École, travail, commerce, transport: les instructions de Philippe aux préfets en vue du déconfinement
César Armand et Robert Jules
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"Il vous appartiendra de le mettre en œuvre en application de ces trois principes", a écrit Edouard Philippe aux préfets.
Reuters
Dans une circulaire adressée le 6 mai aux préfets, dont La Tribune s'est procurée en exclusivité une copie, le Premier ministre leur demande d'appliquer la stratégie de déconfinement selon un processus "progressif, territorialisé et réversible". Chacun des hauts-fonctionnaires doit constituer un comité local de levée du confinement (COLLEC).
Organiser la vie quotidienne en prenant en compte le risque d'une deuxième vague épidémique qui serait due à un relâchement de la vigilance sanitaire, accompagner la reprise de l'activité économique et sociale du pays, prendre en compte les publics les plus fragiles, appuyer les opérations de tests et de prévention des chaînes de contamination à mettre en œuvre et superviser, dans le cadre des instructions ministérielles, la continuité et la montée en puissance de l'activité des services de l'Etat.
Cette liste de tâches a été envoyée le 6 mai aux préfets avec, en copie, les directeurs généraux des agences régionales de santé. Dans cette circulaire, dont La Tribune s'est procurée en exclusivité un double, le Premier ministre leur demande de respecter un processus "progressif, territorialisé et réversible" dans le cadre de la stratégie de déconfinement. "Il vous appartiendra de le mettre en œuvre en application de ces trois principes", écrit Edouard Philippe.
Le Premier ministre rappelle en premier lieu la nécessité d'assurer l'application des mesures de déconfinement en phase avec la réalité territoriale. Les hauts-fonctionnaires doivent ainsi organiser d'ici au 11 mai la permanence des contrôles de la voie publique et fournir l'information sur l'actualisation des règles ainsi que sur le "caractère crucial" de leur mise en œuvre.
Ecole, travail, commerce, transport, vie sociale, tout est passé au crible
Pour ce qui est du "milieu scolaire", lorsqu'un maire prendra une décision de fermeture dont le préfet ne partage pas le bien-fondé, celui-ci doit privilégier le dialogue et la conviction. Dans le même esprit et en lien avec les autorités académiques, il doit évaluer les impossibilités d'accueillir dans les locaux un nombre même très réduit d'élèves.
En ce qui concerne "la continuité de l'activité professionnelle", le haut-fonctionnaire est appelé à mobiliser les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation et de l'emploi (DIRECCTE). De même qu'il devra présider un comité de suivi des services des directions départementales (Finances publiques, DIRECCTE, Pôle Emploi voire URSSAF et Banque de France).
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