Sécurité sociale écologique, limitation des écarts de salaire, IA : la feuille de route de la CFDT

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a été reconduite jeudi pour un mandat de quatre ans.
via REUTERS - AFP or licensors - THIBAUD MORITZ

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a été reconduite jeudi pour un mandat de quatre ans.
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Le 51ᵉ congrès de la CFDT, qui s’achève ce vendredi 26 juin, a adopté la feuille de route du premier syndicat français pour les quatre prochaines années. Six articles qui ne faisaient pas l’unanimité étaient soumis au débat.
Parmi eux, la création d’une sixième branche de la sécurité sociale intitulée « conditions de vie et transition écologique », destinée à mieux assurer le risque climatique, a été approuvée à 56 %.
« C’est une branche vigie qui doit veiller à ce que l’ensemble des autres branches traitent de la question du risque climatique », a expliqué la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, reconduite ce jeudi pour un mandat de quatre ans, lors d’une conférence de presse.
« L’objectif de cette sixième branche, ce n’est pas d’avoir besoin de nouveaux financements, ni de déclencher de nouvelles prestations, mais de s’assurer que l’impact du changement climatique soit bien pris en compte à la juste hauteur en termes d’organisation, par exemple de soins, de remboursement des conséquences des coups de chaleur », a précisé la secrétaire nationale Catherine Nave-Bekhti.
Par ailleurs, un objectif de limitation de 1 à 40 de l’écart entre les plus hautes rémunérations et le salaire médian d’une entreprise ou d’un groupe a été adopté par les délégués, malgré l’opposition de certains qui arguaient que cela revenait à avaliser un écart beaucoup trop important.
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Les délégués ont à l’inverse rejeté à 54 % une proposition du bureau national d’abaisser le droit de vote aux élections politiques à 16 ans. « Le résultat donne à voir qu’il y a encore un travail de conviction à faire sur ce sujet », a commenté Marylise Léon.
La résolution revendicative demande enfin la négociation d’accords d’entreprise et de branche pour anticiper le déploiement d’outils d’intelligence artificielle, mais les délégués ont repoussé un amendement prônant « d’activer des dispositifs de cessation d’activité pour les personnes trop éloignées de ces technologies ».
La CFDT veut négocier sur les transformations du travail par l’IA « avec le patronat en inscrivant ce sujet à l’agenda autonome » de dialogue social à la rentrée, a annoncé mercredi aux délégués Marylise Léon. La résolution revendicative a été adoptée par les délégués du congrès à plus de 87 %, une « grande satisfaction » pour la secrétaire générale.
(Avec AFP)