Investissement : le "plan Juncker" monte en puissance en France

 |   |  628  mots
Depuis juillet 2015, date de lancement du plan Juncker, la BEI a approuvé un total d'environ 8,7 milliards d'euros de financements, générant 39,6 milliards d'euros d'investissements supplémentaires.
Depuis juillet 2015, date de lancement du "plan Juncker", la BEI a approuvé un total d'environ 8,7 milliards d'euros de financements, générant 39,6 milliards d'euros d'investissements supplémentaires. (Crédits : Dario Pignatelli)
Le montant des financements nouveaux accordés par la BEI au titre du "plan Juncker" a progressé de 60% en 2017, faisant de l'Hexagone le premier bénéficiaire de ce dispositif.

Question investissement, la France a su s'attirer les faveurs de Bruxelles. L'Hexagone est le premier bénéficiaire du méga-plan d'investissement de la Commission européenne, surnommé "plan Juncker" en référence au patronyme de son président.

Au titre de ce dispositif, la BEI (Banque européenne d'investissement) a approuvé 4,7 milliards d'euros de financements nouveaux sur le territoire français en 2017, soit 60% de plus que l'année précédente. Désormais, le plan Juncker représente le tiers de l'activité tricolore de la BEI, "ce qui démontre une montée en puissance 'du plan Juncker' en France", a commenté Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, en conférence de presse jeudi.

Depuis juillet 2015, date de lancement des opérations, le bras financier de la Commission a approuvé 111 projets dans l'Hexagone, pour un total d'environ 8,7 milliards d'euros de financements. De quoi attirer d'autres partenaires financiers et permettre l'apport de 39,6 milliards d'euros d'investissements supplémentaires.

Encourager l'innovation et la lutte contre le réchauffement climatique

La raison de cette attractivité française réside dans la "forte mobilisation des acteurs" dans les territoires, a expliqué Ambroise Fayolle. Banques, fonds d'investissement, régions... ces partenaires sont présents pour appuyer les projets locaux. Par ailleurs, la France a "un besoin de financement des activités risquées", ajoute le vice-président de la BEI, ce genre de projets est exactement la cible du plan Juncker.

Grâce à ce dernier, la BEI a orienté son action vers des projets de plus petite taille, plus risqués et répondant à des objectifs majeurs, tels que l'innovation et la lutte contre le réchauffement climatique. Ces dernières représentant respectivement 44% et 60% de l'activité de la BEI dans le cadre du plan Juncker.

L'innovation est encouragée en particulier dans les ETI (fournisseurs automobile et aéronautique, medtech, biotech, etc.), via des financements de projets de recherche et développement pour permettre à ces structures de passer à la phase industrielle.

Pour traverser cette phase critique, "avant les entreprises allaient se financer ailleurs qu'en Europe, aujourd'hui elles y restent", s'est félicité Ambroise Fayolle.

Des secteurs à fort besoin de financement comme la culture, la cybersécurité et le maritime ont également fait l'objet d'une attention particulière de la part de la BEI. "Le 'plan Juncker' permet de développer des actions qu'on n'aurait pas faites", a-t-il poursuit.

82% du plan est déployé

Pour mémoire, le plan Juncker a pour but de relancer l'investissement en Europe en mobilisant 315 milliards d'euros entre 2015 et 2018. Cette somme n'est pas débloquée par l'Union européenne. Bruxelles a mis en place un fonds de garantie doté de 21 milliards d'euros pour encourager les investisseurs à soutenir des projets plus risqués.

Le groupe BEI doit s'appuyer sur ce fonds pour déployer 61 milliards d'euros de financements. A l'heure actuelle, le dispositif s'élève à 51,3 milliards d'euros. En ajoutant les investissements supplémentaires générés, l'objectif du plan Juncker est rempli à 82%, avec un total de 256,9 milliards d'euros de financements approuvés. Les 315 milliards d'euros devraient être atteints d'ici la fin du premier semestre 2018.

"Il y a une reprise de l'investissement en Europe, mais il reste en deçà des niveaux d'avant crise. On comble en partie le retard depuis deux ou trois ans", a souligné le vice-président de la BEI.

En Europe, les investissements dans l'innovation, dans la transition numérique des TPE (notamment en Allemagne et en France), sur l'efficacité énergétique des logements privés... n'atteignent pas encore des niveaux satisfaisants. Des secteurs sur lesquels le plan Juncker va poursuivre ses efforts, puisqu'il a été prolongé jusqu'en 2020 et doit atteindre 500 milliards d'euros d'investissement. Une rallonge qui va permettre à la France de profiter encore quelque temps de ce coup de pouce à l'investissement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/01/2018 à 20:19 :
L'argent , le fric, le flouze, l'oseille, le blé, le grisbi, le pèze, le pognon, etc,.. Rien n'a changé depuis l'homme de Néanderthal.

L’Argent permet d’acheter bien des choses :
Une maison mais pas un foyer
Un lit, mais pas le sommeil
Une montre, mais pas le temps
Un livre, mais pas la sagesse
Un spectacle, mais pas la joie
Un emploi, mais pas le respect
Des relations, mais non l’amitié
Un médicament, mais pas la santé
Du sang, mais pas la vie
Le plaisir, mais pas l’amour
Des diplômes, mais pas la culture
Des tranquillisants, mais pas la paix intérieure
Les plus belles choses de la vie ne peuvent être achetées

Et celle-ci savoureuse d'Oscar Wilde :
- Aujourd’hui, les gens savent le prix de tout et ne connaissent la valeur de rien.
Réponse de le 22/01/2018 à 22:16 :
Enfin... et ça existe !!!!
Quelqu'un qui sait écrire, et qui comprend et sait ce qu'il dit et l'assume totalement... et qui écrit avec l'intelligence des yeux, du cœur et de l'esprit... et avec courage et sincérité... ça c'est pas très courant en France !!!!
Réponse de le 22/01/2018 à 23:28 :
Il est beau ce texte. C'est où que je peux acheter les droits d'auteur?
Réponse de le 24/01/2018 à 17:22 :
UN SUJET D EXAMENT A ETE ?QUESQUE QUI EST PLU FORT QUE LE DIABLE QUESQUI EST PLUS FORT QUE DIEU ? ET CELANE PEUT PAS SE MANGER??? LE JOURNALISTE QUI REPONDRAS A CETTE QUESTION AURAS MA CONSIDERATION??? ///VERITE
a écrit le 22/01/2018 à 19:15 :
L'Union européenne est effectivement très efficace pour la stabilité économique du continent. La majorité des anglais regrettent leur départ de l'Union.
Réponse de le 22/01/2018 à 21:11 :
Nigel Farage explique qu'en 10 ans, UKIP est passé seulement 2 fois sur la BBC, bien qu'en 2009, il soit le deuxième parti le plus représenté (pour le Royaume-Uni) au Parlement Européen.

Seul internet peut renverser la tendance, dit-il.
Du grain à moudre pour l'UPR !

https://www.youtube.com/watch?v=EmDGl4Og-rE&feature=share
a écrit le 22/01/2018 à 17:26 :
l autoritarisme des deux pays riches peut il sauver la zone Euro face aux autres (pologne ..ext.....) ?
a écrit le 22/01/2018 à 14:49 :
Et sur les délocalisations vers des salaires à l' est à 400 euros, toujours rien ..?!

UPR, Frexit, vite ..
Réponse de le 22/01/2018 à 17:51 :
Je crois que la production industrielle des pays de l'est est largement surestimée par certains. Cherchez du made in Poland chez vous, vous verrez ...
Réponse de le 22/01/2018 à 19:19 :
@John tout es là-bas, factuellement là-bas ce qui fait le jeu de Frau Caramel qui a été la première depuis 15 ans à y installer sa sous-traitance et plier le reste de l' Ue..

John, vous connaissez que chose au principe des vases communicants ..?

L' Ue est un jeu à somme nulle dont il faut s' échapper, créée par les riches et pour les riches, même les polonais sont pauvres, comme les hongrois, comme les ..

Courage fuyons, la France profonde désertifiée, claquemurée dans sa misère glauque commence à ressembler à la Roumanie d' il y a 20 ans quand que notre roi soleil déambule ...

Et si le CETA nous retire nos vaches, il restera des sangliers et des ronces.

FREXIT, vite ...

https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
a écrit le 22/01/2018 à 14:22 :
Et dire, que cette administration qu'est de l'UE de Bruxelles dépense nos contributions annuelles pour permettre a des investisseurs de pouvoir le devenir, c'est a dire faire des subventions que les États n'ont pas le droit de faire! Bref nous sommes sous mis sous tutelles en permanence!
Réponse de le 22/01/2018 à 18:07 :
Tout ça pour critiquer sans savoir mais dans les cas cité, la France peut légalement subventionner...
a écrit le 22/01/2018 à 13:28 :
"Bruxelles a mis en place un fonds de garantie doté de 21 milliards d'euros pour encourager les investisseurs à soutenir des projets plus risqués."

Ami de la logique et du raisonnement sain passe ton chemin !

Cette phrase est un véritable bijou, l'état subventionne les actionnaires milliardaires afin que ceux-ci soutiennent l'économie. Voilà où nous sommes tombés, vraiment très très bas donc.

Question n°1: Pourquoi les investisseurs n’investissent pas ?

Question n°2; Pourquoi on leur permet de ne pas investir alors qu'on les subventionne à tout bout de champ pour un oui ou pour un non ?

Question n°3: Pourquoi on leur donne de l'argent pour investir alors qu'au final on pourrait investir directement sans avoir à passer par la taxe privée du multimilliardaire non ?

Et ces gens là s'affirment libéraux, au secours...
Réponse de le 22/01/2018 à 16:05 :
Vous pouvez répondre vous même à vos questions en lisant attentivement l'article, par exemple
".....Cette somme n'est pas débloquée par l'Union européenne. Bruxelles a mis en place un fonds de garantie doté de 21 milliards d'euros pour encourager les investisseurs à soutenir des projets plus risqués...."
Si vous n'arrivez pas à y répondre prenez l'objet du plan Junker.
Sinon ce sera très difficile ....
Réponse de le 22/01/2018 à 19:44 :
Les investisseurs sont donc tellement bêtes qu'il faut leur dire quoi faire comment et quand ?

"Allez n'ayez pas peur, regardez nous aussi on met des milliards là dedans... "

C'est pitoyable mais en effet largement possible.

Ok je reviens sur ce que je dis et valide votre objection sans problème.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :