Acsan et Régional Partners fusionnent pour doper la réindustrialisation des territoires

Acteurs de la promotion des territoires et de la prospection d'entreprises, la filiale du groupe immobilier Axtom, Acsan, et Regional Partners, se marient pour donner naissance à Ancoris et ainsi "limiter les trous dans la raquette".
César Armand
Une usine de jambon sur l’ancien site de l’aéroport Brive-Laroche (Corrèze).
Une usine de jambon sur l’ancien site de l’aéroport Brive-Laroche (Corrèze). (Crédits : DR)

Comme par hasard, cette annonce intervient à quelques jours du second tour des élections municipales. Acsan, filiale du groupe de services immobiliers Axtom créée en 2015, et Regional Partners, "pionnier de la promotion des territoires et de la prospection d'entreprises" depuis 1995, fusionnent sous le nom d'Ancoris.

"Nous faisions le même métier, mais pas de la même manière. Nous avions une approche sortante c'est-à-dire en menant des actions pour faire venir les entreprises. Regional Partners avait une approche entrante, via le développement de stratégies digitales sur des sites internet permettant de promouvoir les solutions d'accueil pour capter les projets des sociétés directement", explique à La Tribune Guillaume Gady, directeur général & co-fondateur de la nouvelle structure.

"Une passe décisive avant le but" marqué par la collectivité

L'objectif demeure le même: aider les entreprises à identifier les territoires pertinents par rapport à leurs propres stratégies de développement, alors qu'elles ne connaissent pas nécessairement la réalité économique de ceux-ci. Le mariage des deux méthodes permettra de "limiter les trous dans la raquette, capter des relocalisations, co-construire des argumentaires post-Covid et s'ancrer dans les chaînes de valeur", déclare le DG d'Ancoris.

Sa société a par exemple contribué à l'implantation d'une usine de jambon sur l'ancien site de l'aéroport Brive-Laroche (Corrèze). Ce positionnement stratégique permet au groupe Fipso et à son associé allemand Sauels de livrer tous leurs clients en moins de 24 heures. De même qu'elle a participé à l'installation d'un centre ophtalmologique de pointe à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône). "C'est une démarche de marketing direct. C'est faire la passe décisive avant que le territoire ne marque le but", résume Guillaume Gady.

Le dév'éco "ne sera pas le parent pauvre" des territoires

Ancoris revendique des contrats de 1, 4 voire 20 ans avec plus de 60 collectivités territoriales, et au premier chef des intercommunalités, des régions et des agences de développement économique. Implantée dans toutes les régions de France métropolitaine et présente à Barcelone, Milan, Francfort et Londres, la société recense 10.000 contacts directs avec des entreprises chaque année dont 1.500 projets identifiés en 2019. "Cela nous donne une connaissance exhaustive des besoins tant des acteurs territoriaux que des dirigeants d'entreprises", indique Guillaume Gady.

Malgré les milliers voire les millions d'euros perdus par chaque collectivité locale du fait de la Covid-19, "la stratégie de développement économique ne sera pas le parent pauvre", estime le directeur général. "Les territoires se posent beaucoup de questions et nous demandent cet accompagnement", insiste-t-il. ll annonce par ailleurs la création d'un baromètre de l'investissement. Cela lui permettra de voir pourquoi une entreprise s'est implantée ou non dans telle ou telle collectivité.

César Armand

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Commentaire 1
à écrit le 25/06/2020 à 17:23
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Les fusions s'accélèrent dans les structures à taille humaine de conseil aux entreprises. Me souvenant des propos du dg d'acsan en 2017, ce revirement est 'intéressant'. Ces dernières années ont dû être difficiles et celles à venir seront challenging...

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