IEM : la pression fiscale et sociale réelle du salarié moyen de l'UE

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Le taux réel d’imposition du salarié moyen de l’UE est désormais de 44,52 %, en baisse de -0,28 % par rapport à 2017.
Le taux réel d’imposition du salarié moyen de l’UE est désormais de 44,52 %, en baisse de -0,28 % par rapport à 2017. (Crédits : Reuters)
L'employé français moyen récupère deux jours de pouvoir d'achat en 2018 tout en restant le plus taxé de l'Union européenne (UE). Il travaille jusqu'au 27 juillet afin d'assumer les dépenses publiques. C'est deux jours de moins que l'année dernière et 45 jours de plus que la moyenne de l'UE.

Grâce à des données calculées par l'audit financier EY (Ernst & Young), l'Institut économique Molinari (IEM) a publié ce vendredi pour la 9e année consécutive son travail sur la pression fiscale et sociale réelle du salarié moyen de l'UE. Ce classement dévoile la spécificité de crypter la pression fiscale et sociale supportée par les employés moyens, pour l'année en cours dans toute l'UE, permettant d'appréhender l'influence réelle des taxes et charges et de leurs évolutions.

L'écart se creuse entre la France et ses deux poursuivants

Comme l'année dernière, les 3 ténors de la fiscalisation de l'employé moyen sont la Belgique, l'Autriche et la France. Malheureusement, la différence s'est creusée entre l'hexagone et les deux poursuivants.

La Belgique est 3e sur le podium, avec une libération fiscale et sociale le 17 juillet, dix jours plus vite qu'en 2017. L'ex-leader (jusqu'en 2015), ensuite n°2 (en 2016 et 2017) est dès lors 3e avec 54,24 % de pression fiscale et sociale sur l'employé moyen.

L'Autriche est 2e avec une libération fiscale et sociale le 18 juillet, même jour que l'année dernière. En l'espace d'un an la pression fiscale et sociale s'est faiblement améliorée, de 54,28 à 54,32%.

Selon des chiffres de l'IEM, "La France reste la championne de la fiscalité de l'UE pour la 3e année consécutive. La libération fiscale et sociale intervient le 27 juillet, deux jours plus tôt que l'an passé. Cette évolution correspond à la baisse de la pression fiscale et sociale, de 57,41 à 56,73% liée à la mise en œuvre d'une partie des baisses de charges promises lors de la campagne présidentielle."

Avant d'avoir 100 euros de pouvoir d'achat, le salarié moyen est contraint de faire face à 131 euros de charges et de taxes dans l'hexagone, contre 119 euros en Autriche et en Belgique. Par analogie, la moyenne de l'UE est de 84 euros.

Dans six nations, plus de 50% des recettes liés au travail sont prélevées au titre des taxes et charges : France, Autriche, Belgique, Allemagne, Grèce, Italie. L'employé moyen n'a pas de maîtrise directe sur près de la moitié de son travail, son influence sur la prise de décision étant, de la meilleure façon, indirecte.

La baisse d'une pression fiscale et sociale dans l'UE

Le taux réel d'imposition du salarié moyen de la communauté européenne est maintenant de 44,52%, en chute de -0,28% comparativement à 2017. Pour la 4e année consécutive, la fiscalité supportée par l'employé moyen régresse (-0,75% par rapport à 2014). Au contraire, elle demeure encore au delà de ce qui était remarqué au cours de l'année 2010 (+0,53%).

Sur une année, 16 nations de la zone euro participent à la diminution des taxes sur l'employé moyen et 12 remarquent une hausse.

La différence entre les 19 nations de l'UE et les neuf nations hors zone euro arrête de s'accentuer. La zone euro profitait originellement d'une fiscalité plus favorable, mais le contexte s'est inversée un an plus tôt. La zone euro ressort à 44,80% contre 43,92% pour les autres nations de l'UE en 2017.

Des impôts qui baissent enfin en France

De façon inédite dès la sortie de ce paramètre, l'employé moyen français amasse de la politique d'acquisition. Son jour de libération fiscale et sociale était passé du 26 juillet au cours de l'année 2010, au 28 juillet un an plus tôt ensuite au 29 juillet en 2016. Les opérations 2018 dévoilent finalement un renversement de tendance, avec une journée de libération fiscale et sociale au 27 juillet.

Depuis le modification de gouvernement, la modernisation des charges salariales a débuté à entrer en œuvre. Elle permet à le salarié moyen de recouvrer +244 euros d'être capable de d'acquisition en 2018. C'est âme soeur moins que ce qui avait été dévoilé au cours de le milieu rural présidentielle.

L'année prochaine, la chute des prélèvements sociaux va toujours accroître l'offre pour le salarié moyen, avec une économie d'environ +400 euros en année pleine en 2019. Mais elle n'est pas de nature à elle seule à altérer l'arrangement de la France. Bien qu'elle avait été opérationnelle pendant les 12 mois de l'année, la France serait restée cette année la championne de l'imposition de l'UE.

Seule la mutation du CICE en baisse durable de charges patronales en 2019 sera de nature à résorber la différence composé au fil des années entre l'hexagone et les deux autres champions de l'imposition que sont l'Autriche et la Belgique.

Le salarié français reste le plus fiscalisé dans la zone euro

Le salarié moyen français est en théorie parmi les mieux payés avec 56 815 euros (6ème rang de l'UE), mais il est si fiscalisé (56,73% de charges et impôt sur son salaire complet, 1er rang de l'UE), qu'il ne lui reste que 24.582 euros en pouvoir d'achat réel (11e rang de l'UE).

Alors que son employeur fait face à un coût du travail du même ordre que les pays du Nord de l'UE, le salarié moyen a un pouvoir d'achat intermédiaire entre celui des pays du Nord et des pays du Sud.

Pourtant mieux payé que le Suédois ou le Danois, le salarié moyen français dispose de 21% de pouvoir d'achat en moins que le premier et de 33 % en moins que le second.

À elles seules, les charges sociales (28.039 euros, 1er rang de l'UE) représentent plus que le pouvoir d'achat réel (24.582 euros, 11e rang), situation unique dans l'UE.

"la pression fiscale et sociale française n'est pas synonyme de mieux vivre"

Le croisement avec des travaux de l'OCDE ( Organisation de coopération et de développement économiques ) montre que la France, 1re de l'UE en taux d'imposition réel du salarié moyen, n'est que :

  • 11e de l'UE dans la dernière livraison de "Better Life" de l'OCDE (22 pays de l'UE notés),
  • 12e en termes de satisfaction vis-à-vis de la vie,
  • 12e en termes de santé perçue,
  • 17e en termes de chômage.

La qualité de vie parait excellente dans de nombreuses nations ayant une pression fiscale et sociale plus faible : c'est le cas de nations à coutume sociale bismarckienne (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Belgique...), des nations beveridgiens (Royaume-Uni, Irlande...) et de l'ensemble des nations du Nord (Suède, Finlande, Danemark).

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Commentaires
a écrit le 30/07/2018 à 6:00 :
Tandis que les salariés des autres pays commencent bien plus tôt à économiser pour payer les études de leurs enfants et les dépenses de santé, les français eux n’ont plus à se préoccuper que de financer leurs loisirs.....que financent nos impôts? Sur qui sont ils prélevés? Voilà ce qu’aurait pu être le sujet d’un article sérieux .
Réponse de le 30/07/2018 à 11:10 :
"Que financent nos impots" ? Mais une partie de votre dette, le cash des interets entre autre, mais surtout a rassurer pour le moment les quelques investisseurs en France.
Réponse de le 30/07/2018 à 20:01 :
oui mais en france c'est un peu de la vente forcée, c'est comme ça qu'on est un pays si riche (au sens kuznetsien du terme)
a écrit le 29/07/2018 à 19:42 :
texte souvent incomprehensible, du sabir.:???
a écrit le 29/07/2018 à 14:19 :
il faudra que notre dignitaire admettre que sa politique de l austérité est destructrice

chomage en plus ! inquiétude généralisée sur fond de confiance perdue . un libéralisme qui ne sert qu une infime catégorie de riches
a écrit le 28/07/2018 à 12:25 :
Ces chiffres ne font que confirmer des faits connus de tous depuis plusieurs décennies. On pourrait se dire que c'est un choix de société, sauf que le rapport "qualité/prix" se dégrade et que le système semble figé dans un autre siècle. Dans un monde illusoire où la croissance serait éternelle et où une espèce de corne d'abondance jouerait un rôle compensateur, comme la réincarnation d’un pouvoir métaphysique, auquel il suffirait de faire appel pour contourner les limites économiques ou terrestres.

En France, question qualité de vie, on n’a tout de même pas de quoi se plaindre et on pourrait aisément intégrer plus de nécessiteux, chacun étant libre en termes de conscience.
On peut souscrire au "la pression fiscale et sociale française n'est pas synonyme de mieux vivre", et c’est peut être même une forme d’excès d'un pouvoir se proclamant parfait, qui génère ce « mal vivre ensemble ». Tout-autant bien sûr que les écarts grandissants entre le uns et les autres. Certains auraient tous les droits et d’autres aucun et beaucoup se rendent compte que malgré l’égalité promise, « certains sont plus égaux que les autres », comme disait Coluche.
On pourrait facilement réduire les trop fortes disproportions, mais on notera au passage que ceux qui ont tout pouvoir et/ou argent ont aussi souvent des prétextes, ou s’en trouvent. La grande majorité de la population n’ayant pas besoin d’alibis et n’ayant pas de temps ou d’argent à perdre.
On ne va pas faire de leçon de morale, ni de moral, c’est de la raison et c’est peut être cela qu’il faut développer avant tout, le sens de la raison.
a écrit le 28/07/2018 à 11:01 :
Bonjour,

Votre article est scandaleux. Il ne s'agit pas de journalisme, mais visiblement d'un copier/coller d'un document en anglais émanant d'un cabinet de consulting ou d'un lobby et comportant de nombreuses fautes de français. Le traducteur de ce texte n'a malheureusement pas eu la chance de bénéficier d'une éducation financée par des collectivités publiques et qui lui aurait permis d'apprendre quelques rudiments de français.
J'espère qu'au moins vous ne payer pas aux lobbies ce genre d'article et qu'ils vous les fournissent gratuitement. Sinon, embauchez des vrais journalistes formés dans des vrais écoles financées par l'argent public, ça vous évitera de vous ridiculiser avec un pseudo-article d'un niveau de langage d'un primo-arrivant ou d'un mauvais élève de 6e.

Cordialement et en vous souhaitant de rencontrer le journalisme un jour ...
Réponse de le 28/07/2018 à 18:02 :
Un vrai journaliste français a qui le ministère de l intérieur sert la bonne soucoupe?
a écrit le 28/07/2018 à 7:44 :
le texte de cet article a manifestement été traduit d’une autre langue, et très mal
a écrit le 28/07/2018 à 6:38 :
"Depuis le modification de gouvernement, la modernisation des charges salariales a débuté à entrer en œuvre. Elle permet à le salarié moyen de recouvrer +244 euros d'être capable de d'acquisition en 2018. C'est âme soeur moins que ce qui avait été dévoilé au cours de le milieu rural présidentielle."

Vivement les vacances!
a écrit le 27/07/2018 à 18:37 :
quelques éléments sur la qualité de vie :
- taux de pauvreté le plus faible des pays développés avec Danemark/Norvège/Finlande/Pays-Bas (OCDE, avec seuil de pauvreté à 50% du revenu médian).
inégalités de revenus qui n'ont pas augmenté sur 30 ans contrairement aux autres pays développés ("Mind the inequality gap", Morgan Stanley, 11/2015).
- France dans les "bons élèves" sur l'évolution du pouvoir d'achat (https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-07-04/wage-growth-is-missing-in-action-and-workers-are-not-happy).
- taux d'investissement public supérieur aux moyennes OCDE et UE/Eurozone ; nettement supérieur aux pays similaires que sont UK et Allemagne.
- meilleur taux de fécondité des pays OCDE/UE.
- espérance de vie à la naissance au top (OMS). les Français sont plutôt en bonne santé (Ministère de la Santé, 05/2017).
- meilleur système de santé en Europe (et probablement au monde, comme le disait l'OMS en 2000).
- fort taux de construction de logements (Deloitte Property Index).
poids des dépenses de logement dans le revenu disponible des ménages parmi les plus faibles des pays développés de l'UE (Eurostat). la part des ménages ayant des dépenses de logement excessives est parmi les plus faibles en Europe (Eurostat).
- Défense la plus solide en Europe.
- éducation/R&D/emploi de qualité
etc...
Réponse de le 28/07/2018 à 7:34 :
@gfx: Je me demande si ce paradis de statistiques correspond à la réalité. Que dit l'indice du moral des Français? Par ailleurs, essayez de trouver un médecin traitant quand le votre part en retraite! Pour la défense, Madame PARLY pourrait-elle nous faire le rapport QU'ELLE NOUS DOIT sur les bombardements conjoints avec les USA sur la Syrie?
Réponse de le 28/07/2018 à 9:31 :
Ah oui, tout comme vous je me pose des questions sur cette étude. Certes la pression fiscale et sociale est élevée, mais il faut comparer au regard des investissement et des retours perçus par chacun des citoyen européen.
De plus la traduction de l'article est sujette à caution !
a écrit le 27/07/2018 à 17:01 :
Le jour où les taux d'intérêt vont croitre, ça va se répercuter comment ? L’État emprunte régulièrement, une fois le prêt antérieur arrivé à échéance, mais quand la charge va croitre, les ennuis vont 'commencer', où trouver tout ce nouvel argent (supplémentaire) ?
Réponse de le 30/07/2018 à 11:14 :
Ou trouver tout ce nouvel argent ? Mais la reponse existe deja. Par de nouvelles taxes. Pas des impots, non, juste des taxes.
a écrit le 27/07/2018 à 16:48 :
Disons que si on avait des dirigeants compétents ils nous guideraient vers des sources de profits conséquentes comme la légalisation du cannabis, le développement de société publiques qui tournent bien comme la française des jeux et rapportent beaucoup d'argent, les locomotives autonomes et-c... mais non, on pénalise encore plus cette première, on vend aux milliardaires cette seconde et on détruit cette troisième.

La question est, comment penser à un budget par le moins sans arrêt ? Et ce sont ces gens là qui nous disent qu'il faut gérer un pays comme une entreprise !? Heureuses entreprises qui ne les ont jamais connu à leurs têtes hein !

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