Grève massive des médecins : pourquoi ils ne veulent pas du tiers payant

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Les professionnels libéraux de la santé sont appelés à fermer leur cabinet ce vendredi
Les professionnels libéraux de la santé sont appelés à fermer leur cabinet ce vendredi (Crédits : REUTERS/Gonzalo Fuentes)
"Soviétisation" de la santé ? Cet avis reste minoritaire. Non, ce que redoutent le plus les professionnels libéraux de la santé, c'est une nouvelle augmentation de la paperasserie administrative, conséquence selon eux de la généralisation du tiers-payant, la mesure phare du projet de loi Santé qui reviendra lundi à l'Assemblée nationale. Ce vendredi, dans toute la France, ils ont fermé leurs cabinets à l'appel de l'ensemble des syndicats. Selon la CSMF, trois cabinets sur quatre ont répondu à l'appel à la grève lancé par les organisations syndicales.

| Article publié le vendredi 13 novembre 2015 à 11h46. Mis à jour à 17:50

La confiance règne. Ce vendredi, un mouvement de grève a frappé le monde médical. Pour protester contre certaines mesures contenues dans la loi Santé, et en particulier la généralisation du tiers-payant, les médecins ont décidé de fermer leurs cabinets, à l'appel de l'ensemble des syndicats de médecins libéraux (CSMF, MG France, FMF, SML, Bloc).

Ils ont aussi reçu le soutien de SOS Médecins, des syndicats des autres professions libérales de médecine et de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), elle aussi remontée contre un texte qui, selon elle, "menace l'exercice libéral ". Le texte fera lundi son retour à l'Assemblée nationale, où il sera examiné en deuxième lecture.

Très forte mobilisation

La mobilisation a-t-elle été forte ? La CSMF se félicite de l'ampleur inégalée du mouvement de fermeture de cabinets des médecins libéraux, tant généralistes que spécialistes. " A 15 heures, 3 cabinets sur 4 sont fermés et la participation s'élève même à plus de 80% en Lorraine et Poitou Charentes, 93% dans le département de la Saône, 95% en Mayenne et 98% à Toulouse, etc. Deux tiers des cliniques et hôpitaux privés sont paralysés par la grève ", explique le principal syndicat de médecins.

"Soviétisation" de la santé

Que redoutent les professionnels ? Si certains ont dénoncé une " soviétisation " de la santé libérale, les patients n'ayant plus à payer leur consultation, ce n'est pas ce que la majorité semble craindre. Ils redoutent les conséquences administratives du tiers-payant, à savoir une augmentation de la paperasserie. Alors que l'exécutif a lancé un choc de simplification, cette mesure passe mal.

Concrètement, si la CNAM devrait rembourser de façon fluide les professionnels, ceux-ci redoutent des longueurs du côté des mutuelles.

Marisol Touraine ne rassure pas

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales se veut rassurante. " C'est une mesure de justice, une mesure de simplification. C'est moins de paperasse. C'est une mesure qui apparaîtra progressivement comme une évidence ", a déclaré la ministre sur l'antenne de RMC-BFM, consciente qu'elle "cristallisait les inquiétudes des médecins".

Marisol Touraine a aussi rappelé avoir introduit "toute une série de garanties dans la loi pour tenir compte des préoccupations des médecins, notamment une garantie de paiement en moins de sept jours".

"Quand j'entends certains qui disent 'rien ne bouge, rien ne change, il n'y a pas de dialogue, il n'y a pas de débat', cela n'est pas vrai, cela n'est pas juste", a-t-elle poursuivi, regrettant que les professionnels de santé lui reprochent un manque de concertation.

A qui la faute ? La ministre a fait en partie son mea culpa. Elle reconnaît que la publication du rapport technique de l'Assurance maladie et des complémentaires santé contenant des solutions techniques de mise en oeuvre, ont pris "un peu de retard ".

Mais "la commande est claire. Cela doit être simple", a-t-elle répété. Ce rapport devait lui être remis avant le 31 octobre. On peut comprendre l'angoisse des professions libérales de médecine, sachant que leurs protestations contre cette mesure ne date pas d'hier. Ils sont en effet montés au créneau en alertant contre les conséquences administratives de cette mesure dès la présentation de loi Santé. Ils avaient déjà fermé leurs cabinets fin décembre à l'appel de la plupart des organisations syndicales.

Même le discret Conseil national de l'Ordre des médecins est monté au créneau:

" Depuis plusieurs mois, l'Ordre des médecins alerte les pouvoirs publics sur l'exaspération de la profession. Cette inquiétude profonde des médecins sur leurs conditions d'exercice, leur indépendance, sur la reconnaissance de leur rôle dans le système de soins, sur la territorialité, ne date pas d'hier et touche l'ensemble de la profession dans la diversité de ses exercices et statuts ", précise l'Ordre dans un communiqué.

Matignon et l'Elysée à la rescousse ?

Il en appelle à Matignon et à l'Elysée pour résoudre le problème, ce qui témoigne de la confiance accordée à la ministre des affaires sociales. Après avoir lancé publiquement un appel au dialogue au Premier Ministre lors de son Congrès du 29 octobre, le Conseil national interpelle l'Elysée.

"Le Conseil national comprend et partage, sur beaucoup de sujets relevant de sa compétence, les raisons et le sens de l'exaspération des médecins et des appels à la grève pour le 13 novembre des organisations représentatives du secteur libéral dont le gouvernement porte aujourd'hui la responsabilité. L'Ordre considère que ce mouvement ne peut rester sans réponse et en appelle de nouveau au Président de la République. Les pouvoirs publics ne peuvent pas ne pas entendre le cri d'alarme de toute une profession qui se sent délaissée par les responsables politiques alors qu'elle œuvre au quotidien au service des personnes malades."

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Commentaires
a écrit le 14/11/2015 à 15:44 :
Je suis contre l'ouverture de dossier médical, par contre comment vont faire ces pauvres médecins libéraux qui prennent un dépassement d'honoraire????
Réponse de le 09/09/2016 à 22:37 :
Ils le prendront toujours, où est le problème ? Sinon vous serez opéré au tarif des années 80, avec la technologie des années 80, car le matériel ça coûte cher, figurez-vous... Car savez-vous que certains tarifs sécu n'ont pas été réévalués depuis plus de 20 ans ??
a écrit le 14/11/2015 à 15:18 :
Si le tiers-payant est LA solution. Que le règlement des mutuelles est garantie par L'Etat comme rapide (moins de 7 jours, engagement de la ministre). Que les médecins considèrent que le recouvrement nécessitera un temps incroyable.
Alors LA solution est :
L'Etat prend en charge le paiement total au médecin.
Et l'Etat se charge du recouvrement auprès des mutuelles (en moins de 7 jours, cela ne posera aucun problème de trésorerie)
Maintenant si on est sur de ce que l'on avance on peut aller au bout des choses !
Réponse de le 09/09/2016 à 22:38 :
Et les médecins seront asservis aux diktats des financeurs, au détriment des patients.
a écrit le 14/11/2015 à 13:52 :
Globalement il y aura beaucoup moins de papier, en particulier pour les patients avec la suppression des envois aux mutuelles...
Étatisation de la médecine? quelle blague ... bien au contraire il serait normal de qu'en contre partie du paiement de leur longues et couteuses études les médecins ne puissent pas choisir librement leur implantation pendant 5 à 10 ans!
Réponse de le 09/09/2016 à 22:41 :
Quelle blague en effet, l'étatisation, car tout ça a pour but de brader le système de santé social et égalitaire au privé qui en fera un bien inégalitaire... Quant à rembourser nos études !! Alors il faut que TOUS les étudiants sortis de l'Université, quel que sot le cursus, en fassent autant !! Sachant que... nous l'avons déjà fait en réalité... en travaillant dans les hôpitaux publics pour moins que le SMIC, et corvéables à merci !!
a écrit le 14/11/2015 à 1:57 :
Vendredi 13
Je parle de mon petit cas personnel en ce jour d état d urgence et de guère.
Bon. Voilà suis malade depuis lundi
Mal abdomen
Vu médecin traitant mardi. Pas grave spectacle puis désinfectant 3 jours
Rien ni fait g mal
Médecin traitant abs de mercredi à samedi inclus. Ns renvois à une de ses collègue
Bon hier j avais une visite gyneco donc appartement les douleurs viennent pas de la
J appelle les urgences pour avis et un médecin me dit sûrement pas bien grave mais surtout vous déplacez pas aux urgences C la panique
Bon je vais au edecin remplaçant car plié en deux
Bien aime ce médecin mais g passe 3 h à attendre
Je sors avec test sanguin urinaires de selles échographie abdominale. ..
Pas rassuré du tt
Et alors que j étais sure R Facebook un article me tombe sur le cancer du pancréas
Bref
.
.G peur
Réponse de le 09/09/2016 à 22:43 :
Quel rapport avec l'article ?? vous vouliez un diagnostic en ligne ??
a écrit le 13/11/2015 à 17:17 :
Bravo Marisol! Tu as trouvé le moyen d'accélérer le manque de médecins, déjà bien avancé. D'ailleurs la France socialiste n'a pas besoin de médecins puisqu'elle a des fonctionnaires...
Réponse de le 13/11/2015 à 18:24 :
Hors sujet...Le manque de médecins est à la campagne ou dans les petites villes, mais pas dans les grandes villes. Tout faux.
Réponse de le 09/09/2016 à 22:44 :
Hé si Robert, le manque commence dans les grandes villes;... renseignez-vous mieux...
Réponse de le 09/09/2016 à 22:44 :
Hé si Robert, le manque commence dans les grandes villes;... renseignez-vous mieux...
a écrit le 13/11/2015 à 17:10 :
Déresponsabiliser un peux plus le patient Dévaloriser l'acte médical aux yeux du malade, soviétisation de la médecine. La suite logique est une médecine d'état qui décidera d'envoyer en asile celui qui n'accepteras pas les traitements prévu par les autorités compétentes. Le marxisme est à nos portes et nous ne le voyons pas.
a écrit le 13/11/2015 à 17:03 :
Eh bien ça y est ils ne pourront plus mettre la main comme ils le veulent dans le pot de confiture. Pour l' administratif , je pense que l' outil informatique leur fait un peu peur ? .
Maintenant le déficit de la sécu sera à surveiller .
Réponse de le 13/11/2015 à 18:07 :
le déficit de la sécurité sociale ne vient pas des médecins !
Réponse de le 14/11/2015 à 9:01 :
Eh ! non ... part exemple dans la région lyonnaise de nombreuses greffes de reins ont lieu <B>pour des citoyens venant du sud ou de l'est et qui passent quelques semaines à nos frais<B>. Mais les français à 3 dyalises par semaines attendent dans la région 5-6 ans avant d'être sur la liste des greffables pour faire travailler les centres de dyalises qui appartiennent à des médecins et pendant ce temps pompent la Sécu.
Voilà une des sources du déficit.
Réponse de le 14/11/2015 à 11:25 :
Réponse symptomatique d'un aveuglement typique du métier, @anne-chloé, ceux qui refusent de prescrire des génériques sans raison et ignorent les dérives existantes pourtant nombreuses-chez les autres- font preuve par cette attitude d'une irresponsabilité flagrante. Mieux vaut examiner le bon côté des choses plutôt que de freiner dans le vide. Une fluidité améliorée présente de nombreux avantages et la diffusion de notre médecine au monde est indispensable. Il n'y a pas de peur à avoir à aborder l'étape suivante, par contre le déclin est assuré à ne rien faire. Restez rationnelle.
Réponse de le 09/09/2016 à 22:46 :
1° Le tiers payant n'empêche en rien de prendre des dépassements 2° la plupart d'entre nous maîtrise l'outil informatique, mais beaucoup moins les bugs de la sécu et surtout des complémentaires.....
a écrit le 13/11/2015 à 14:53 :
Les médecins défendent un dernier pré-carré de gros sous et de privilèges. C'est une minorité de la cohorte qui ici compte imposer ses vues à la majorité qui est pour la généralisation du tiers payant. Le public lui est à 100% pour. Quel est le problème ? On passera sur la fausse question de la contrainte bureaucratique tant on sait que les accords son déjà regroupés et que le système les améliorera largement, le point essentiel est celui d'un meilleur contrôle des prescriptions, par exemple en faveur massive des génériques comme de l'activité réelle des médecins. Finies donc les surfacturations ou fausses visites qui les camouflaient, finies les visites au pas de course ou de simple renouvellement, finis les arrêts de travail de complaisance et les taxis médicaux sans raison ou les cures de santé/ vacances et encore d'autres abus. Il convient de confirmer que la sécurité sociale paie sur l'ordre de la population que nous constituons; il n'appartient pas aux médecins de la diriger dans ses actions mais bien le contraire. Le progrès a été faussement signifié par la médecine comme un espoir imprécis donné pour l'acceptation des évolutions techniques et sociales toujours en cours, ces temps sont révolus. Les changements sont tels qu'il s'agit désormais de mobiliser tous les moyens pour y faire face, y compris ceux qui sont accaparés sans raison par les médecins. La "science" jadis représentée par eux et qui en a fait des notables ne fait plus paravent. Devenir des "employés" spécialisés certes mais ordinaires est une douleur qui touche cette catégorie à la révélation qu'elle reçoit par les dispositions actuelles. Pour le bien du pays espérons que les médecins sauront s'en soigner rapidement.
Réponse de le 13/11/2015 à 18:36 :
Ben alors ne vous plaignez pas que les médecins français aillent à l'étranger et se fassent rares, et qu'on ait des déserts médicaux car plus personne ne voudra faire ce métier en France. C'est un peu comme pour les profs, beaucoup de Français n'arrêtent pas de leur cracher dessus 24h/24, et quand leur école manque finalement de profs, ils vont pleurer "directeur y a pas assez de profs, que va devenir mon enfant ?" ...
Réponse de le 13/11/2015 à 23:02 :
Un truc parmi plein de trucs plus ou moins pires : L'ouverture des donnees nominatives aux financeurs est un énorme souci.

Il faut aller sur l ile de Kos, faire le parcours du jeune medecin qui pretait serment (on vous donne un exemplaire du serment). Il y a quelque chose qui est resté là bas, une ambiance parmis les vieilles pierres, a l ombre des tonnelles de vigne et d' olivier.
Il faut imaginer ce jeune médecin, il y a 2400 ans, dans sa toge blanche qui a juré de taire non seulement ce qu' il aurait entendu dans les maisons, mais aussi ce qu' il aurait compris. Il faut l' imaginer alors, courrir aupres de l' assemblée, recevoir sa pitance en echange de tous les details de votre maladie. Voilà donc, une façon amusante de mesurer en un éclair, ce qui nous sépare de ces hommes antiques ( Archéo-Antiquomètre photonique)

Mais il y a mieux que ceci qui se fait partout en occident depuis 2400 ans :

Il faut imaginer le futur malade, groggy à force de mensonges débités plein tube tous les jours, clamer et réclamer que celui qui le soigne le trahisse, et soit aux ordres d' un tiers qui a des intérêts différents de sa guérison à lui.
Et quand le jeune médecin résiste, le malade se met du côté du manche du bâton, car de concert avec l' autre, il veulent un caniche.
Vertigineux non ?
Lisez la loi : tous les syndicats ou coordinations sont contre. TOUS (Ufml-asso , Le Bloc , MG France , Csmf , FMF , SML , ...).
Il y a une overdose de mensonge.
Réponse de le 14/11/2015 à 11:13 :
Argument spécieux, @rb, vous voudriez qu'une organisation privée soit malveillante par principe alors qu'un seul acteur privé, un médecin, serait lui forcément bienveillant. On sait pourtant que les procédures sous contrôle valent mieux que des initiatives parfois idéologisées. Le monde antique était horrible, @Agora, et particulièrement celui que vous décrivez, l'évocation est romantique voire fantasmée c'est bien là son défaut. Il faut lire déjà tout Molière et son combat répété contre les dérives médicales pour se faire une idée plus récente de ces préteurs de serments, mais ... personne n'accuse LE médecin mais seulement un nombre de pratiques douteuses qui prennent la forme d'une dérive qu'il convient de redresser car il n'y a pas d'exception ni pour les médecins ni pour les autres. Quant aux déserts français ils ne le sont pas que pour la médecine mais sont liés à une politiques de concentration urbaine -que l'on peut discuter- ce n'est pas un argument, @Réponse. Enfin, @Idx, il faut accepter d'admettre que les méthodes et le métier évolue, il faut pour cela regarder les sociétés "healt" aux USA et même les pharma-stores, ce sont des concentrations de plusieurs centaines de milliards dont on parle peu sur ce fil. Voulez-vous une médecine américaine ? Vous seriez le premier à reprocher que nous n'ayons rien fait. Protéger à la fois les clients et la médecine française ainsi que ses fournisseurs, soit des centaines de milliers d'emplois veut dire évoluer. Opportunément, nous évoluons.
Réponse de le 14/11/2015 à 13:36 :
j'ai l'impression que corso a raté médecine dans sa jeunesse :)))
Réponse de le 09/09/2016 à 22:50 :
Corso vous affirmez sans savoir, c'est effrayant ce que a désinformation ambiante peut vous faire avaler. L'asservissement des médecins aux financeurs desservira les patients, vous verrez.
a écrit le 13/11/2015 à 13:22 :
Ce qui est surtout à craindre, et les médecins le disent, c la fin de la sécu et la main mise des mutuelles sur notre système de santé devenant un système à l'US.
Derrière l'argument social de Touraine se cache un transvasement de la sécu vers les mutuelles qui dirigeront les "patients" en fonction de leurs mutuelles sur tel médecin. Finit la liberté, finit l'égalité bien que ceci soit bancal actuellement et à améliorer sur un certains nbs de sujets(dépassements d'honoraires, déserts médicaux mais aussi revalorisation des actes de base et revoir à la baisse comme contrepartie les tarifs des actes exceptionnels souvent coûteux)

Et qui dirige les mutuelles?! Des proches du pouvoir politique....CQFD?! C comme pour la mutuelle obligatoire dans les entreprises, aucune liberté, transparence, une collusion totale
Réponse de le 13/11/2015 à 14:50 :
Les partenaires sociaux, patronats comme syndicats de salariés ont signé l'ANI qui impose la complémentaire santé pour tous les salariés .
Nous allons donc assister à un transfert de charges de la sécu ( qui ne baissera pas ces cotisations pour résorber son déficit) vers les mutuelles, instituts de prévoyance et compagnie d'assurances qui constituent des réseaux de soins pour faire pression sur les médecins, chirurgiens, dentistes
Mais ce qui est scandaleux c'est de voir ces organismes consacrer 30% du montant des primes à faire de la pub pour attirer le client ......et vous verrez sous peu des patients se voir refuser des soins en raison de leur age et/ou du coût !!!! Le Patient n'est plus qu'un client, un assuré dont on mesure le rapport sinistre/prime et la santé un produit comme un autre !i.
a écrit le 13/11/2015 à 13:18 :
Médecins libéraux ????
Ils n'ont qu'un client la sécu

La vrai réforme serait qu'ils soient comme les pharmaciens 1 Medecin pour x habitants sinon pas de remboursement de la sécu

La gauche ne veux que faire du bricolage
La fesse arrive le 6 et 13 décembre
Réponse de le 09/09/2016 à 22:53 :
"Un seul client la sécu" ?? ah bon ?? Alors dans les pays sans sécu, il n'y a pas de médecins ?? allons, allons...
Quant au numerus clausus des pharmaciens, il a été institué par les pharmaciens pour les pharmaciens (pour éviter les excès de la concurrence à l'poque ou les études ne comportaient pas de concours), pas pour la population !!! Vous devriez vous renseigner...
a écrit le 13/11/2015 à 12:51 :
Grève massive je n'y crois pas, car les médecins libéraux ne représentent pas tous les médecins. Mais c'est surtout qu'avec le tiers payant, les dépassements d'honoraires seront plus visibles. De plus ils ont une vision éculée de leur profession, ils refusent le travail en réseau avec des maisons de santé.
Enfin, la numérisation est quelque chose d'inévitable : utiliser une carte à puce est bien plus simple que de remplir des feuilles de maladie, de remplir des bordereaux pour déposer les chèques à la banque et enfin tenir une caisse pour les personnes qui paient avec du numéraire.
Réponse de le 09/09/2016 à 22:58 :
1° les médecins ne refusent pas les maisons de santé mais elles ne sont pas souvent viables (tout comme les dispensaires municipaux ou mutualistes qui ne survivent qu'à coups de subventions, et coûtent donc bien plus cher au citoyen que les cabinets privés !) 2° Avez-vous la moindre idée du temps et de l'argent que les pharmaciens consacrent à tenter de récupérer leur dû auprès de la sécu et des complémentaires K? Visiblement non... Et puis j'ai l'appareil à CB, pas besoin de bordereaux pour les chèques, et certains patients sont remboursés bien avant d'avoir été débités !
Vison éculée... mon pauvre... Quand vous verrez la "vision" des assureurs dans toute sa splendeur, vous regretterez notre "vision éculée"...
a écrit le 13/11/2015 à 12:49 :
Un coup politique de plus et bien démago. L'état écrase et asservit. Ceux qui pensent que les médecins sont à leur service par définition se trompent. Ils veulent aussi être respectés et que leur travail soit reconnu. La France est déjà obligée de faire venir des praticiens de pays pauvres ( 20% des généralistes ). Même les médecins formés dans nos facs songent à quitter ce pays à cause de l'état. Tout ça pour des fonctionnaires idéologues qui veulent égaliser et réduire les libertés par principe.
a écrit le 13/11/2015 à 12:35 :
allez les gars, tout le monde est derriere vous!!!!
et n'oubliez pas de bien vous comporter comme de veritables syndicalistes d'extreme gauche, ca plait aux copains du gouvernement !! mdr !!!!!!!!!!!!!
a écrit le 13/11/2015 à 12:23 :
le médecin doit etre au service du patient que je sache ..la carte Vitale évite l avance d argent.. un meilleur suivi de tous
Réponse de le 13/11/2015 à 13:15 :
il ne. pouront plus faire ce qu il veule car moi mo mon. médecin. le fait et ne se plaint pas ou est l'erreur


Réponse de le 13/11/2015 à 13:25 :
D'abord on commence par ne plus payer, plus on continue par ne plus choisir... Reflechissez
Réponse de le 13/11/2015 à 14:41 :
Les généralistes craignent entre autre une surcharge de travail administratif .Savez vous qu'un généraliste consacre environ un tiers de son temps en taches administratives !!! sur 10 heures de travail 3 sont consacrées à remplir des imprimés ce qui est aberrant alors que ce temps pourrait être consacré à des actes médicaux ....mais il faut bien faire vivre les services administratifs de nos administrations n'est ce pas ?
Réponse de le 09/09/2016 à 22:59 :
Vous êtes naïf. Le tiers payant ne sera pas à votre service, mais à celui de la sécu et es complémentaires.
Réponse de le 09/09/2016 à 23:02 :
Pago, ne plus faire ce que l'on veut c'est-à-dire ? Tiers payant o pas le fisc se base sur les remboursements donc nous ne pouvons rien dissimuler. Et le tiers payant n'interdit pas de prendre des dépassements. Votre médecin ne se plaint pas... à vous, mais à d'autres ? Et de quel TP s'agit-il : sécu, mutuelle ? dans quel cas : CMU, ALD, AT ? Vous manquez de précision...
a écrit le 13/11/2015 à 12:21 :
Ce qui est mis en avant ne tient pas la route "casse tête administratif" contre les biens faits pour les cotisants de ne plus se faire piéger par des prestations qui dépassent les remboursements de la sécu et des mutuelles. En ne payant rien , on sera d'entrée que le praticien dépasse les forfaits, plus de piège !
Réponse de le 13/11/2015 à 13:29 :
Tout dépassement d'honoraire doit faire l'objet d'un devis signé : c'est la loi actuel ! Où est le piège ?
Par contre, bientôt ce seront les mutuelles qui vous diront quels médecins aller consulter si vous voulez être remboursé, finis la liberté du choix.
Essayez de voir plus loin et arrêter de croire que les médecins ne pensent qu'à l'argent. Vous vendez la médecine aux "mutuelles" et aux groupes financiers, voilà votre, notre futur...
Réponse de le 09/09/2016 à 23:04 :
Le tiers payant n'interdit absolument pas les dépassements, et heureusement vu que certains tarifs sécu n'ont pas été réévalués depuis plus de 20 ans : vous voudriez être soigné avec du matériel qui date des années 80 ?

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