Les chantiers de François Bayrou face à l'urgence industrielle

Pierrick Merlet
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François Bayrou devra redonner de la stabilité politique à l'industrie française en 2025.
LTD/Eliot Blondet/Abaca

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François Bayrou devra redonner de la stabilité politique à l'industrie française en 2025.
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La liste s'allonge de jour en jour, voire d'heure en heure. Depuis que La Tribune a édité la semaine dernière sa carte des plans sociaux dans l'industrie française au cours de l'année 2024 (13.000 emplois détruits, 5.000 menacés), d'autres annonces ont généré de la casse sociale. La liquidation du fabricant de scooters électriques français Mob-ion a été annoncée, entraînant dans sa chute une trentaine de collaborateurs. La société Valti et ses 131 collaborateurs, qui fabriquent des tubes en acier en Côte-d'Or, n'ont pas de repreneur a fait savoir sa direction et cette société pourrait donc être liquidée à tout moment.
C'est dans ce contexte social sensible que François Bayrou, maire de Pau, a été nommé Premier ministre, avec une baisse de 10% des investissements industriels en France sur l'année 2024 selon le cabinet Trendeo. Avant de s'installer à Matignon, le nouveau chef de gouvernement était haut-commissaire au Plan, depuis 2020, sur nomination d'Emmanuel Macron. Dans le cadre de cette fonction, François Bayrou disposait alors d'une équipe à sa disposition pour travailler sur la planification économique et stratégique de la France à moyen et long terme. En ce sens, il s'est penché sur la situation de l'industrie du pays.
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Dès décembre 2021, dans une note dénommée Reconquête de l'appareil productif : la bataille du commerce extérieur, François Bayrou esquisse quelques pistes de travail tant le sujet est toujours d'actualité.
Pierrick Merlet