Fonction publique : le gouvernement va rétablir le jour de carence

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Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, a confirmé la volonté du gouvernement de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires durant le quinquennat et a annoncé le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique.
Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, a confirmé la volonté du gouvernement de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires durant le quinquennat et a annoncé le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique. (Crédits : Benoit Tessier)
Afin de "lutter contre le micro-absentéisme", réaliser des économies et "rétablir l'équité entre le public et le privé", le gouvernement entend réinstaurer le jour de carence dans la fonction publique. Une mesure qui avait été mise en place par Sarkozy avant d'être supprimée sous Hollande.

Mauvais temps pour la fonction publique ? Ce jeudi, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin a, d'une part confirmé l'objectif du gouvernement de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d'ici cinq ans, d'autre part annoncé le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique. Lors des états généraux des comptes de la nation, un événement organisé à Bercy et réunissant parlementaires, élus locaux et représentants syndicaux, Gérald Darmanin a expliqué:

"Dire la vérité sur les comptes publics, c'est la première étape pour pouvoir agir. (...) Il s'agit de redresser les comptes publics sans aucun alourdissement de la pression fiscale."

Le jour de carence dans la fonction publique, qui consiste à supprimer la paie le premier jour d'absence pour maladie, sera, ainsi, rétabli dès 2018:

"Même si le jour de carence ne doit pas être le seul instrument pour lutter contre l'absentéisme des agents, qui est aussi la conséquence de souffrances d'une partie d'entre eux (...), il permet de lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d'euros par an", a-t-il déclaré.

Ce projet, qui "vise notamment à rétablir l'équité entre le public et le privé" selon le gouvernement, figurera dans le projet de loi de finances pour 2018.

Le jour de carence avait été mis en place pour les fonctionnaires lors du quinquennat Sarkozy avant d'être supprimé par Hollande en 2014. La ministre de la Fonction publique de l'époque, Marylise Lebranchu avait qualifié la mesure "d'injuste, inutile et inefficace".

D'autres mesures pour maintenir le déficit public

Alors que la Cour des comptes rendait, la semaine dernière, un audit inquiétant sur le déficit public français - selon l'institution, il devrait atteindre 3,2% du PIB cette année -, le ministre des Comptes publics a rappelé que le gouvernement devait économiser environ 5 milliards d'euros en urgence afin de boucler le budget 2017 et tenir son engagement européen fixé à 3% de déficit.

Pour réaliser des économies d'ici à la fin de l'année, le gouvernement prépare un décret, qui sera soumis aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et au Sénat et qui détaillera les annulations de crédit pour chaque ministère. Bercy, pour sa part, devrait économiser 120 millions d'euros cette année.

D'autre part, le volume des contrats aidés devrait baisser au second semestre : "Près de 70% des 280.000 contrats aidés ont déjà été utilisés durant le seul premier semestre", a souligné Gérald Darmanin.

Et, dernière annonce du ministre des Comptes publics : la procédure parlementaire conduisant au vote de la loi de finances devrait être révisée, de manière à accorder plus de pouvoirs au Parlement en matière d'évaluation et de contrôle.

(avec AFP)

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a écrit le 08/07/2017 à 14:21 :
j'ai travaillais en tant que contractuel. Malheureusement il y a des abus qui pousse a l'épuisement les autres agents qui doivent faire double boulot a cause de la dite personne. exemple : plus de 15jours pour une entorse du pouce !!! ou 3 semaines pour une angine. mon médecin est horrible alors car moi j'ai droit a 1 à 0 jours d'arrêts mais quand je m'étouffe et que je tousse dans les couloirs ou en état dépressifs. A quand de vrais mesure tel que le droit de la CPAM de faire des contrôles sur les arrêts maladies des FONCTIONNAIRES et le renforcement des contrôles sur le laxisme de certains médecins qui ne font pas la différence entre vrais malade et comédiens. A ce sujet je trouve pas normal que le patient renseigne le médecin sur sa température ! c'est au médecin de le vérifier et non au patient de raconter ce qu'il veut ! du sérieux et du professionnalisme ! pour sauver les droits des vrais malades !
a écrit le 08/07/2017 à 8:08 :
Fonctionnaires qui avez voté macron : un belle paire de cornes vous poussent !
Il fallait réfléchir un peu plus !!!
Réponse de le 10/07/2017 à 10:06 :
"Fonctionnaires qui avez voté macron"

Surtout la categorie A+ (cadres supérieurs) et A administratif.
a écrit le 08/07/2017 à 7:26 :
Beaucoup souhaitent aligner le public et le privé. A que cela ne tienne : alignons le jour de carence, le temps de travail et autre mais dans ce cas il faut également aligner les salaires...
un prof a bac +5 en début de carriere c'est 1800€ net avec la responsabilité de 30 gamins, un acheteur public en milieu de carrière c'est 2500 € net (contre 3000€ en moyenne + participation, CEdans le privé).

Ok pour aligner et alignons tout.

Ps: je ne suis pas fonctionnaire, je suis contractuel dans la fonction publique, avec un salaire du public et 3 jours de carence pour ma pomme...
Réponse de le 08/07/2017 à 17:51 :
Bravo,alignons le nombre de jours de vacances du privé sur ceux de l'éducation nationale
a écrit le 07/07/2017 à 19:32 :
scoup de Darmanin : rétablir l'équité entre le public et le privé : un jour de carence dans le secteur public ,.... donc un jour de carence aussi dans le privé ; non je me trompe , trois fois plus d'absentéisme dans le secteur public que dans le privé , l'équité selon Darmanin c'est un jour de carence dans le public et trois dans le privé . ouf , on a eu peur .
Réponse de le 07/07/2017 à 22:30 :
absentéisme privé: 3.2%

absentéisme public: 3.4%

On en trouve toujours pour dire que ça fait trois fois plus!
Réponse de le 08/07/2017 à 5:46 :
@ Gringo Bonjour,
Revoyez vos chiffres, ils ne sont pas bons.
http://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/absenteisme-compare-secteur-public-secteur-prive
et ça n'a pas du s'améliorer depuis.
Réponse de le 08/07/2017 à 8:57 :
@ à JCML

Des chiffres sur l'absentéisme datant de 1998 ? Sérieusement ?

"Un autre chiffre intéressant, tiré du rapport annuel sur l’état de la fonction publique, confirme que les profs sont moins absents que la moyenne des fonctionnaires : en 2012, la proportion de salariés absents au moins un jour pour raisons de santé au cours d’une semaine est, tous secteurs confondus, de 3,7% au niveau national. Elle est de 3,6% dans le secteur privé, de 3,8% dans la fonction publique, et de… 2,3% chez les enseignants "
Réponse de le 08/07/2017 à 14:12 :
C'est facile , la manipulation des chiffres...a-t-on réfléchi aux causes de l'absentéisme public? Demandez donc au personnel médical épuisé, aux enseignants éprouvés nerveusement dans un monde si peu humain, et à bien d'autres ?
Diviser pour mieux régner : dresser deux catégories l'une contre l'autre, n'est-ce pas efficace? ni de droite ni de gauche, ni public ni privé...tout le monde devrait s'y retrouver! un coup à droite, un coup à gauche, et les sondages parleront comme il faut...
Se méfier du discours politique intéressé, ces gens devraient commencer par serrer leur propre ceinture, renoncer à leurs privilèges avant de s'attaquer aux pauvres , seraient-ils devenus des robots sans coeur, des machines à sous?
a écrit le 07/07/2017 à 17:57 :
et pourquoi pas 6 jours de carence pour tous???monsieur D'Armanin n'a pas compris que la fonction publique n'avait pas fonction a etre rentable,puisqu'il suffit d'ajuster les impots pour équilibrer ses comptes.seul compte le service rendu aux français
Réponse de le 07/07/2017 à 21:53 :
@élu ps: et qui paie en finale ? on pourrait aussi payer les gens à rester chez eux et taxer ceux qui ne profitent pas outrageusement du système ! La fonction publique n'a pas vocation à être rentable, certes, mais le contribuable n'a pas non plus vocation à être le pigeon des indélicats de la fonction publique :-)
Réponse de le 08/07/2017 à 14:49 :
@elu ps
Très juste! notion oubliée que celle de service public qui n'a pas vocation à faire du, profit! Les libéraux qui sévissent en ce moment ne savent pas que la plus grande des richesses c'est l'humain, richesse inépuisable, elle...dommage que leur culture se limite à la bible des chiffres, à la culture occulte du profit à tout prix.
Quel manque de discernement, d'empathie, perversion de la morale républicaine, manipulation de l'opinion en cherchant à diviser le peuple : public, privé, un coup à; droite, un coup à gauche, et l'élite (vocable bien dévoyé!) y trouve son compte...Il ne faut pas tomber dans le panneau, mais au contraire s'unir contre la froide et hyper puissante machine de Bercy
a écrit le 07/07/2017 à 17:47 :
82% des cades du privé (surtout dans les grands groupes) n'ont pas de jour de carence grâce a des complémentaires santé ultra généreuses et à la charge de l'employeur.

Dans le public c'est à chacun de se payer sa complémentaire et il n'y aura plus de jour de carence!

Parler de justice c'est se moquer des faits et des français! C'est un acte de mépris!

C'est du "gagne petit" qui risque après le gel du point d'indice de coûter cher au gouvernement!

Je pense qu'à minima la confiance est rompue, peut-être va t-on voir la situation déraper pour une petite mesure symbolique!

Il y avait pourtant besoin de faire des évolutions importantes dans le management et le périmètre des missions, mais pour cela il fallait de la confiance. Il n'y en a déjà plus!
a écrit le 07/07/2017 à 17:02 :
La majorité des salariés du privé bénéficient d'un accord d'entreprise plus généreux que la loi. Selon une enquête de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), 64 % des salariés du privé "bénéficient d'une prise en charge totale des trois jours de carence" par leur employeur et 2 % d'une prise en charge partielle.
Les inégalités sont en fait entre salariés des très grandes entreprises (plus de 250 salariés), dont 77 % prennent en charge les jours de carence, et ceux des TPE, qui ne sont que 47 % à le faire. 82 % des cadres ont leurs jours de carence indemnisés par l'employeur, contre seulement 51 % des ouvriers. Par ailleurs, les entreprises instaurent souvent des conditions de statut et d'ancienneté pour pouvoir bénéficier de la couverture des jours de carence, mais il n'existe pas de panorama de ces conditions.Dans le privé, l'Assurance-maladie verse une indemnité qui atteint 50 % du salaire brut. Mais la loi impose aux employeurs de compléter cette indemnité pour les salariés ayant plus d'un an d'ancienneté. Du 8e jour au 38e jour d'arrêt, le salarié doit au minimum être indemnisé à 90 % du salaire brut. Puis aux deux tiers les trente jours suivants.
Mais là encore, des accords de branche ou d'entreprise prévoient bien souvent des conditions d'indemnisation plus favorables. Selon l'Irdes, 80 % des salariés du privé sont ainsi indemnisés à 100 % au 4e jour d'absence, mais au 70e jour d'absence ce n'est plus le cas que pour 68 % des salariés.Une étude du ministère du travail, publiée le 12 février, dément qu'il y ait plus d'arrêts dans le public que dans le privé. Sur une semaine de référence, 3,9 % des fonctionnaires en moyenne ont été arrêtés au moins une heure pour maladie ou pour garder un enfant malade. Ce taux est de 3,7 % pour les salariés du privé en CDI depuis plus d'un an, estime l'étude.En revanche, ce taux chute à 2,6 % pour les salariés du privé en situation précaire (CDD, intérim, CDI depuis moins d'un an).
a écrit le 07/07/2017 à 13:49 :
Il y en a juste assez de taper sur les mêmes... quand vous n'aurez plus de profs, plus de gendarmes, plus d'agent de la CAF, de l'URSSAF et autres pour cause de non remplacement ou simplement parce que les salaires ne sont pas motivants) il ne sera plus temps de pleurer. Nous travaillons pour vous et on nous applique une vieille politique (combien de temps le point d'indice est-il resté gelé ?) qui n'a rien changé au problème de la dette depuis 15 ans ! D'autres solutions existent : renoncer aux jeux olympiques : 15 M d'économies... il nous "manque" 8 M semble t-il... quant à la droite bien-pensante qui tel M. Fillon, gère tellement bien son budget qu'il n'arrive pas à payer ses impôts, elle me dégoute : que l'on prive les députés absents de l'AN de leurs enveloppes et rétributions, là il y a des économies d'argent public à faire !
a écrit le 07/07/2017 à 13:21 :
La fonction publique c'est comme en URSS d'antan ou la Chine de Mao à aujourd'hui . Il faut supprimer le statut et rétablir l'égalité entre tous les français .
Réponse de le 07/07/2017 à 16:58 :
Bien sur : pour tous une éducation privée, une médecine privée et une police privée... C'est très malin tout ça... Sans compter qu'avec des fonctionnaires "privatisés" on pourra leur graisser la patte plus facilement !
Réponse de le 07/07/2017 à 17:45 :
actuellement par raisonnement le prive a 3 jours de carence et le public 0,cela devrait dire que le public a moins d'absence que le prive? alors que les statistique donnent tout a fait le contraire "chercher l'erreur !!!!!
a écrit le 07/07/2017 à 12:53 :
C'est une arme a double tranchant. L'expérience de 2 ans n'a pas que eu des effets positifs. Le jour de carence pénalise les plus faibles agents de la fonction publique : les femmes (ou hommes) seules avec famille à charge, les temps partiels.
Pendant 2 ans, ce que nous avons vu dans les services : ce sont les agents qui étaient souvent absents toujours aussi absents (je ne parle pas des accidents du travail, maternité etc...), une augmentation de la durrée des absences pour maux hivernaux (des agents qui disent "vu que le 1er jour est pas payé et bien je demande 5 jours à mon médecin plutôt que 3) et des tas d'agents qui ne peuvent pas se permettre de perdre un jour de salaire et qui viennent malades, qui à comater sur leur bureau ou travailler au ralenti avec 40° de fièvre) et qui en +, file la grippe à tous leurs collègues.
Réponse de le 07/07/2017 à 16:16 :
@pragmatique: "je demande 5 jours au médecin" ! Tu ne crois pas qu'il y a une anomalie ? Ce n'est pas au malade de décider, mais au médecin de faire correctement son travail. Et justement, il faudrait vraisemblablement surveiller et sanctionner les médecins complaisants. Rien de plus facile avec l'informatique :-)
Réponse de le 07/07/2017 à 16:49 :
Le plan d'action lancé en 2015 pour réduire les coûts prévoyait l'accompagnement des médecins prescrivant trop d'arrêts par rapport à leurs confrères, avec des procédures de "mise sous accord préalable" (la Sécurité sociale doit valider l'arrêt) pour les plus extrêmes. Selon Jean-Paul Hamon, président de la fédération des médecins de France, "tous ces contrôles" sont "mal vécus" par la profession, les arrêts étant "justifiés" pour Claude Leicher, de MG France.
a écrit le 07/07/2017 à 11:13 :
Cette campagne de stigmatisation des fonctionnaires est honteuse,et elle aboutira a l'effet inverse de celui recherché.Les fonctionnaires seront tellement démotivés qu'il faudra introduire une nouvelle prime de présence pour la fonction publique
Réponse de le 07/07/2017 à 13:57 :
Retraitè d'une carrière d'humoriste? Vous avez repris du service.
Réponse de le 07/07/2017 à 14:35 :
Allez voir le taux d'absenteisme a la mairie de montpellier. Ca ne sanctionne que les personnes qui sont toujours malade pour un oui ou un non. -20% d'absenteisme lorsque la mesure etait en place sous Sarkozy.
Réponse de le 07/07/2017 à 15:56 :
Des sanctions ? OK les gens seront plus présents mais ils bosseront encore moins et seront moins motivés. Les sanctions n'ont jamais fontionné dans toute l'histoire de l'humanité, et les coups de fouets n'ont jamais fait de meilleurs esclaves.
Réponse de le 07/07/2017 à 16:12 :
Retraité CGT? allons il est temps pour une tizane et un fauteuil bien chaud.
a écrit le 07/07/2017 à 10:58 :
On peut rappeler que dans le privé un salarié en arrêt maladie ne perçoit une indemnité qu’à partir du quatrième jour de maladie (trois jours de carence), mais voit sa perte de salaire souvent compensée par son employeur (deux tiers des salariés ), à l’exception des PME ou des artisans (jamais eu aucun accord dans ces branches ) soit un tiers ,ce n’est pas le cas dans la fonction publique, où il n’y a pas de compensation financière.Ce que met en évidence l'étude de la Drees: dans les entreprises qui ne prennent pas en charge le délai de carence, les salariés s'absentent moins souvent, mais plus longtemps. Au contraire, dans celles où les arrêts maladie sont pris en charge, la durée des arrêts est moindre de 2,8 jours en moyenne.
a écrit le 07/07/2017 à 10:36 :
va t il leur supprimer l'avantage aberrant des allocations familiales le prive à le quotient familiales LES fonctionnaire tout le contraire elles sont au % du salaire 6% A PARTIR 3E ENFANTS y compris pour haut fonctionnaires
Réponse de le 07/07/2017 à 17:00 :
fait donc des enfants !
a écrit le 07/07/2017 à 10:32 :
Chiche... !
a écrit le 07/07/2017 à 10:32 :
Chiche... !
a écrit le 07/07/2017 à 10:28 :
Les réformes et autres augmentations de CSG seront d'autant mieux acceptées que l'égalité sera respectée.

"rétablir l'équité entre le public et le privé"

C'est le cœur du problème, pas spécialement le jour de carence, symbolique mais anecdotique financièrement.

Adaptation à l’économie et à la société actuelle.
L’efficacité est liée à un niveau d'expertise et de spécialisation, tout autant qu'à une organisation simple et adaptative aux changements.
J'ai l'impression que dans la fonction publique, sans cesse soumise à des coups de volants à gauche et à droite et à des changements de ministres (il y a eu de sacrés chauffards dans le lot et parfois des irresponsables), a le mérite malgré cela d'avoir continué à fonctionner. On ne peut lui reprocher un manque d'efficacité.

C'est toute l'organisation et les missions qui sont à définir clairement (voir autre article sur les rabotages contreproductifs). Une forme de démarche projets avec des objectifs à atteindre, pas du rendement et du chiffre "bête et méchant", mais des objectifs qualitatifs.
Cela fait des décennies que l'on a vécu ces chamboulements dans la plus part des entreprises et de grands groupes et ce qui a permis à beaucoup d’être encore là aujourd’hui.
a écrit le 07/07/2017 à 10:27 :
Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics pense à se recaser pour l'avenir et bichonne ses coussins ! Pourquoi un jour de carence et pas trois comme dans le privé alors que le FMI et L'OCDE dénoncent l'injustice qui a entre les salariés du privé et les fonctionnaires / salariais entreprises publiques en France ? La république bananière des copains est toujours d'actualité...
Réponse de le 07/07/2017 à 16:30 :
En effet, il y a comme un hiatus.
a écrit le 07/07/2017 à 9:32 :
"Le jour de carence avait été mis en place pour les fonctionnaires lors du quinquennat Sarkozy avant d'être supprimé par Hollande en 2014".

On peut rappeler que parallelement Fillon voulait un 4 eme jour de carence dans le privé en 2011:

François Fillon s'est dit mardi prêt à renoncer à l'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts-maladie des salariés du secteur privé à condition que soit trouvée une autre mesure permettant la même économie, selon des sources concordantes.
Le Premier ministre a souligné à cet égard "qu'il ne fallait pas remplacer une vraie économie par une fausse économie", selon son entourage. Un jour de carence (non pris en charge par la Sécurité sociale) dans le privé rapporte 200 millions d'euros à la Sécu, contre 120 millions dans le secteur public.Un groupe de travail va être constitué par les députés UMP pour trouver une telle mesure dans les huit ou dix jours, a indiqué à la presse le président du groupe UMP, Christian Jacob.
Réponse de le 07/07/2017 à 9:48 :
En effet fillon c'était encore pire que macron et c'est bien pour cela qu'au premier tour des élections présidentielles nombreux ont voté pour macron afin d'éviter une finale désespérante entre le pen et fillon.
a écrit le 07/07/2017 à 9:29 :
Rétablir le jour de carence oui, il y a trop d'abus, par contre réduire les contrats aidés est d'une stupidité sans nom puisque ce sont des gens bien souvent en difficultés sociales mais qui veulent travailler qui en bénéficient, cela va donc mettre des milliers de personne en situation de précarité.

Les idéologues néolibéraux à la mord moi le noeud c'est fatiguant de bêtise.
Réponse de le 07/07/2017 à 10:33 :
les contrats aides ne sont qu'un effet d'aubaine .une entreprise n'embauche que lorsqu'elle a du travail surtout qu'elle sait que pour licencier c'est la croix la baniere
Réponse de le 07/07/2017 à 13:21 :
Je ne vous parle pas de ça, arrêter de ne penser qu'au profit vous devenez totalement inhumain mon pauvre vieux.

JE dis que ces emplois aidés permettent à des gens, je sais de quoi je parle j'en connais plusieurs, et vous ?, qui sont fragiles socialement mais qui ont réellement envie de travailler de travailler et de s'insérer dans la vie sociale.

De ce fait supprimer ces aides c'est retirer du travail à des gens qui veulent travailler.

Descendez de votre tour d'ivoire et venez vivre avec les gens, après vous pourrez en parler, merci.
Réponse de le 07/07/2017 à 15:37 :
Les emplois aidés ont beaucoup de sens en période de crise.
Actuellement il me parait plus important de former et d'orienter les personnes qui veulent bosser et remettre les comptes publics d'applomb avant la prochaine crise.
Ces 2 objectifs permettront de protéger ces personnes fragiles au prochain coup dur.
Par ailleurs, je ne mets pas la main sur l'étude, mais ces emplois aidés ne sont souvent pas pérennisés, ce qui laisse les gens précaires au final. Mieux vaut les former.

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