Élisabeth Borne : une Première ministre à l'Éducation nationale
Julien Gouesmat
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Élisabeth Borne a été nommée ministre de l'Éducation nationale. (Photo d'illustration)
Reuters
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Élisabeth Borne a été nommée ministre de l'Éducation nationale. (Photo d'illustration)
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Il y a eu quelques précédents. Quelques locataires de Matignon redevenus simples ministres, comme lorsque Jean-Marc Ayrault accepte le poste des Affaires étrangères et du Développement international en 2016, ou encore Alain Juppé qui avait retrouvé la table du salon Murat en 2007 - comme ministre de l'Ecologie -, 10 ans après l'avoir quitté.
Élisabeth Borne n'aura pas eu à attendre si longtemps. Le 8 janvier dernier, dans sa lettre de démission adressée à Emmanuel Macron, elle laisse percevoir une décision prise à contrecœur. Après une année de manifestations massives contre la réforme des retraites et l'usage par 23 fois de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, la Macronie devait tourner la page Borne.
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Celle qui était décrite comme « technocrate », haute fonctionnaire sortie de l'École polytechnique, peu avide de politique politicienne, aurait pu revenir tranquillement dans la fonction publique après 20 mois éreintants. Mais il aura suffi d'un peu de repos au soleil pour que la Parisienne - parachutée députée du Calvados depuis 2022 - retrouve du souffle et se relance dans la bataille politique. À son retour de vacances, fin janvier 2024, ses premières discussions sont avec le patron du Modem et Haut-commissaire au plan, François Bayrou, qui ignore alors qu'il logera à Matignon 10 mois plus tard. Une dissolution, des Jeux olympiques et un passage de Michel Barnier entre temps.
Julien Gouesmat