Dépenses militaires : Paris veut rester dans les clous du Pacte de stabilité européen
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Le ministre de l’Economie des Finances Eric Lombard.
Reuters
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En déplacement à Bruxelles ce début de semaine, le ministre de l'Économie et des Finances, Éric Lombard, a avancé ses pions face à ses homologues des Vingt-Sept. Sur la table des discussions : le financement des moyens de défense et les dépenses militaires en Europe. L'arrivée fracassante de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier, a fait voler en éclat les principes de l'Otan en fonctionnement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Prenant conscience de ce changement brutal dans les relations internationales, l'Union européenne sait dorénavant qu'elle doit réduire sa dépendance à l'administration américaine au plus vite et mobiliser des outils budgétaires massifs. « L'ordre de sécurité européen est ébranlé et nombre de nos illusions sont brisées », a ainsi déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ce mardi, au Parlement européen.
Dans ce contexte, l'Europe est appelée à « assumer davantage sa propre défense », a-t-elle souligné. La Commission européenne a présenté un plan pour « réarmer l'Europe » qui vise à mobiliser quelque 800 milliards d'euros sur quatre ans, dont 150 milliards de prêts mis à disposition des Vingt-Sept.
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Au centre des pourparlers européens : la dérogation aux règles du Pacte de stabilité et de croissance. Réformées en 2023 pour accorder plus de souplesse aux États, les règles du traité de Maastricht ont fait leur grand retour l'année dernière.