Inflation attendue en-dessous de 1 % en France : est-ce une bonne nouvelle ?
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« Les prix de l’énergie devraient baisser de 5,0 % en 2025 » en France, indique la Commission européenne.
Francois Lenoir
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« Les prix de l’énergie devraient baisser de 5,0 % en 2025 » en France, indique la Commission européenne.
Francois Lenoir
L'inflation devrait tomber en dessous de 1 % en France cette année, selon Bruxelles. « La hausse des prix à la consommation devrait s'atténuer pour s'établir à 0,9 % en 2025 (après 2,3 % en 2024) avant de remonter légèrement à 1,2 % en 2026 », indiquent les prévisions de la Commission européenne pour la France, publiées ce lundi 19 mai. Un mouvement qui s'explique par « la récente baisse des prix des matières premières énergétiques ». « Les prix de l'énergie devraient baisser de 5,0 % en 2025 », indique la Commission.
Interrogé par La Tribune, Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l'OFCE, considère que « c'est plutôt une bonne chose que l'inflation soit maîtrisée et relativement proche de 1 % ». Cela confirme selon lui que « l'épisode inflationniste depuis 2021 a été beaucoup faible en France que partout ailleurs en Europe ».
En comparaison, l'inflation globale dans la zone euro devrait diminuer de 2,4 % en 2024 à une moyenne de 2,1 % en 2025 et 1,7 % en 2026, selon les prévisions de Bruxelles. Dans l'Union européenne (UE), elle devrait s'établir à 2,3 % en 2025 et 1,9 % en 2026.
Résultat, « avec la même monnaie, les salaires vont progresser moins vite en France que partout ailleurs chez nos partenaires européens », explique Eric Heyer. « Cela pourrait nous permettre d'avoir des gains de productivité à terme et des coûts salariaux qui progresseront moins, ce qui est une bonne chose pour la competitivité ».
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Le point négatif, selon lui, est que « l'inflation a été beaucoup plus faible en France en cumulé » alors qu'elle voit s'appliquer « le même taux d'intérêt » que ses voisins européens. En conséquence, « les taux d'intérêt sont calibrés pour une inflation moyenne et pas pour une inflation française », ce qui fait que « la politique monétaire est un peu plus restrictive en France qu'ailleurs ».
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