Industrie : le casse-tête de l'attractivité
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Ascoval, acier, aciérie
Reuters
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Ascoval, acier, aciérie
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Ford, Ascoval, GMS, Alstom : les temps sont durs pour l'industrie française, qui occupe les jours et les nuits du ministre de l'Économie. Le 5 mars, l'administration a validé le plan de sauvegarde de l'emploi de l'usine de boîtes de vitesse Ford en Gironde, qui n'est pas parvenue à trouver de repreneur. Le constructeur automobile américain devra verser 20 millions d'euros afin de « réindustrialiser » le site de Blanquefort, qui devrait cesser sa production fin août. Bercy a aussi été mis en échec dans sa tentative de sauver l'aciériste Ascoval, malgré les espoirs suscités par Altifort. Si, depuis deux ans, le nombre d'ouvertures d'usines a dépassé celui des fermetures et que l'emploi industriel retrouve des couleurs, l'industrie tricolore n'est pas sortie du marasme.
Pour tenter de consolider cette fragile reprise, la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher a réuni plusieurs acteurs de l'industrie dans l'hôtel des ministres à Bercy, le 4 mars, à l'occasion du lancement de l'événement "2019, année de la French Fab". Tout l'écosystème composé de Bpifrance, France Industrie, Business France, l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) était convié. Objectif affiché : fédérer les acteurs avant la Semaine de l'industrie qui se tiendra du 18 au 21 mars.
Les difficultés se multiplient pour le tissu industriel français. De la fermeture programmée de l'usine Ford à la liquidation de la papeterie Arjowiggins de Jouy-en-Morin (Seine-et-Marne), en passant par les déboires de l'usine Ascoval dans le Nord, ou les suppressions de postes à répétition à Alcatel-Lucent, la liste ne fait que s'allonger. Pour l'exécutif, la casse sociale autour de ces dossiers brûlants risque de nourrir les mécontentements, en pleine crise des "Gilets jaunes".
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Souvent appelés à la rescousse, les gouvernements successifs lâchent des aides publiques sans vraiment obtenir de succès à long terme. Le cas de Ford Blanquefort est emblématique. Si Bruno Le Maire a, à plusieurs reprises, dénoncé le comportement de la firme américaine, rien n'y a fait : les chances de faire repartir le site ont disparu, et la loi Florange qui, depuis 2015, contraint les actionnaires à chercher un repreneur, mais pas à céder l'entreprise, n'a pas changé la donne.
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