Croissance, chômage : la menace de stagnation plane sur l'économie française
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Le ministère de l'Economie et des Finances.
Reuters
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Les moteurs de l'économie française tournent au ralenti. Percutée par la guerre commerciale et le tour de vis budgétaire, la croissance économique devrait marquer le pas à 0,6 % cette année contre 1,1 % en 2024, selon l'Insee. Il s'agit de la première estimation de l'institut pour l'ensemble de l'année 2025. Hors pandémie, c'est l'accélération la plus faible depuis 2012 (0,2 %).
En ligne avec la banque de France et le consensus des économistes sur l'activité, l'organisme public table sur une inflation plus faible à 1 % en 2025. L'indice des prix a nettement ralenti depuis la guerre en Ukraine. Et l'assouplissement de la politique monétaire de la BCE a redonné du souffle aux conditions financières.
Ce qui devrait mécaniquement profiter au pouvoir d'achat des Français. Mais l'instabilité politique et budgétaire semble peser sur le moral des ménages et celui des entreprises. « Malheureusement, la France évolue à rebours de ses voisins. La croissance est restée famélique à 0,1 % au premier trimestre [...] Le manque de confiance et l'incertitude bride l'effet de reprise », a déclaré Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture à l'Insee. Du côté de l'emploi, le chômage devrait grimper à 7,7 % de la population active à fin 2025 contre 7,3 % fin 2024.
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En dépit d'une désinflation plus rapide que prévu, la consommation des ménages serait en net ralentissement par rapport à 2024 (0,7 % contre 1 % l'année dernière). Traditionnel moteur de l'économie tricolore, les dépenses des Français sont toujours à la peine depuis le second trimestre 2024. L'Insee table sur un léger regain pour le second semestre 2025, mais cela ne permettrait pas de booster l'activité. Cette faible consommation aura un impact sur les rentrées fiscales de TVA scrutées de près à Bercy et l'équation budgétaire du gouvernement Bayrou.