Un ouvrier boit de l'eau sur un chantier à Paris alors que les températures grimpent en raison d'une vague de chaleur qui touche une grande partie de la France, le 22 juin 2026.
Le mercure s’affole dans les bureaux et sur les chantiers. Pourtant, regarder la simple température météo ne suffit plus pour protéger les salariés et rester dans la légalité. Face au risque de la chaleur au travail, les entreprises doivent aussi intégrer l’humidité et de nouveaux paramètres.
La simple lecture du thermomètre ne suffit plus à protéger juridiquement et physiquement les salariés. Alors que les vagues de chaleur se multiplient, l'évaluation du risque lié à la chaleur au travail est devenue un casse-tête réglementaire pour les employeurs français.
La température affichée à l'ombre est un indicateur trompeur. Un taux d'humidité élevé dans l'air empêche l'évaporation de la transpiration, bloquant ainsi le refroidissement naturel du corps humain.
« On nous demande très souvent à partir de quelle température il est dangereux de travailler, mais le critère température n’est pas suffisant. Parfois, à 26 °C, ce sera nécessaire d’arrêter le travail. »
Jennifer Shettle, responsable du pôle juridique de l'INRS
Pour guider les entreprises, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) fixe des repères clairs : le danger apparaît dès 30 °C pour une activité de bureau (sédentaire) et dès 28 °C pour un travail physique. Au-delà, des actions de prévention immédiates doivent être déclenchées.
L'équation complexe du stress thermique en milieu professionnel
L'évaluation des risques ne peut pas se résumer à un chiffre unique sur un cadran. Les experts rappellent que la santé des salariés dépend d'une multitude de facteurs interconnectés qui modifient radicalement la résistance du corps.
Pour mesurer précisément le danger, l'employeur doit analyser des critères environnementaux stricts. Le taux d'humidité dans l'air représente la variable la plus critique car elle paralyse le mécanisme de sudation.
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À cela s'ajoute la vitesse de circulation de l'air et le niveau d'exposition directe au rayonnement solaire. Ces éléments climatiques extérieurs ou intérieurs aggravent ou atténuent instantanément la température ressentie par l'organisme.