L’inflation reflue plus qu’attendu aux États-Unis
latribune.fr

Plus encore que la crainte d’un retour de l'inflation, les investisseurs du monde entier craignent l'arrivée d’une récession aux Etats-Unis.
Eduardo Munoz
latribune.fr

Plus encore que la crainte d’un retour de l'inflation, les investisseurs du monde entier craignent l'arrivée d’une récession aux Etats-Unis.
Eduardo Munoz
Soulagement pour les Américains. Selon l'indice CPI, publié ce mercredi, l'inflation a augmenté de 2,8 % sur un an en février après 3 % en janvier. Un chiffre plus faible que les 2,9 % attendus par les analystes.
C'est donc une bonne nouvelle dans un contexte d'incertitude accru. Dans sa dernière déclaration publique, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, disait d'ailleurs s'attendre à ce que les progrès en matière de modération de l'inflation se poursuivent, mais de manière inégale.
À l'origine de ces inquiétudes : l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. « Les investisseurs continuent de jauger les conséquences des droits de douane sur la croissance mondiale et les perspectives des multinationales », commente Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Mardi, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid en menaçant de doubler, à 50 %, les droits de douane prévus sur l'acier et l'aluminium canadiens, puis en y renonçant quelques heures plus tard.
« Nous sommes aujourd'hui très préoccupés par l'économie américaine », a même déclaré l'économiste en chef de J.P. Morgan Bruce Kasman à la presse à Singapour, ce mercredi. Une hausse des droits de douane pourrait rendre les prix des biens importés plus chers pour les Américains et faire bondir l'inflation.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Plus encore que la crainte d'un retour de l'inflation, les investisseurs du monde entier craignent l'arrivée d'une récession. Et pour cause, le président américain est resté évasif sur cette hypothèse, évoquant une « période de transition » quand son secrétaire au Trésor, Scott Bessent a même estimé que l'économie américaine pourrait se dégrader à court terme.
Pour l'économiste de J.P. Morgan, il y a environ 40 % de chances que les États-Unis connaissent une récession cette année. Selon Bruce Kasman, le risque de récession augmenterait, probablement jusqu'à 50 % ou plus, si les droits de douane dits réciproques que le président américain a menacé d'imposer à partir du mois d'avril entraient en vigueur de manière significative.
Et il n'est pas le seul à être inquiet. La semaine dernière, les économistes de Goldman Sachs et de Morgan Stanley ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance du PIB américain en 2025, les ramenant respectivement à 1,7 % et à 1,5 %.
À lire également
De son côté, le président de la banque centrale américaine (Fed) a estimé vendredi que l'économie des États-Unis était confrontée à un « haut niveau d'incertitudes » et que l'institution monétaire pouvait « attendre plus de clarté » sur les réformes engagées par le nouveau gouvernement avant de bouger ses taux. Il a indiqué qu'il ne baissera probablement pas les taux directeurs lors de la prochaine réunion de la Fed le 19 mars.
(Avec agences)
latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?