Plusieurs dizaines de milliers de manifestants "anti-austérité" (32.000 selon la police, 120.000 manifestants d'après la CGT) ont quitté jeudi 9 avril en début d'après-midi la place d'Italie en direction des Invalides, à Paris, emmenés notamment par les leaders de la CGT et de FO, Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"Le mot d'ordre, c'est contre l'austérité et pour des politiques alternatives à celle du gouvernement et du Medef : revalorisation des salaires, réduction du temps de travail, tout ce qui fait en sorte qu'on puisse développer l'emploi", a expliqué à l'AFP le secrétaire général de la CGT, à la tête du cortège.
Au total, quatre syndicats - CGT, FO, FSU, Solidaires - avaient appelés à ce défilé national ainsi qu'à la la grève dans plusieurs centaines d'entreprises publiques et privées.
Cette mobilisation est la plus vaste depuis celle de mars 2014 contre le pacte de responsabilité (240.000 participants, dont 60.000 à Paris selon la CGT, 10.000 selon la police).
Parmi les slogans scandés par les manifestants, on pouvait entendre "Hollande, Valls, Macron, au service des patrons, travailleurs, il faut qu'on l'ouvre" ou encore "Aucun soutien à ce gouvernement au service des patrons".
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Dans la matinée, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés en régions, où plus de 80 défilés étaient programmés. Parmi les cortèges les plus fournis figuraient Marseille (7.000 selon la police), Toulouse (8.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police), Nantes (3.000 selon la police) ou encore Rouen (5.000 selon les organisateurs, 2.800 selon la police).
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