Nos politiques vont capituler devant nos éminents professeurs. Bof enfin lorsque l'économie sera complètement effondrée on aura plu que les yeux pour pleurer. On n'aura plus les moyens de se faire soigner, de payer les retraites de nos anciens et de payer tous ces fonctionnaires. C'est peut-être cela le monde d'après.
a écrit le 27/10/2020 à 13:05 :
Les piètres pleutres jouent aux conseils de défense . Là débâcle de la France est en bonne voie .
a écrit le 27/10/2020 à 12:20 :
L'immunité est d'autant retardé que l'on prolonge les confinements! Dans quel but...?
a écrit le 27/10/2020 à 11:22 :
Quel est le propre du politicien d'aujourd'hui ?
Sans doute de discourir sur les victimes de toutes ses incompétences, inactions et négligences. Mais c'est toujours et malheureusement après l'événement. Et toujours aussi en trouvant l'excuse absolutoire à ses propres insuffisances.

Mais quel est aussi le propre du bon petit français bien de chez nous ?
Sans doute d'être gueulard, contestataire, incivil, incroyablement irréfléchi, crédule et influençable sous le baratin des forts en gueule et en thèmes. Et dont la seule constance est de voter l'inverse de ce qu'il devrait par peur d'être atteint par des mesures dont il ne comprend pas toujours la portée et qu'il n'entend pas supporter par simple esprit de contradiction.

L'un et l'autre butent sur des tabous qu'ils se sont dressés et n'en démordent pas même au bord du gouffre.
Essayons d'énumérer ces tabous qui entraînent la nation vers sa perte.
L'ultra libéralisme, la mondialisation, la financiarisation internationale outrancière de tous les aspects y compris vitaux de l'existence, les migrations sans frein tous azimuts, la haute finance qui dicte sa loi à la politique, la course au rendement, aux dividendes, au moins disant social, la perte de la fierté et de l'identité nationales diluées dans un melting-pot arc en ciel aux antipodes de l'âme des terroirs.

Tout cela a connu des effets dévastateurs... l'ouverture de toutes les frontières à tout ce qui peut détruire les équilibres écologiques, environnementaux, économiques, sociaux... la disparition des autonomies, des souverainetés, de l'équilibre des échanges, la dégradation voire même la rupture des traitements médicaux pour une grande partie des français de souche... le droit des majorités bousculé par celui des minorités quand il n'est pas tout simplement étouffé ou ignoré.

Il y a eu un basculement phénoménal des mentalités, des règles et modes de vie, du sens même de la vie et des priorités qui ont transformé l'individu et la société.

Nous connaissons le règne des minorités qui musellent les majorités, le règne de l'existence à crédit, de la surconsommation, de l'individualisme forcené, de l'enrichissement sans cause... ect...

Comment cela a t'il été possible ???

Tout simplement par la perte de repères, un énorme déficit démocratique et l'irrespect le plus total des principes de la constitution. Le pouvoir n'appartient plus au peuple et a été confisqué par des apparatchiks et des lobbys.

Même la pandémie d'aujourd'hui est la conséquence directe des choix de société que nos politiques (je dis bien NOS POLITICARDS) qui se succèdent au pouvoir depuis De Gaulle ont imposé au pays et aux français.
Réponse de le 27/10/2020 à 16:44 :
ce qui fait différence est que nous sommes un pays ou le constat a plus d'importance que l'anticipation, car l'anticipation engage, le constat permet de se dégager des responsabilités!

Comme tout les sujets, de la délocalisation, a la vision, donc finalement le covid ne pouvait échapper a cela !

La fabrique des clones de grandes écoles permet de voir aussi comment les uns et les autres ne décident plus, que pour restreindre les droits et parler au citoyens comme des enfants !

C'est aussi pourquoi nous n'avons, ni visionnaires, ni démocrates, mais des gens qui pensent que le titre remplace les actes!
a écrit le 27/10/2020 à 11:15 :
Ne vous y trompez pas. Vous allez vers un 2nd con finement. C'est le but.
On vous manipule et vous en redemandez.
De Gaulle etait vraiment visionnaire sur le peuple de France.
a écrit le 27/10/2020 à 11:09 :
Trop d'erreurs ont été faites dans la gestion stratégique de cette crise. Depuis le début, il est évident que l'on ne peut contrôler un virus (toutes les pandémies chez l'homme -grippe saisonnière-, chez les animaux -grippe aviaire, FPA..- ou chez les végétaux (Chalarose, graphiose, xylelia fastidiosa..) le montrent. Dès lors, le virus circule, surtout dans le cas d'une telle pandémie avec 80% des personnes assymptomatiques.. La raison est de protéger les personnes à risques (elles se connaissent maintenant),, laisser circuler le virus, et accélérer la vaccination -j'espère que notre ultime erreur ne sera pas d'ergoter sur la sécurité des vaccins, qui seront d'ailleurs tous différents-. priorité aux vivants, et la France doit demander une mise sous tutelle si nous ne sommes pas capables de faire mieux!
a écrit le 27/10/2020 à 10:15 :
Choix cornélien entre écroulement de vieux et écroulement de l'économie.
Si on veut sauver tout le monde, il faut confiner tout le monde, ce qui veut dire qu'on enterre l'économie et avec elle bon nombre d'entreprises et de personnes valides.
Faire un tel choix, c'est s'engager sur la voie d'une récession terrible qui conduira inévitablement à des tensions, des conflits, aggravés par une situation intérieure et extérieure tendue (euphémisme).
a écrit le 27/10/2020 à 10:14 :
Cela fait des semaines que des mesures plus contraignantes auraient dû être prises....couvre feu généralisé de 20h à 5h...afin de permettre aux gens de travailler. Restauration uniquement sur rdv avec numéro de téléphone obligatoire comme partout ailleurs, bars, boîtes, discos, clubs, gyms, etc... fermés car distanciation impossible, confinement le weekend de vendredi 24h a lundi 5h....écoles ouvertes avec plus de transparence car nous ne sommes absolument pas mis au courant des cas de covid ....souvent ce sont les élèves qui nous le font savoir. Classe surchargée avec 30 élèves par classe...franchement!!! Limiter les allers et venues en supprimant les réunions parents Profs où 300 adultes venus de l'extérieur font la queue dans les couloirs tout en gardant ouvert les écoles . Les déplacement doivent être limitées aussi...et tant pis si pendant quelques semaines nous ne pouvons plus aller en wk a plus de 300km de chez nous. Dernier point, je suis scandalisé de voir sur les chaînes de TV des présentateurs côté à côte sans masques...dernier point, pourquoi ne pas rendre obligatoire un test pcr ou autre à tous les profs et élèves ? Aujourd'hui un enfant malade peut revenir en cours si le parent assure qu'il n'est pas malade...on croit rêver. On croise 650 élèves par jour, les profs, personnels,...et je ne parle que de mon établissement.
Réponse de le 27/10/2020 à 14:05 :
Je n'ai jamais vu une telle entreprise de propagande de peur, et vous semblez ètre tombé sous influence;
les courbes d'hospitalisations et surtout de mortalités ne relèvent rien de particulier par rapport aux années précédentes - voir santé publique france ou euromomo..
Les derniiers agissements du ministère de la Santé, interdisant et en particulier faisant pression pour que l'IHU de Marseille ne puisse ètre livré de plaquénil est simplement et clairement criminel. J'insiste.
Les destructions économiques, sociales - et mème sanitaires! - sont telles qu'il n'est plus possible de continuer à accepter ces oukazes ubuesques.
Réponse de le 27/10/2020 à 14:07 :
Je n'ai jamais vu une telle entreprise de propagande de peur, et vous semblez ètre tombé sous influence;
les courbes d'hospitalisations et surtout de mortalités ne relèvent rien de particulier par rapport aux années précédentes - voir santé publique france ou euromomo..
Les derniiers agissements du ministère de la Santé, interdisant et en particulier faisant pression pour que l'IHU de Marseille ne puisse ètre livré de plaquénil est simplement et clairement criminel. J'insiste.
Les destructions économiques, sociales - et mème sanitaires! - sont telles qu'il n'est plus possible de continuer à accepter ces oukazes ubuesques.
Réponse de le 27/10/2020 à 17:12 :
@Franki


Le Pr Raoult au cœur d'une nouvelle controverse ? Comme l'ont repéré plusieurs médias dont BFM TV et LCI, le groupe Facebook "Didier Raoult vs Coronavirus" en soutien au professeur marseillais a été suspendu au cours du week-end du 25 octobre. Ce compte, qui culmine à près de 500.000 membres, a été désactivé pendant près de 48 heures, car il ne respectait pas "les standards de la communauté". Lundi, la page était à nouveau disponible. Contactée par BFM Tech, la firme américaine a indiqué que le groupe de soutien à l'infectiologue avait été supprimé "par erreur".

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :