Démission, gilets jaunes, nucléaire : que retenir de l'Émission politique de Nicolas Hulot

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(Crédits : FT)
Nicolas Hulot a défendu jeudi son combat au gouvernement et appelé l'exécutif à développer enfin un accompagnement social "digne de ce nom" à la transition écologique, dans sa première intervention médiatique depuis sa démission fracassante du ministère de la Transition écologique et solidaire il y a trois mois.

Nicolas Hulot ne "regrette pas" d'avoir démissionné de son poste de ministre de la Transition écologique, a-t-il assuré jeudi soir sur France 2 pendant L'Emission politique, pour son retour médiatique trois mois après son départ du gouvernement.

"Je n'ai pas regretté, d'autant que je crois que cette décision a été comprise et que j'ai le sentiment qu'elle a provoqué une forme de sursaut", a-t-il dit. "J'ai vu beaucoup d'initiatives, des gens dire 'on est là, on va prendre le relais'".

"Et puis il y a un certain nombre de messages qui sont sortis de ma bouche, en disant 'il faut acter que le problème c'est le modèle dominant'", a-t-il ajouté. Alors "non, aucun regret, mais une tristesse car j'avais beaucoup d'espoir dans cette diversité gouvernementale, je trouvais que c'était un gage de succès".

"Je n'avais peut-être pas suffisamment de distance et de détachement pour accepter qu'on y aille à petits pas", a poursuivi l'ex-ministre. Mais "ce qui m'intéresse ce n'est pas ce qu'on n'a pas fait hier, mais ce qu'on peut faire ensemble, aujourd'hui".

"Gilets jaunes", crise "inévitable"

La crise des "Gilets jaunes" était "évitable", a assuré jeudi soir Nicolas Hulot sur France 2, indiquant que le gouvernement n'avait pas "entendu" ses propositions pour un meilleur accompagnement social de la transition écologique.

"Je me suis battu, et notamment les semaines qui ont précédé mon départ, pour qu'on change complètement d'échelle dans l'accompagnement social de la transition énergétique et écologique, avec des propositions concrètes", a déclaré trois mois après sa démission l'ancien ministre de la Transition, plaidant pour un accompagnant social "digne de ce nom" de l'augmentation de la taxe carbone.

"Je n'ai pas été entendu. On m'a opposé des raisons budgétaires, j'en ai tiré les leçons", a ajouté un Nicolas Hulot qui semblait en colère sur le plateau de l'Emission politique.

"Je veux bien tout assumer, j'ai tenté, quand je n'ai pas convaincu j'en prends acte, mais j'aurais préféré effectivement ne pas avoir eu raison sur le risque d'emballement que l'on connaît", a ajouté l'ancien animateur télé, confronté à un représentant du mouvement des "Gilets jaunes" en duplex depuis Saint-Brieuc.

"La France se serait bien passée de cette confrontation qui oppose l'écologie au social, alors que ma volonté était de réconcilier écologie et social. On n'y est pas parvenu et cette crise était évitable", a insisté M. Hulot.

L'ancien ministre, qui soutient de longue date l'augmentation de la fiscalité écologique pour financer la transition écologique, a répété son soutien à l'augmentation de la taxe sur les carburants que dénoncent les "Gilets jaunes".

"Je l'ai défendue (la taxe carbone) et je l'assume. Mais je l'assume à partir du moment où on la met en oeuvre avec une dimension et un accompagnement dignes de ce nom. C'est ce qui a manqué, il faut le dire", a-t-il déclaré, espérant que le gouvernement allait le faire "maintenant".

"Fermer au moins six réacteurs d'ici 2028"

"Il faudrait fermer six réacteurs nucléaires d'ici 2028, en plus des deux de Fessenheim", a estimé Nicolas Hulot, alors que le gouvernement doit annoncer la feuille de route énergétique de la France pour les 10 ans à venir. Emmanuel Macron doit exposer mardi ses choix en matière d'énergie, notamment sur le nucléaire, en vue de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).

"Attendons de voir", a t-dit Nicolas Hulot, pendant l'émission de France télévision. "Le 50% de nucléaire n'est pas remis en cause, et pour moi c'est un marqueur important".

La loi prévoit de ramener la part du nucléaire dans la production électrique à 50% (71% aujourd'hui), mais le gouvernement a fait passer fin 2017 l'échéance à 2030 ou 2035 au lieu de 2025 initialement.

"2035 c'est bien, à condition qu'on ait un calendrier, un échéancier, qu'on nomme les réacteurs".

"Qu'il y en ait au moins six d'ici 2028, plus Fessenheim, et qu'on ait fermé les 4 centrales à charbon".

Mais "si on le fait à la fin de la PPE ou dans les trois dernières années, comme certains le préconisent, je vous fiche mon billet qu'on ne le fera pas", a-t-il ajouté.

Le passage de 2025 à 2035, "je l'assume car on avait pris trop de retard, et sauf à se mettre dans des problèmes de sécurité d'approvisionnement, ce n'était pas jouable", a-t-il encore dit.

Le gouvernement planche sur trois scénarios, allant de 0 à 6 fermetures de réacteurs d'ici 2028 (en plus de deux à Fessenheim).

Mais "quel que soit le modèle, il y a une priorité", a ajouté l'ex-ministre de la Transition écologique: "Mettre le paquet sur l'efficacité énergétique, réduire notre consommation, parce c'est immédiatement des effets bénéfiques, sociaux et économiques, et là on n'est pas dans la trajectoire", a-t-il ajouté.

Suggérant des investissements hors critères de Maastricht de 1.000 milliards d'euros au niveau européen, il s'est offusqué que "pour sauver la planète on n'ose pas envisager ce qu'on a fait en 2008 pour sauver les banques."

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POUR REVOIR LE REPLAY DE L'EMISSION POLITIQUE AVEC NICOLAT HULOT

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 25/11/2018 à 10:21 :
Faire financer une taxe énergétique en sollicitant exclusivement le citoyen via des taxes carburants est une absurdité, d’autant que l’on sait aujourd’hui que cette taxe n’est qu’une source d’approvisionnement du budget comme une autre.
On pourrait orienter l’affaire sur la spéculation boursière engendrée par la titrisation des droits carbones. Et il est étonnant que ni Hulot ni le gouvernement n’est rien dit sur cette affaire.
Petit rappel ;
A ceux qui s’inquiètent de savoir pourquoi les agences de notation s’invitent àux COP 21,23, ne pas oublier que derrière l’AFFAIRE du CO2 anthropique, il y a depuis 14 ans la titrisation des « droits carbone ».Voilà une source intarissable de revenus s’appuyant sur une « noble cause ». Avant de se désintégrer dans un feu d'artifice de manipulations malhonnêtes, ENRON avait été un des lobbyistes les plus actifs pour le protocole de Kyoto. ENRON espérait devenir une société spécialisée dans les échanges des droits d'émission de carbone. Il ne s'agissait pas d'un mince espoir. Les droits ont toutes les chances de s'élever à plus d'un millier de milliards de dollars et les commissions d'atteindre plusieurs milliards de dollars. Les fonds de pension examinent avec une grande attention les opportunités ; ainsi était-ce le cas chez feu Lehman Brothers. Goldman Sachs a fait intensément pression pour le projet de loi du "Cap and Trade" et elle est bien placée pour en récolter des milliards.
D’où cet alarmisme climatique dont on nous rebat les oreilles depuis quelques années. On veut nous faire avaler que la responsabilité de l’homme est l’élément essentiel dans le processus réchauffement, en s’appuyant sur un canal unique d’informations GIEC .Ceux qui s’intéressent à ce problème et qui prennent le temps de rechercher, savent bien que la communauté scientifique est très partagée. Que les données CO2 ne sont pas fiables. Mais à quoi bon crier dans le désert….
a écrit le 25/11/2018 à 0:01 :
Une émission qui peut faire croire que Hulot a été trompé à l'insu de son plein gré par la politique macronienne, principalement productiviste et de court terme, reportant sur les gueux le financement de mesures écologistes. Une "diversion" avant un black saturday .
a écrit le 24/11/2018 à 22:10 :
Le report de 2025 à 2035 du passage à 50 % de nucléaire, c'est à dire en bon français de l'arrêt de centrales, est dû à la prise de conscience tardive du gouvernement que l'on risquait de manquer d'électricité à la pointe d'hiver. En effet on ne peut compter sur les énergies solaire (surtout la nuit) ou éolienne (surtout en cas d'anticyclone) pour passer cette pointe, la météo ne se commandant pas !
Il faudra donc que quelqu'un explique pourquoi en 2035 les choses seraient différentes, puisque seules les énergies "pilotables" comme le nucléaire l'hydraulique ou le charbon apportent la garantie que l'on aura toujours du courant à la prise ; comme l'hydraulique ne peut être développé davantage et qu'on ne veut plus du charbon, il ne reste que le nucléaire !!!
Donc en 2035 on se rendra compte à nouveau qu'il faut reporter de 10 années supplémentaires... et ainsi de suite jusqu'aux calendes grecques. Quand est-ce que nos politiques lèveront la tête ?
Réponse de le 25/11/2018 à 14:00 :
dans le pilotable il y a aussi les centrales à gaz, quand même mieux que le charbon. Quant au nucléaire il est plus "prévisible" que pilotable (pour garantir une base de production), le pilotage fin d'adaptation de la production à la demande relevant plus de l'hydraulique et de centrales thermiques.
a écrit le 24/11/2018 à 10:52 :
le paradoxe ! apres avoir été sauvé les banques française financel énergie fossile au détriment des énergies renouvelable ! la finance gouverne hulot le savait. decevant
maintenant la population trinque en fin de debat le script de Binoche et la pédagogie de Attal affligeant et sans intéret bla bla
a écrit le 24/11/2018 à 9:19 :
Plus on se rapproche de la catastrophe que personne ne veut voir, plus on parle des problèmes du quotidien c’est plus rassurant. Malheureusement tout ça fait le jeu des extrêmes faute d’accompagement Des plus fragiles d’entre nous et nous mène tout droit au chaos.
Réponse de le 24/11/2018 à 13:50 :
@ Gerard

Sauf que les Indiens polluent à tous vas, les chinois le must, les américains on voit ce qui se passe, les Polonais inaugurent une centrale à charbon ultra moderne et les Allemands qui font de l' électricité verte avec du charbon et le Français dans tout ça....Il paye, il paye et il paye le quart de tout ça n' est même pas investi dans l' écologie , le Gaulois en a marre !
a écrit le 24/11/2018 à 9:18 :
Suite. Je précise qu'un prix bas de l'énergie favorise le chomage. C'est ce qui caractérise notre situation comparée aux pays du nord de l'Europe.
Réponse de le 25/11/2018 à 14:05 :
"Je précise qu'un prix bas de l'énergie favorise le chomage" ...comme le prouvent les Etats Unis et le Canada, au plein emploi et où les caburants sont peu taxés (le prix de l'essence est moitié moins élevé au Canada qu'en France).
a écrit le 24/11/2018 à 9:07 :
Que retenir de Hulot ? Rien, les poncifs et le prêt à penser environnemental habituel , sans recul. Le débat sur la taxe carbone depuis plus de 10 ans est surréaliste, car même avant qu'on en parle elle existait déjà, les carburants étant à la base déjà bien taxés. De même quand on cherche à comparer la TC suédoise, présentée comme la plus lourde de l'UE, et la TC française : la taxe carbone suédoise constitue la totalité des accises sur les carburants alors qu'en France elle n'est officiellement constituée que de la hausse des accises depuis 2-3 ans. La réalité c'est qu'avant la hausse de janvier la taxation des carburants est déjà, à quelques centimes près, au même niveau en France qu'en Suède (l'accise est même plus lourde en France), les carburants ne sont (de moins de 5 ct) plus chers en Suède qu'à cause du taux de TVA, de 25% au lieu de 20%. Au 1er janvier si les hausses prévues s'appliquent, la France aura le (triste) record des carburants les plus chers d'Europe, ce qui n'est malheureusement, loin de là, le cas des revenus. De même lors de la première tentative d'instauration d'une taxe carbone à l'époque Sarkozy (déjà à l'instigation de Hulot et heureusement retoquée à l'époque par le CC) il y avait eu un débat surréaliste pour savoir s'il fallait taxer carbone l'électricité... pourtant quasi totalement décarbonée en France.
Réponse de le 24/11/2018 à 10:30 :
Bonjour Bruno. Le problème, ce n'est pas le carbone, mais l'énergie. Le travail et l'énergie représentent la même grandeur physique. Si on taxe le travail, il faut aussi taxer l'énergie en respectant la relation de la productivité. Tout ça est expliqué dans la note n°6 du CAE.
a écrit le 24/11/2018 à 8:57 :
La solution à nos problèmes économiques passe par une augmentation du prix de l'énergie. Cette mesure est favorable à la protection du climat (Jean Tirole) et tient compte de l'évolution des ressources (JM Jancovici). Il faut compenser cette mesure par une diminution du cout du travail (note n°6 du CAE), à niveau constant, jusqu'à un point d'équilibre. N Hulot est favorable à cette solution. Il devrait compléter cette analyse pa une allocation universelle (B Hamon) récupérée sur les tanches d'imposition de l'impot sur le revenu.
a écrit le 23/11/2018 à 18:24 :
Que retenir du peu que j'ai regardé? Qu'il est bourré de tics et qu'il veut imposer, non pas seulement aux Français mais au reste de monde, des mesures draconiennes onéreuses et mortifères qu'il s'autorise, bien sûr, à ne pas s'appliquer à son "auguste" personne! Il est puant de fatuité.
a écrit le 23/11/2018 à 16:57 :
Comme beaucoup d'autres N. Hulot ne manque pas d'aplomb !
Cela fait plus de dix ans que Hulot défend la "taxe carbone" !
La "taxe carbone" est l'un des combats majeurs de Nicolas Hulot. Cette mesure figurait déjà dans "son pacte écologique" qu'il soumettait à tous les candidats à la présidentielle de 2007. Appelée "contribution climat-énergie" lors du quinquennat Sarkozy, elle fut abandonnée. Relancée en 2014 sous Hollande dans sa forme actuelle, c'est-à-dire avec une "composante carbone" dont la part au sein de la TICPE augmente progressivement chaque année : de 7 euros la tonne de Co2 en 2014, elle est passée à 30,5 euros en 2017 sous Ségolène Royal avec l'ambition dans sa loi de 2015 d'atteindre les 100 euros en 2030.
En succédant à Ségolène Royal Nicolas Hulot a poursuivit cette trajectoire, la relevant même un peu plus avec l'objectif d'atteindre 55 euros par tonne dès 2019 puis 86,2 euros en 2022. Sur la gazole dès juin 2017 sur BFMTV, il promettait que "la fiscalité sur le diesel à la pompe sera la même que celle sur l'essence dans un horizon assez proche". Résultat si ces deux carburants vont augmenter ces prochaines années, l'un le fera bien plus rapidement pour s'aligner sur l'autre. De 53,07 centimes le litre de gazole en 2017, la TICPE doit donc atteindre progressivement 78,23 euros en 2022.
Qu'avait-il prévu comme accompagnement ? Rien du tout. Qu'elle hypocrisie de sa part. Pourquoi n'est-il pas resté au gouvernement pour mettre en application ses beaux discours ? Il a préféré démissionner en laissant les français se débattre avec "SA taxe carbone".
On constate que M. Hulot n'a absolument aucune crédibilité pour faire la leçon à E. Macron. C'est valable pour S. Royale et F. Hollande qui ont mis en place la taxe carbone.
a écrit le 23/11/2018 à 15:51 :
on a un grand defi pour les ANNEES a venir SOIS SAUVEZ LE POUVOIR D ACHAT SOIT SAUVEZ NOTRE TERRE,? quand on sais que les gros pollueurs sont a 99% les autres pays pourquoi la France qui pollue pour 1 pourcent serais les payeurs pour sauvez cette terre ou tous le monde s en fou, HULOT ME FAIS PENSEZ A DONQUICHOTTE QUI SE BATTEZ CONTRE DES MOULINS A VENT ? jean ferrat disait qui veut sauver le monde a souvent les yeux tristes? ceci se n ai pas une raison ,pour ne rien faire , les deux revendications sont des idees honorable ? DEBATTONS EN ENSENBLES ???
a écrit le 23/11/2018 à 14:56 :
Nouvelle émission sur tf1 à la rentrée : Échoua !
a écrit le 23/11/2018 à 14:43 :
Qui est N. Hulot ? Que représente t-il ?
Cordialement
a écrit le 23/11/2018 à 13:35 :
Sacré Hulot, il sait , ou savait, toujours ce qu'il faut faire quand il n'est plus responsable !
La politique c'est aussi de mouiller sa chemise efficacement pour obtenir des résultats, le reste c'est du bla bla de bobo pour salons parisiens................
a écrit le 23/11/2018 à 12:30 :
La magie du verbe a encore frappé, il y a 3 mois on ne l'entendait pas et il était bcp plus modeste, mais évidement le pouvoir d'agir qu'il détenait se délitait face à la réalité du monde.
a écrit le 23/11/2018 à 11:58 :
Je doute que Nicolas Hulot soit le personnage préféré des français, mais je ne doute pas qu'il soit "le premier lobbyiste de France".
a écrit le 23/11/2018 à 11:07 :
le refrain de m Hulot est décevant ! un échec pour avoir été manipulé ! un peu trop facile pour dramatiser maintenant ! en faisant du catastrophisme pour avoir instauré cette taxe carbone une injustice ! son silence etait un aveu ou une hypocrisie! heureusement les journalistes(m Salamé) ont brillés en pimentant le débat
a écrit le 23/11/2018 à 11:00 :
Il est plus bavard quand il n'a pas de responsabilité pour entretenir sa côte médiatique personnelle que quand il a les mains dans le cambouis.
Le courage politique n'est pas son fort, les taxes écologiques, ils n'étaient pas contre les écologistes.
Aujourd'hui, on dirait qu'ils l'ont oublié, ils savaient bien que cela pénalise les plus faibles socialement.
Tous les jours on nous dit il faut aller vite, la planète dépasse le seuil supportable de pollution, peut-être, bien que la France serait responsable que de moins de 2% de la pollution de la planète.
Mais même si elle devient responsable de 0%, il faut reconnaître que cela ne changera pas grand chose au problème.
Alors il faut garder raison les écologistes, présentez-nous un programme sans changement de véhicule diesel demain, de chaudière après-demain , de maison à faire reprendre de fond en comble pour une isolation douteuse...n'ajoutez pas de la misère à la misère.
a écrit le 23/11/2018 à 10:02 :
Pensez vous que cela soit une coïncidence? Mr Hulot est en service commandé pour excuser l'augmentation des taxes pour des motifs non programmés antérieurement! On ne se critique pas entre européiste! Manipulation que cela et il n'en a pas honte!
a écrit le 23/11/2018 à 9:39 :
donc la solution !!arrêtez de commercialiser des voitures à tout va !!fermez toutes les usines puisque la solution il n'y en a pas !!il faut un moment stopper de prendre les Français en otage avec toutes vos solutions de dernier de la classe et pour finir et vous
faites payer les Français des taxes directes et indirectes à tour de bras !!! je m'explique
taxes sur les carburants sur le diesel et des milliers de voitures diesels sont encore vendus chaque jour ???le problème c'est qu'il y a trop de voitures sur les routes et ça vous n'en parlez pas bien-sur et vous nous obligés à ralentir sans-cesse notre vitesse
de ce fait que vous ne voulez pas reconnaître et en plus vous nous mettez des radars de partout pour nous enlever des points du permis et qui paye les amendes au gouvernement , c'est pour ça que je vous parle d'impôts indirects et directs ?? vous savez vous allez pas continuer longtemps comme ça !!! les gens vont vite se fatiguer là on arrive au bout arrêttez surtout de mentir aux Français et à la France tout entiere
a écrit le 23/11/2018 à 9:27 :
Hulot a remis les pendules à l'heure et l'église au centre du village... C'est salutaire.

Il a renvoyé le gouvernement face à ses contradictions, ses mensonges, ses choix purement budgétaires. Pour ceux au gouvernement qui espéraient une forme de soutien c'est raté.

En même temps il a donné des pistes immédiatement exploitables par le gouvernement pour sortir (un peu) de la crise. Remettre et renforcer les aides pour l'isolation thermique des bâtiments, renforcer les dispositifs pour le changement des véhicules polluants.
Il n'a pas convaincu par contre sur la trajectoire de la taxe carbone.

Et il a souligné l'absence dramatique de plan cohérent à court et moyen terme pour le remplacement des énergies fossiles.

J'ai cru comprendre que le gouvernement commençait enfin à bouger mais s'il pense s'en sortir avec des conférences, des grenelles entre initiés (gouvernement, syndicats, vendeurs de watts et organisations écolos), il fait erreur.
Je viens d'entendre Mr berger pérorer sur la taxe carbone... il n'a pas plus de légitimité a en parler que le syndicat des charcutiers et la CFDT étant le syndicat qui a rendu possible les reculs les plus brutaux de la protection sociale, et n'a pas voulu s'associer au mouvement des GJ, il est out.

Les GJ c'est le peuple français, il faut que Macron parle enfin aux français. Qu'il vienne à 20h30 sur un plateau TV et dise ce qu'il aurait du dire il y a 3 semaines (et faire depuis son élection).

1°) J'ai bien compris que le poids de la taxe sur les carburants est devenu insupportable
2°) Je suspends les hausses prévues
3°) je mets en place un dispositif de modulation des taxes en cas de forte hausse du prix du baril pour que personne ne soit pris à la gorge par une facture énergétique.
4°) Nous allons mettre en place un autre mode de financement pour la transition, qui soit plus juste
5°) Nous allons faire le forcing à Bruxelles pour qu'on obtienne de sortir les investissements écologiques du 3% de déficit et créer un fond de développement écologique européen.
6°) Je ne rétablis pas l'ISF, mais 3 tranches supérieures sur l'IRPP.
7°) les bonus financiers, les dividendes, seront taxés à la même hauteur que les revenus du travail, ni plus, ni moins.
8°) Les aides écologiques pour les particuliers seront indexées sur les revenus.
9°) 20% du budget écologique sera destinées à la recherche et au développement en matière énergétique.

etc etc...
Il y aura encore énormément de choses à faire pour la justice sociale, sinon les GJ finiront par être armés et marcher sur l'Elysée.
Réponse de le 23/11/2018 à 9:50 :
Le problème de Macron et le retour de l' alibi Hulot n' est pas la transition écologique pourtant intéressante, son problème est de taxer et d' imposer afin de boucler le budget de l' état puisque la France est acculée par la désindustrialisation à l' est par suivisme de la feuille de route de Bruxelles ou GOPE ..

Que signifie : « garantir la compatibilité des évolutions du salaire minimum avec la création d’emplois et la compétitivité » ?

Cela signifie que, le taux de change de l’euro étant trop cher pour la compétitivité de l’économie française, il faut procéder à une « dévaluation interne », comme le disent les économistes ayant le goût de l’euphémisme.

En clair, cela veut dire qu’il faut geler le niveau du SMIC ou en tout cas arrêter tout coup de pouce, comme ce fut d’ailleurs déjà le cas cette année. Le salaire minimum en Bulgarie étant d’environ 235 euros par mois selon le cours de l’euro, ce n’est pas demain la veille que l’on verra la Commission européenne demander à la France de redonner du pouvoir d’achat aux Français en relevant substantiellement le SMIC.

En outre, va-t-on vers des SMIC variables comme en Allemagne ? Rappelons que là-bas, il n’y a pas de SMIC horaire dans l’agriculture, dans les secteurs concernés par les travailleurs détachés ou pour les chômeurs de longue durée.

Que signifie : « en supprimant les impôts inefficaces et en réduisant les impôts sur la production prélevés sur les entreprises » ?

Comme ce qui précède, c’est une reprise des GOPÉ 2016-2017/2017-2018 et c’est très simple à comprendre. Il s’agit de baisser l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales. Peut-être même d’augmenter la TVA et/ou à nouveau la CSG que paient tous les ménages, à commencer par les plus modestes. C’est Robin des Bois à l’envers puisqu’il s’agit de faire payer davantage les pauvres pour enrichir les très riches.

On pourrait imaginer un impôt sur les sociétés plus progressif avec une baisse du taux pour les artisans, PME et TPE qui sont les principaux créateurs d’emplois. Ce n’est pas du tout ce qui est demandé.

C’est à la fois une injustice morale, un scandale social et une stupidité économique insondable.

Cela peut aussi signifier supprimer entièrement l’ISF qui ne demeure plus que sur le patrimoine immobilier. Profitons-en pour dire que de ne laisser l’ISF que sur les biens immobiliers est aussi injuste car les très riches ont très peu d’immobilier en pourcentage de leur richesse. L’exonération n’a donc bénéficié quasiment exclusivement qu’aux ultra-riches et non pas à une classe moyenne supérieure qui aurait pu accumuler des biens immobiliers.

Que signifie : « réduire la charge réglementaire et administrative afin de renforcer la concurrence dans le secteur des services et favoriser la croissance des entreprises » ?

Cette formulation est particulièrement fourbe. Rappelons tout d’abord que, question normes, l’UE s’y connaît étant donné que le coût d’application des normes européennes pour l’économie française est de l’ordre de 38,7 milliards d’euros par an (30 milliards d’euros pour les entreprises/8,7 milliards d’euros pour les administrations publiques).

Quand on lit dans le détail le préambule, c’est en fait et encore, les professions réglementées qui sont dans l’œil du cyclone..
https://www.upr.fr/actualite/france/la-feuille-de-route-economique-et-sociale-d-emmanuel-macron-est-mise-a-jour-les-grandes-orientations-des-politiques-economiques-gope-2018-2019/
En conclusion, la feuille de route économique et sociale est dans la continuité des années précédentes. Il s’agit d’une politique économique inefficace dans son ensemble qui bénéficiera à quelques-uns (les fameux 1 %) au détriment du plus grand nombre et de la France dans son ensemble.

Quoi qu’il en soit, la publication de ce rapport confirme encore une fois toutes les analyses de l’UPR et décrédibilise tous les pseudo-opposants, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, qui tapent sur Emmanuel Macron et s’indignent de sa politique, sans jamais nommer les causes.
a écrit le 23/11/2018 à 9:02 :
"Suggérant des investissements hors critères de Maastricht de 1.000 milliards d'euros au niveau européen, il s'est offusqué que "pour sauver la planète on n'ose pas envisager ce qu'on a fait en 2008 pour sauver les banques."

Merci monsieur Hulot, c'est ce que je dis ici depuis des années, tandis que l'on contraint le citoyen à se saigner pour payer la "dette" et "sauver la planète" les actionnaires milliardaires gagnent 30% de revenus en plus par an en investissant sur la destruction de la planète et de son humanité.

IL est bien évident que vous ne pouviez pas faire grand chose au sein de ce gouvernement à la botte du consortium financier européen.
a écrit le 23/11/2018 à 8:38 :
Donc plus de voitures diesel car pas bon , mais aussi plus de voitures electriques car on n'aura pas assez d'electricité pour les faire rouler ( avec moins de nucléaire) . Marrant les chinois sont passés en masse des vélos aux voitures et nous on va passer des voitures au vélo. Un ascenseur social qui descend à la cave !
Réponse de le 23/11/2018 à 10:42 :
Les chinois sont en train de passer directement au véhicule électrique.

Il y a 350 000 véhicules électriques en chine contre 60 000 en France. Chaque année le marché augmente de 50%

Les constructeurs chinois pensent être en mesure d'ici 3 ans de produire des véhicules équivalent des Tesla à moitié prix et le gouvernement chinois leur impose d'arriver à plus de 20% de la production en électrique en 2020.

Quant à nous, on peut aussi passer au vélo électrique. Dans beaucoup de grosses agglomération c'est plus rapide qu'en voiture.
Réponse de le 23/11/2018 à 10:42 :
Les chinois sont en train de passer directement au véhicule électrique.

Il y a 350 000 véhicules électriques en chine contre 60 000 en France. Chaque année le marché augmente de 50%

Les constructeurs chinois pensent être en mesure d'ici 3 ans de produire des véhicules équivalent des Tesla à moitié prix et le gouvernement chinois leur impose d'arriver à plus de 20% de la production en électrique en 2020.

Quant à nous, on peut aussi passer au vélo électrique. Dans beaucoup de grosses agglomération c'est plus rapide qu'en voiture.

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