Énergie : la France vise une électricité à 40% renouvelable d'ici 2030

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(Crédits : DR)
La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), appelée à être dévoilée mardi, visera une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici 2030, annonce jeudi le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy.

Le ministre de l'Ecologie François de Rugy a annoncé qu'un objectif de 40% de la production électrique nationale issue des énergies renouvelables à l'horizon 2030 sera inscrit dans la prochaine PPE présentée à la fin du mois. Le gouvernement envisage également de voir la portion de gaz renouvelable, issu de la méthanisation, atteindre 10% de la consommation globale à la même date, ainsi que 38% de chaleur renouvelable et 15% de carburants non fossiles.

"Si on ne fait rien, ce sera pour une part de l'importation d'huile de palme", reconnaît cependant de Rugy sur les carburants, "mais on souhaite développer en France et en Europe d'autres cultures pour faire des agrocarburants, comme le bioethanol avec de la betterave".

La présentation de cette feuille de route de l'Etat à dix ans dans les différentes filières de production d'énergie, qui précisera notamment l'avenir des centrales nucléaires d'EDF, est attendue mardi prochain, mais le successeur de Nicolas Hulot en dévoile des éléments dans un entretien à paru jeudi dans Libération.fr.

Lire aussi : Démission, gilets jaunes, nucléaire: que retenir de l'Émission avec Hulot

Objectif de 20% des ventes de voitures électriques

Le ministre de l'Ecologie a également rappelé les objectifs de baisse de consommation des énergies fossiles, "de 40% d'ici à 2030", avec pour ambition que cela soit partagé entre les foyers et le transport, notamment via un "objectif de 20% des ventes pour les (voitures) électriques". Il a réitéré aussi la volonté gouvernementale de mettre en place "des mesures d'accompagnement notamment une prime à la conversion appliquée aux chaudières" afin d'accélérer l'abandon du fioul dans les logements privés et bâtiments publics.

Répondant aux critiques émanant notamment des "Gilets jaunes", François de Rugy a assumé la politique fiscale gouvernementale, tout en rappelant les mesures prévues et celles envisagées à l'avenir.

"Nous travaillons à de nouveaux outils de financement" d'achat de voitures neuves peu polluantes, "nous négocions avec les constructeurs automobiles pour qu'ils fassent un effort sur les prix et doublent l'aide de l'Etat", a précisé le ministre.

"50% de nucléaire en 2035"

Le ministre a évoqué en outre une "trajectoire chiffrée" pour la part d'énergies renouvelables dans le mix énergétique. Concernant l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité après le report de l'échéance initiale de 2025, François de Rugy évoque l'année 2035 : "Dans la PPE, nous travaillons plutôt sur un objectif de 50% de nucléaire en 2035. Il faudra modifier la loi", dit-il.

Citant la fermeture des centrales à charbon pour 2022 décidée précédemment, il "confirme cet objectif, même si l'équation n'est pas simple".

Emmanuel Macron veut l'organisation de débats en France sur les transformations à venir liées à la programmation pluriannuelle de l'énergie et au projet de loi sur les mobilités, avait-on appris mercredi du porte-parole du gouvernement, en lien avec la colère exprimée par les "Gilets jaunes".

(avec agences)

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a écrit le 25/11/2018 à 7:22 :
Le financement est tout trouvé: remboursement par MACRON de la facture de la piscine de BREGANCON et par PHILIPPE des frais de transports assumés d'un voyage à l'autre bout de la planète. Je suis sur que, si l'on ajoute les économies conseillées par la Cour des Comptes sur les innombrables gaspillages gouvernementaux, on pourra baisser les impôts et équilibrer les comptes, ce qui remplira de joie nos concitoyens européens et la Commission Européenne.
a écrit le 25/11/2018 à 2:10 :
40% dans seulement 10ans ! 8 après Taxo-Man, et financés comment ? par EDF-AREVA et ETAT-GIGALE en FaiIlites. ils se moquent chaque jour de Nous : les Naifs : 20% Plutot ET NON 40%. n'importe-quoi ! ridicule !
a écrit le 25/11/2018 à 1:39 :
Et ils se prennent au sérieux !!!! et nous prennent ASSUREMENT pour des Demeurés Finis. De Rugy Du Snob De La Précieuse. Non ! 25% MAXI en 2040 dans seulement 20 ans.

Heureusement (Jupiter) Taxo-Man stoppe Net !! aux Frontières, pollution et réchauffement planétaires. CE QUI EST ASSURE : LES 100% D' AUTOS SOLAIRES SERONTAUSSI TAXES QUE LE CARBUR. Et Les retraités seront dans la MISERE ABSOLUE.
a écrit le 24/11/2018 à 12:22 :
Beaucoup de plans et de nouveaux plans, s’annulant ou se contredisant parfois les uns les autres.
Pourtant le GIEC et Al Gore nous avaient alertés il y a déjà 13 ans en ce qui concerne le dérèglement climatique et le CO2. Plus on attend plus ce sera difficile. On pense que ce n’est qu’une question de pollution (en aparté il y a de nombreuses autres sources d’émissions, dont certaines dues à la production des agrocarburants), mais pas seulement, c’est aussi une question de coûts prévisionnels. Cela risque de devenir un problème social le jour ou il faudra augmenter les tarifs, non pas spécialement pour des énergies renouvelables, qui dans certaines conditions coûtent déjà moins cher que le charbon, mais pour soutenir des filières devenues non rentables, mais dans lesquelles on aura trop investi, ou trop tard. C’est en partie le sujet de la controverse actuelle et l’argument des gens qui ont acheté un véhicule diesel il y a peu. Que peuvent-ils en faire ?
Certes ce gouvernement ne pourra pas faire tout ce que les autres n’ont pas fait précédemment, reste qu’il y a urgence à enclencher la transition et à la rendre accessible, afin que ce soient les entreprises, les collectivités et les populations qui s’approprient les projets sur le long terme et qui bénéficient du changement. Parce-que l’économie, tout comme l’écologie sont obligatoirement sociales, sociétales, ou transversales si l'on préfère.
C'est d'autant plus facile qu'à présent toutes les nouvelles solutions de production d’énergie sont modulables et adaptables en fonction du potentiel et en fonction des besoins. Tout comme dans les FineTech, plus l’offre sera diversifiée et proche de la demande, mieux elle pourra s’adapter aux besoins et elle en sera d'autant plus performante.
a écrit le 24/11/2018 à 11:13 :
Aux premières coupures d'électricité , quand le gouvernement devra annoncer des restrictions de consommation le soir , on verra si ils continueront à jouer les bobos
Réponse de le 24/11/2018 à 16:35 :
Les réseaux européens les plus sûr sont la Suisse, l'Allemagne et le Danemark qui ont déjà beaucoup de renouvelables. La France n'arrive que 8e en Europe. La vérité dérange les idées préconçues de pas très forts en sciences et technologies !
a écrit le 24/11/2018 à 11:12 :
On devrait leurs interdire de faire publiquement des déclarations d'engagements qui vont au delà du terme de leurs mandats. C'est du blabla de politique. Une arnaque à gogos et à bobos. Qu'il nous dise déjà ce qu'il compte atteindre en 2022 !!!
a écrit le 24/11/2018 à 10:07 :
"France vise une électricité à 40% renouvelable d'ici 2030"

Si les français ne sont pas prêt à limiter leurs oppositions ( et elles sont grandissantes) ce but ne pourra pas être atteint.

On ne nous pas encore informer sur les vrais coûts globaux ( y compris les indemnités de l'EDF ) de la fermeture d'une centrale dans le temps , y compris la déconstruction, et aussi le stockage des déchets, et plus spécialement de ceux hautement radioactifs.

A savoir comment on va financer ces coûts sans faire exploser la facture des particuliers et des entreprises?
Réponse de le 24/11/2018 à 11:17 :
Ca coutera rien du tout sauf si des ecolos des bacs a sable viennent exiger qu'on demonte et on lave tout pour y mettre des parcs ou des logements .
Il y a aucune raison de consacrer de l'argent à demonter une centrale une fois qu"'elle ne produit plus .
Demonter c'est simplement prendre pour mettre autre part vu que les composants en ont pour des milliers d'années à revenir non radioactif, autant les laisser sur place
a écrit le 24/11/2018 à 7:41 :
Prix et tendances comparées des énergies renouvelables et du nucléaire : https://www.lazard.com/media/450436/rehcd3.jpg
Réponse de le 24/11/2018 à 9:49 :
Cela ne prend pas en compte le stockage associé au solaire...
Sauf a supposer que vous n'utilisiez le renouvelable que lorsqu'il est là...
a écrit le 24/11/2018 à 7:33 :
Les mythes de l'intermittence des énergies renouvelables pour les gros attardés en sciences et technologies ! https://www.carbontracker.org/wp-content/uploads/2018/11/CTI_Myths_Series_2_Intermittency-1.pdf
Réponse de le 24/11/2018 à 14:38 :
La vérité sur l’intermittence. Combien va couter l’éolien sans vent ? Exemple, l´Espagne a 20.000MW d’éolien et a dû installer 15.000MW au gaz et grâce à cela importe pour 6 milliards d’euros de gaz pour compenser l´intermittence, résultat fin des subventions dans les renouvelables. Le Japon importe presque tous ses combustibles fossiles. En raison de l'utilisation accrue de combustibles fossiles et de la hausse des prix internationaux du pétrole au cours des dernières années, le Japon a dépensé 60% de plus pour les importations de combustibles fossiles en 2013 par rapport à 2010, une augmentation de 270 milliards de dollars sur trois ans. Cela a inversé l'excédent commercial du Japon et a créé un creusement du déficit commercial. Les électriciens ont transférés une partie du coût élevé de la production d'électricité pour les consommateurs, et les prix ont augmenté d'au moins 20%. Retour au nucléaire. Le Danemark exporte quand il y a du vent son surplus pour les STEP de la Norvège à un prix dérisoire et le rachète au prix fort durant les périodes sans vent. Le Danemark subventionne l´électricité de la Norvège. Fin des investissements. Au XIX siècle les moulins à vent ont été remplacés par la machine à vapeur pour éliminer l´intermittence, aujourd’hui nous y revenons, les leçons de l´histoire ne servent à rien.
Le développement pour être durable, ne doit pas utiliser d´énergies fossiles, or c´est le pétrole et le gaz qui ont permis la révolution verte. Au XX siècle la production mondiale d´aliments a augmenté de 600%. Le pétrole et le gaz servent à fabriquer les engrais (180 millions de tonnes de fertilisants (N-P-K)) et les phytosanitaires indispensables à l'agriculture moderne. Sans eux, les rendements s'effondrent. Ainsi que le diésel (100 à 150 litres pour ha/an pour planter, traiter et récolter) pour la mécanisation. Et la population en conséquence est passée de 1,7 à 6,8 milliards. Il suffit de regarder la Corée du Nord où la production a diminué de 40% (sans engrais et diésel) et la faim a tué 1 million de personnes pour imaginer le futur de l´humanité sans pétrole et gaz et ne pourra plus être nourrie suffisamment. Le pétrole n´est qu´une parenthèse de 200 ans dans l´histoire de l´humanité. Pour finir le PIB est proportionnel à la quantité d'énergie consommée par un pays. Donc moins de PIB si moins de pétrole, vu que l'efficacité énergétique ne s'améliora pas.
Réponse de le 24/11/2018 à 16:26 :
@ Roberton : la Norvège écoule ses excédents hydrauliques vers le Danemark et vice et versa le Danemark ses excédents éoliens. C'est tout bénéfice pour les 2 Etats entre autres dans le cadre du Nordpool. Idem l'Espagne et 39 autres pays principalement européens améliorent leurs interconnections via Entso-e l'opérateur regroupant 41 opérateurs nationaux. Résultats : gestion optimisée de l'énergie (500 TWh économisés sur 12 ans en Europe). La part de stockage manquante est très faible : en Allemagne par exemple les épisodes sans vents ne durent que 14 jours maxi mais sont compensé par en partie le solaire et d'autres énergie et donc nécessite qu'une part de stockage qui est de l'ordre de 15% maxi de la conso. Et l'Allemagne dispose de 6 mois potentiel de stockage P2G et la France 2 mois soit bien au delà des besoins. Analysez notamment les rapports semestriels d'Entso-e responsable du réseau européen vous comprendrez mieux comment çà fonctionne.
a écrit le 23/11/2018 à 18:06 :
Yaka-foko!
Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche (Ch de Gaulle)
Comme s'il suffisait que le parlement vote une loi pour que la batterie rechargeable instantanément avec une autonomie de 6 à 700km sortent du virtuel, et que les éoliennes tournent sans vent, ou les panneaux solaires produisent la nuit!
Ecolos= ayatollahs!
a écrit le 23/11/2018 à 13:11 :
Quand l'Etat se montre dubitatif pour la fermeture de quelques centrales a charbon d'ici 4 ans, qui ne représentent presque rien en production électrique, je vois mal comment il peut espérer fermer 30 % des reacteurs nucleaires en une quinzaine d'années. C'est du grand n'importe quoi !
Le pire c'est que mondialement il n'y a aucune urgence : la France ne représente que 1 % des émissions mondiales de GES et notre économie est déjà une des plus décarbonée du monde (grâce notamment au nucléaire)...
On se tire vraiment une balle dans le pied avec ces objectifs farfelus !
Réponse de le 23/11/2018 à 14:52 :
@Bof 23/11/2018 13:11
C'est, en effet, du grand n'importe quoi: le nucléaire a un bel avenir devant lui.
Cordialement
Réponse de le 23/11/2018 à 15:53 :
Je confirme: en ce moment même la France importe de l’électricité et il ne fait pas si froid. En se privant des centrales à charbon qui servent lors des pointes de consommation on risque le black-out et c’est bien le problème...dont le sybillin de rugy parle
Réponse de le 24/11/2018 à 9:52 :
Il reste a souhaiter que nous fassions l'expérience d'un vrai bon blakout électrique le plus rapidement possible, pour qu'on arrête de vouloir péter un service électrique qui marche et qui ne contribue pas au réchauffement.
Les pseudo-écolos politicons sont priés de s'occuper du chauffage et des transports, sur lesquels ils ont toute latitude pour nous montrer tout leur génie de la transition... On sera tranquille pendant un bon moment avec un tel os a ronger... :-)
a écrit le 23/11/2018 à 11:42 :
Un reve impossible
a écrit le 23/11/2018 à 10:55 :
Le problème de l'énergie est écologique (le climat), mais aussi technique (épuisement des ressources) et économique (relation travail -énergie). Il faut tenir compte de la note n°6 du CAE.
a écrit le 23/11/2018 à 10:07 :
Ce changement est la plus grande réforme de ces 50 dernières années et est imminemment technique. Tout le monde avance l'argument de la pollution qui est recevable pour l'émission mondiale (1% pour la France) mais il existe une autre qui est simplement la limite technologique des forages, hier à partir de la terre ferme et aujourd'hui sur des fonds de 2000 mètres avec 4000 mètres de tuyaux avec un risque technologique jamais nul: imaginons les conséquences de deux ou trois catastrophes majeures du type de celle qui c'est déroulée dans le golfe du Mexique, et bien ces situations auraient pour effet de tarir rapidement les sources de pétrole disponible. Bon, il reste le gaz et là personne n'en parle alors qu'il s'installe partout. Par ailleurs, nous pourrions sans doute transformer nos lisiers en carburant ca diffuserait une bonne odeur de campagne, qu'en pensent nos chimistes..
Réponse de le 23/11/2018 à 11:00 :
"transformer nos lisiers en carburant" c'est prévu, heureusement que le gaz est inodore, il faut le parfumer pour détecter les fuites. Méthane pour le chauffage et les bus, les bateaux modernes (réservoir à -160°C), pas pour les voitures (choix politique, le GPL est à 1% du parc, ça a suffi comme expérience).
La taxe carbone sur le gaz augmente son bonhomme de chemin, arrive à 20% des kWh en 2018, sera à 50% en 2022, 100% en 2027 si la trajectoire est maintenue. Le gaz "bio", on le subventionne en l'achetant plus cher (comme l'électricité), mais qui sait si y en aura assez (se chauffer au gaz ça fait 25% de CO2 de moins que le fuel je crois mais c'est pas suffisant comme diminution, pas ambitieux. En prévision, la TICPE s'applique au gaz butane, propane, en bouteilles, citernes depuis mi-2018, ça y échappait 75€/tonne CO2). Carboné = pas bon.

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