Industrie : le casse-tête de l'attractivité

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Après le retrait d'Altifort, l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve dispose d'un mois de délai pour retrouver un autre repreneur.
Après le retrait d'Altifort, l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve dispose d'un mois de délai pour retrouver un autre repreneur. (Crédits : Reuters)
Malgré le volontarisme de Bercy, l'industrie française peine, confrontée aux fermetures d'usines et au désintérêt des jeunes pour ses métiers.

Ford, Ascoval, GMS, Alstom : les temps sont durs pour l'industrie française, qui occupe les jours et les nuits du ministre de l'Économie. Le 5 mars, l'administration a validé le plan de sauvegarde de l'emploi de l'usine de boîtes de vitesse Ford en Gironde, qui n'est pas parvenue à trouver de repreneur. Le constructeur automobile américain devra verser 20 millions d'euros afin de « réindustrialiser » le site de Blanquefort, qui devrait cesser sa production fin août. Bercy a aussi été mis en échec dans sa tentative de sauver l'aciériste Ascoval, malgré les espoirs suscités par Altifort. Si, depuis deux ans, le nombre d'ouvertures d'usines a dépassé celui des fermetures et que l'emploi industriel retrouve des couleurs, l'industrie tricolore n'est pas sortie du marasme.

Pour tenter de consolider cette fragile reprise, la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher a réuni plusieurs acteurs de l'industrie dans l'hôtel des ministres à Bercy, le 4 mars, à l'occasion du lancement de l'événement "2019, année de la French Fab". Tout l'écosystème composé de Bpifrance, France Industrie, Business France, l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) était convié. Objectif affiché...

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a écrit le 12/03/2019 à 21:36 :
Tant que Bercy n'aura pas compris qu'il faut dégraisser le mammouth et bien d'autres secteurs de l'hydre fonctionnarielle, collatéraux et Théodule et ce, au profit de la vache à lait qu'est l'industrie, tout continuera de se dégrader jusqu'à la fin...
a écrit le 12/03/2019 à 14:50 :
Il n'est pas juste de dire que les jeunes ne s'intéressent pas à l'industrie. C'est seulement le résultats des délocalisations massives dans ce secteur. Les jeunes ont compris qu'il ne sert à rien d'investir son avenir dans un secteur foutu, détruit pas l’appât du gain immédiat et des considérations géopolitiques. Même effets dans le domaine informatique : quand les entreprises ont fait appel à la main d'oeuvre offshore, nos écoles d'informatique se sont vidées de leurs étudiants. On sait tous qu'il est impossible de résister au dumping quand il est encouragé par notre propre état.
a écrit le 12/03/2019 à 13:06 :
les jeunes sont moins bêtes que nous, entrer dans un monde mal payé mal considéré ou on te jette comme un malpropre à 52 ans, faut être complètement maso.
Réponse de le 14/03/2019 à 14:31 :
En effet et du coup difficile de forcer les jeunes d'aujourd'hui comme ceux de hier, qui sont quand même bien mieux informés.
a écrit le 12/03/2019 à 11:19 :
la France a été de loin le 1er pays européen pour l'accueil des investissements industriels étrangers, d'après le baromètre EY de l'attractivité industrielle de novembre 2018. la France est en tête de ce classement depuis 2000.
77% des investisseurs étrangers ont confiance en l'avenir de l'industrie en France, toujours d'après ce baromètre EY (bond de 12 points par rapport à 2017).
les industriels français prévoient une forte hausse de l'investissement (10%) cette année : L'étonnant optimisme des industriels français, Usine Nouvelle, 15/02/2019.
l'Hexagone est plus fiable/stable que les autres pays...
a écrit le 12/03/2019 à 8:46 :
Interdiction du dumping fiscal et social qui normalement devrait être la norme mais que nos politiciens corrompus ont totalement laissé dériver.

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