Rennes : accident thérapeutique grave lors de l'essai d'un médicament

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L'essai en question, mené par la société Biotrial, un centre de recherche médicale, était en phase I, c'est-à-dire effectué sur un nombre limité de sujets sains, sous contrôle médicale strict.
L'essai en question, mené par la société Biotrial, un centre de recherche médicale, était en phase I, c'est-à-dire effectué sur un nombre limité de sujets sains, sous contrôle médicale strict. (Crédits : DR)
L'accident thérapeutique, survenu lors d'un essai thérapeutique dans le centre de recherche médicale de la société française Biotrial à Rennes, a entraîné l'hospitalisation de six patients, dont l'un est en état de mort cérébrale. Le test en phase I concernait une molécule produite par le laboratoire portugais Bial. Une enquête a été ouverte.

Publié le 15/01/2016 à 14:31. Mis à jour le 15/01/2016 à 16:51.

Le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert vendredi 15 janvier une enquête après un accident qui a eu lieu près de Rennes lors d'un essai thérapeutique. Le produit testé lors de l'accident médical qui a causé l'hospitalisation de six personnes à Rennes, dont une est en état de mort cérébrale, est une molécule à "visée antalgique" contenant du "cannabinoïde" (il s'agit de substances utilisés comme psychotropes pour soulager des douleurs chroniques), prise par voir orale. A noter que l'essai en question, mené par la société Biotrial, un centre de recherche médicale, était en phase I, c'est-à-dire effectué sur un nombre limité de sujets sains, sous contrôle médicale strict. Le but est d'évaluer la sécurité de l'emploi d'une nouvelle molécule. Celle-ci a été conçue par le laboratoire portugais Bial, selon une source proche du dossier, rapporte l'AFP. Ce dernier est le plus grand groupe pharmaceutique portugais.

La société française Biotrial, qui emploie 300 salariés dans le monde, dont 200 personnes à Rennes, a vu passer environ 55.000 volontaires en vingt-cinq ans, selon Ouest-France.

Marisol Touraine: "Je n'ai connaissance d'aucun événement comparable."

Pour le moment, on ne sait pas qui, de la molécule ou des conditions de l'essai, a provoqué cet accident. De fait, l'enquête ouverte par le pôle santé du parquet de Paris doit déterminer les causes de cet accident, a affirmé le ministère de la Santé. Par ailleurs, Marisol Touraine s'est rendu à Rennes vendredi après-midi pour tenir un point presse.

"Je n'ai connaissance d'aucun événement comparable. C'est inédit", a déclaré la ministre de la Santé, lors d'une conférence de presse à Rennes.

"Ce type d'accident est exceptionnellement rare. On a fait une recherche dans nos dossiers et on a retrouvé sur les 15 dernières années moins de 10 cas en France, avec des conséquences infiniment moins graves que ce qui est décrit pour cet accident", a précisé pour sa part à l'AFP Philippe Treguier, directeur juridique de l'Oniam, l'organisme public chargé d'indemniser les victimes d'accidents médicaux.

Les victimes pourront saisir les Commissions de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (CCI) en préalable à une procédure d'indemnisation par l'Oniam, a-t-il précisé.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/01/2016 à 5:22 :
Combien cela va couter à la sécurité sociale?
a écrit le 15/01/2016 à 22:26 :
Vite une loi !! Il faut encadrer ...et ensuite , on le met avec le principe de précaution dans la constitution ... Toute recherche engendré un risque donc il faut l'accepter pour le bien-être avenir des populations mais si c'est douloureux pour lanfamille de la victime
a écrit le 15/01/2016 à 17:38 :
Avec son air de poule qui a trouvé un stylo en soulevant une frite, la Marisotte Touraine va certainement terroriser les labo ! Quelle cruche, celle-là !
Ciao.

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