Le Plan Juncker a-t-il relancé l'investissement européen ?

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Jean-Claude Juncker a-t-il sauvé l'investissement européen ?
Jean-Claude Juncker a-t-il sauvé l'investissement européen ? (Crédits : Reuters)
Jean-Claude Juncker prétend que son plan d'investissement a mis fin à la "panne d'investissement" en Europe. Pas si sûr...

On sait Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, en difficulté. Aussi ne manque-t-il pas une occasion de mettre en avant son apport à la relance de l'économie européenne. Il dispose pour cela d'une arme : le plan d'investissement  (PIE), plus connu sous le nom de « Plan Juncker ». Sur France 2, ce lundi 25 juillet, il a ainsi assuré que « nous étions en panne d'investissement, nous avons mobilisé 115 milliards d'euros par le PIE, dont 13,1 milliards en France ». Autrement dit, Bruxelles aurait permis le redressement de l'investissement dans l'UE par le plan Juncker. Est-ce si simple ?

Qu'est-ce que le plan Juncker ?

Rappelons ce qu'est le « plan Juncker ». Ce plan, lancé officiellement en juin 2015 et dans les faits dès avril, prévoit de mobiliser sur trois ans 315 milliards d'euros d'investissement. Pour cela, 21 milliards d'euros d'argents publics, issu du budget européen et des réserves de la Banque européenne d'investissement sont mobilisés. Ces 21 milliards sont utilisés comme garanties pour financer des projets, par l'intermédiaire de la BEI, à hauteur de 60 milliards d'euros. La Commission calcule ensuite que ces 60 milliards d'euros de projets génèrent au total 5 fois plus d'investissements, soit 315 milliards d'euros entre 2015 et 2017.

Selon les chiffres de la Banque européenne d'investissement (BEI), le « total des investissements liés aux opérations approuvées au titre du Fonds européen d'investissement stratégique (FEIS)», le véhicule financier qui valide les projets, s'élèvent à 115,7 milliards d'euros au 19 juillet 2016. Il s'agit de fonds « approuvés » qui vont donc se déployer dans l'avenir et qui doivent encore être signés. Le financement des projets signés ne s'élèvent aujourd'hui qu'à 10,9 milliards d'euros. Le plan va donc un peu moins vite que prévu, mais est globalement dans les clous. Reste à savoir si Jean-Claude Juncker dit vrai. Ce plan est-il réellement un élément déterminant pour l'activité économique de l'Union européenne ?

Trop peu au regard des enjeux

Les 115,7 milliards d'euros revendiqués par le plan Juncker représentent 4 % de l'ensemble des investissements réalisés dans l'Union européenne sur les quatre trimestres allant d'avril 2015 à mars 2016 (soit 2.886,24 milliards d'euros). A titre de comparaison, sur ces douze mois, l'investissement a progressé de 139,5 milliards d'euros par rapport à la même période de 2014-2015. A condition que ces projets financés par l'UE soient réellement nouveaux et n'ait été débloqués que grâce à ces fonds, l'impact pourrait donc, sans être majeur, ne pas être négligeable. Sauf qu'ils ne semblent absolument pas à la hauteur du problème de l'UE et de la zone euro.

Depuis le début de la crise financière en 2007, l'investissement a été le parent pauvre de la croissance européenne. Malgré une reprise en 2015, il reste très inférieur non seulement à son rythme d'avant la crise, mais à ce qui serait nécessaire pour permettre de relancer la productivité et faire face aux transformations de l'économie. La Commission européenne elle-même a estimé pour « vendre » le plan Juncker que ce « manque d'investissement » est compris entre 270 et 330 milliards d'euros par an. Le think tank économique Bruegel juge qu'il manque 280 milliards d'euros par an d'investissement dans l'Union européenne. Au mieux donc, le « plan Juncker » fait un tiers du chemin. « Trop peu et trop tard » : c'est le verdict, encore valable, de la plupart des économistes au moment de l'annonce du plan. En tout cas, la "panne d'investissement" continue à Europe : les chiffres de la croissance vendredi 29 juillet devrait le confirmer, malgré une croissance modeste. Bref, la magie revendiquée par le président de la Commission n'a pas opérée.

Absence de valeur ajoutée ?

Mais la question centrale est bien plutôt de savoir si ces investissements issus du « plan Juncker » sont un bénéfice net pour l'économie européenne. On sait déjà, de par la construction de son financement que ce n'est pas le cas, puisque les garanties apportées par le budget européen ont été ôtées du budget européen, principalement des lignes Recherche & Innovations et Infrastructure. Il y a donc un « transfert » de ces projets vers le FEIS. La raison en était que les projets financés par le FEIS seraient plus risqués et auraient donc plus de valeur pour l'économie européenne que les fonds utilisés par le budget européen directement. Mais rien n'est venu prouver ce fait. Bien au contraire.

Les économistes de Bruegel ont ainsi remarqué que les profils de risque des projets financés par le plan Juncker restent très flous. Rien ne vient attester que les projets financés ne l'auraient pas été par le budget européen ou la BEI. Du reste, dans cette étude datée de juin, Bruegel a comparé les projets en détails à ceux financés par le passé par la BEI. Conclusion : sur 55  projets annoncés en juin, 42 avait une « forte ressemblance » avec des projets financés par la BEI auparavant, 11 une « faible ressemblance » et un seul projet, celui d'une usine de recyclage du titane, semblait réellement nouvelle. Autrement dit : s'il n'y a pas de « valeur ajoutée » nouvelle à ces projets, l'argent investi dans ces projets l'aurait sans doute été sous une autre forme. La prétention de Jean-Claude Juncker d'être à l'origine d'une reprise de l'investissement ne saurait donc tenir.

Choix géographiques

De plus, les choix géographiques du plan Juncker sont parfois étonnants. Sur les projets développés, on trouve une surreprésentation de l'Italie qui cumule 15 % des financements, ce qui est plutôt positif, notamment parce que l'Italie surtout est clairement en état de sous-investissement. Suivent le Royaume-Uni, la France et la Slovaquie. Mais certains pays frappés de plein fouet par le sous-investissement et le chômage de masse et qui auraient besoin de fonds pour ne pas demeurer dans une logique de compétitivité-coût, symbole de sous-développement chronique. Le Portugal a bénéficié en 14 mois d'une mobilisation de 701 millions d'euros, plus 40 millions d'euros d'aide à ses PME, soit 0,4 % de son PIB, avec un seul vrai projet industriel d'usine de biomasse.

L'échec grec

La Grèce, pays qui traverse la pire crise parmi les pays de l'UE et qui est encore en récession, est encore plus mal lotie. Alors que son gouvernement ne dispose d'aucune marge de manœuvre et que, pire, encore, il n'a utilisé pour faire des économies et complaire aux créanciers qu'un sixième des investissements prévus, alors que, en juillet 2015, Jean-Claude Juncker avait promis un « plan de relance » à la Grèce, le plan Juncker n'a, pour le moment, financé que 650 millions d'euros, dont 400 millions d'euros pour les aéroports régionaux. Rappelons que les aéroports les plus rentables viennent précisément d'être vendus à l'opérateur allemand Fraport. Athènes avait pourtant proposé 42 projets d'infrastructures pour un montant de 5,6 milliards d'euros. On remarquera également que deux pays de l'UE qui n'ont toujours pas bénéficié du plan Juncker, Malte et Chypre. Or, cette dernière île a traversé aussi une forte crise et est un des pays de l'UE qui souffre le plus de sous-investissement.

Pas un « game changer »

Cet échec gréco-chypriote est très symptomatique des limites du plan Juncker : là où le secteur privé ne suit pas, le plan Juncker est inopérant. Il est incapable d'agir comme un élément moteur du changement, un « game changer ». Il est aussi très frileux et peu apte à prendre les risques que le secteur privé refuse de prendre, précisément ce qui manque à l'économie européenne. Aller investir beaucoup en Slovaquie est utile, mais le secteur privé y est déjà très présent et est attiré par la fiscalité et les faibles salaires. Investir dans les pays en crise, où l'investissement est réellement en panne est un enjeu bien plus important. Il n'est pas relevé par le plan Juncker qui, ainsi, confirme qu'il mobilise des fonds qui auraient été investis en UE de toute manière.

Pas de stratégie globale

Dernière faiblesse du plan Juncker : il ne s'inscrit pas dans une stratégie globale. Alors que la BEI finance des investissements, la Commission continue à s'attacher à sa politique de « respect des règles » et demande des réductions d'investissements publics ou de dépenses publiques. Le cas grec, cité plus haut, est caricatural. En France, l'investissement public des collectivités locales est en chute libre depuis deux ans pour permettre au déficit des administrations de passer sous les 3 % du PIB. En Espagne ou au Portugal, on va demander de « nouveaux efforts » pour éviter des sanctions et on se dit prêt à Bruxelles à geler des fonds structurels, donc des investissements européens dans ces pays... Au Portugal, au premier semestre, l'investissement public a chuté de 19,5 %. Ce qu'on donne (un peu) d'une main, on l'ôte donc de l'autre. Dans le même temps, on n'exige nullement de l'Allemagne plus d'investissement public pour réduire son excédent courant de 8 %, supérieur à ce que Bruxelles tolère normalement. Or, compte tenu du déficit d'investissement, tous les efforts devraient se conjuguer. Sinon, l'impact même du plan Juncker s'en voit réduit : il a une fonction partielle de compensation du sous-investissement public, non un effet d'entraînement.

Un plan qui pèse peu

Le plan Juncker n'est pas inutile : dans l'UE toutes les tentatives sont bonnes à prendre. Mais il est largement insuffisant, contrairement à ce que sous-entend Jean-Claude Juncker : pourquoi sinon, toutes les six semaines, Mario Draghi, le président de la BCE demanderait-il un plan Juncker « élargi » et une mobilisation de la politique budgétaire ? Ce plan est le reflet d'un mode de pensée : celui selon lequel la relance budgétaire classique ne fonctionne pas. Mais alors que le déficit budgétaire cumulé a été ramené à 1,8 % du PIB de la zone euro, c'est bien plutôt l'idée que la consolidation budgétaire créé les conditions de l'investissement qui ne fonctionne pas. Pour preuve : 2.000 milliards d'euros ont été créés par la BCE en un an et n'ont guère été transmis à l'économie réelle, malgré les rachats de titres et les taux négatifs.

Le cadre du plan Juncker, qui reste marqué par la frilosité de la BEI, l'empêche clairement de peser sur l'économie européenne, n'en déplaise à l'ancien premier ministre luxembourgeois. Au moment où Japon et Royaume-Uni réfléchissent à de vrais plans de relance, l'UE ferait bien de faire de même et de s'interroger sur les moyens d'utiliser l'argent créé par la BCE dans l'économie réelle. Pour cela, il faudra cependant une « révolution dans les têtes » en acceptant un circuit de financement entre BCE et BEI et l'abandon par cette dernière de son obsession de la notation par les agences.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2016 à 8:11 :
quand nous voyons notre dette encore flamber cette année, et que certains nous demandent encore de l'augmenter, c'est à dire faire comme la grèce, nous pouvons devenir septiques sur l'intégrité de nos irresponsables politiques. Junker est un modéré vis à vis de certains extrémistes libéraux ! nous pouvons toujours monter haut sur une echelle, mais il faut rester conscient du danger auquel on s'expose ! c'est fondamental, nous ne sommes pas dans l'économie d"un ménage avec des taux fixes, c'est l'avenir des peuples d'un côté et les charognards financiers de l'autres ! la responsabilité des politiques serait d'abord de protéger et servir ! nous avons compris que la plupart de nos politiciens sont d'abord des affairistes corrompus caché derrière des idéaux sociaux pour manipuler les peuples.
a écrit le 13/10/2016 à 7:49 :
l'europe ? pourtant ils trouvent de l'argent pour faire la guerre contre la russie !!
quand nous avions des mistral a vendre aux russes ! nous avons craché dessus !
et l"'investissement dans la recherche . garante de notre qualité et de notre niveau de compétitive ? mais pourquoi nous français ne choisissons pas nos propres investissement ? ça suffit l'europe qui nous apporte uniquement la guerre a assez duré ! commençons par demander le remboursement de nos versements qui ne sont pas revenus en France ! comme les allemands le font et les anglais le faisaient ! plutot que de payer des investissements aux paysans bulgares qui concurrencent directement les paysans français !!
a écrit le 26/07/2016 à 20:14 :
Relance de l'investissement ? Par le plan de Junker ? Cest du rêve pur et simple , et les faîts graves qui découlent de ces terroristes islamistes en europe démontre combien ses mesures avec Merkel s'annoncent dangereuses....Qui peut prétendre le contraire ???????
Les partis populistes ont de magnifiques beaux jours devant eux , même en Allemagne ou Merkel va subir un total désavoeux de son peuple ! On récolte toujours ce que l'on sème , et là ....pas de doute !!!
a écrit le 26/07/2016 à 19:47 :
Monsieur Juncker prend se rêves pour des réalités. Il est intervenu TROP PEU et TROP TARD. Comme les autres "dirigeants" européens, chez lui, tout n'est que prétention. Il est incapable d"évaluer correctement les effets de son "MINI-PLAN" par simple INCOMPETENCE. En cela il est aussi NUL que les tristes sires dont il est entouré. Les MOSCOVICI ne sont que de simples arrivistes sans aucun souci d'autres intérêts que les leurs.
a écrit le 26/07/2016 à 12:19 :
Le plan Juncker a le mérite d'exister et d'avoir pu être approuvé par les principales forces politiques européennes, ce qui en soit est d"ja une reussite. En effet, il ne faut jamais oublier que l'UE n'a qu'un budget ridiculement faible et que les Etats sont majoritairement contre toute augmentation de celui-ci. Dès lors, la réussite du plan Juncker se mesure surtout dans la capacité à avoir réussi à mobiliser ces montants-ci (qui ne suffisent certes pas, mais qui ne sont pas ridicules non plus) malgré le contexte politique et dans le fait d'avoir imposer le retour de l'investissement dans le débat public Européen. Et cela, ca n'était pas gagné, loin de là.
Pour les caractéristiques géographiques, Romaric Godin devrait creuser un peu plus le sujet, et il se rendrait compte que l'italie (secteur privé et para-public) s'est faite une spécialité depuis de nombreuses années de faire des montages de projets européens, ce qui explique certainement cette part du lion qu'elle s'est taillée. Tandis que la Grèce a souvent eu énormément de mal à monter des projets de financement européens du fait de projets purement clientelistes ou de projets enlisés à jamais dans al bureaucratie locale empechant tout avenir au projet une fois acceptée, deux choses qui ne vont certainement pas aider le secteur privé à tenter des projets de financement Européens qui en vaillent la peine. Si ces deux éléments la sont toujours présent dans la liste des projets présentées par Athenes, pas étonnant que ceux-ci ne voient pas le jour ;)
a écrit le 26/07/2016 à 10:32 :
Vous m'apprenez que Junker avait un plan pour relancer l'investissement en Europe, on ne sait plus s'il faut en rire ou en pleurer tiens...
Réponse de le 26/07/2016 à 12:16 :
Les deux mon capitaine !!!!
Réponse de le 26/07/2016 à 12:27 :
C'est en effet à pleurer de voir des personnes critiquer en permanence des choses sur lesquelles ils ne prennent même pas la peine de s'informer (car l'information elle existe, est publique et est en quantité).
Réponse de le 26/07/2016 à 14:59 :
"C'est en effet à pleurer de voir des personnes critiquer en permanence des choses sur lesquelles ils ne prennent même pas la peine de s'informer"

Heu... Vous parlez de qui !? Juncker ? Vous pouvez développer je vous prie ? Parce que votre commentaire est totalement incompréhensible, merci.
a écrit le 26/07/2016 à 9:49 :
M Godin, j'ai regardé un reportage sur "Pétain le retour en 1940" dimanche soir sur LCP et j'entendais les mêmes mots les mêmes arguments qu'aujourd'hui sur la situation de la France. Alors si les mêmes causes produisent les mêmes effets on est mal barré. 2017 Sarkosy Hollande et le quatrième Reich en toile de fond, la totale.
Réponse de le 26/07/2016 à 11:32 :
Pourquoi voir tout le temps noir , moi je pense que l'on va épuiser la liste des présidentiables , c'est inévitable car ils tiennent le pavé depuis 50 ans . Après les nouvelles générations , alors on entrera vraiment dans le vingt 1ème siècle
et fin du collectivisme d'état ( soit disant ) redistribution qui vide les poches de ceux qui travail honnêtement pendant toute une vie .
Réponse de le 26/07/2016 à 12:34 :
non en 2017 ce sera Juppé Le Pen, il faut évoluer complètement en dehors des réalités pour penser que Hollande sera au second tour, il a appliqué un programme de droite, tout le monde l'a vu, donc il a perdu sa base électorale et jamais des électeurs de droite n'iront voter pour un socialiste même de droite.

Quand à sarkozy un sondage est très vite passé montrant que 57% des français avaient peur de lui.

Alors la droite et les médias traditionnels détestent Juppé pour on ne sait quelle raison mais il est rassurant et l'électorat français est vieux et le terrorisme islamiste et les médias de masse bossent pour le front national depuis longtemps maintenant.
a écrit le 26/07/2016 à 9:19 :
BEAUCOUP DE PLANS DE RELANCE NE SERVENT A RIEN? CAR DANS BEAUCOUP DE GOUVERNEMENT LES EQUIPES GERANTES CHANGENT CONSTAMENT?ILS FAUDRAIS CREES DES EQUIPES PLUS CONSTANTE CONNAISANT MIEUX LE TISSUS INDUSTRIEL ET LES BESOINS REEL D INVESTISSEMENT QUI CONSILIENT RENTABILTE ET EMPOIS? ?LA MODERNITE VEUT QUE L ON NE RETARDE PAS LE PROGRES COMME LA ROBOTIQUE ET LE NUMERIQUE DE MEME QUE LES NOUVELLES ENERGIE ???
a écrit le 25/07/2016 à 20:35 :
Des opérateurs comme Kic Innonergy sont des élements concrets de la politique européenne et de ses investissements qui sont dans ce cas bien choisis pour l'avenir alors que çà n'a pas tjrs été le cas. Il suffit de les analyser pour voir que c'est très positif mais il faut un peu de temps.
Réponse de le 26/07/2016 à 8:35 :
et quels investissements sont biens choisis ??? pouvez-vous les citer ??? merci !!!!
a écrit le 25/07/2016 à 19:53 :
Quand Schaüble dit nein, c'est nein
a écrit le 25/07/2016 à 19:31 :
Le Plan Juncker:

je negocie en direct avec gafa ou avec barroso / Eurobank latsis
ainsi je finance en direct mes objectifs, sans éprouver la lourdeur administrative
a écrit le 25/07/2016 à 18:47 :
Comment voulez vous que les gens croient à L Europe avec une telle bande d incapable
a écrit le 25/07/2016 à 18:34 :
Je me souviens pas avoir vu cher notre président à la coupe de cheveux hors de prix inaugurer un site financé par ce machin bidule. Pas plus pour notre secrétaire d'État chargé de l'Europe. Est il encore vivant? La dernière fois que je l'ai vu à la télé. C'était après l'attentat du musée en Tunisie. Quelqu'un a la liste des sites en France?
Réponse de le 26/07/2016 à 10:01 :
Le plan Juncker a un an. Quand on voit le temps que prend tout projet et toute réalisation en France, laissant d'ailleurs souvent le temps à tous les grincheux et autres zadistes de bloquer ladite réalisation, on reparlera des réalisations dans 15 ans.
a écrit le 25/07/2016 à 18:32 :
L'investissement détruit l'emploi, donc la demande. Or c'est de demande que nous manquons. Cela date de 1936 comme le signalait Jacques Duboin, ex-HEC, ex-banquier, ex-industriel. Il dénonçait le 7 Juin 1936 l'orthodoxie. La veille, le magazine "l'illustration" qui
relatait l'inauguration de l' école navale était déjà bourrée de publicité.
Jacques Duboin annonçait " la misère dans l'abondance".
La concurrence et surtout les concurrences déloyales tuent la demande solvable. L'investissement améliore la compétitivité mais tue l'emploi. C'est donc un suicide collectif que propose Junker. Trump semble avoir compris que la mondialisation qui constitue le sommet des concurrences déloyales était l'ennemi. Les peuples se révoltent partout contre les élites bien pensantes mais pensant peu...aux autres!La solution viendra-t-elle des États-unis alors que jusqu'à ce jour c'est le pays qui nous a montré ce qu'il ne fallait pas faire ?
Réponse de le 26/07/2016 à 8:37 :
vous, vous avez dû faire une très grande école : vous êtes totalement illisible !!!!!
Réponse de le 26/07/2016 à 12:23 :
mhh c'est une plaisanterie ou c'est sérieux? Snas investissement, pas de croissance de la productivité... et sans croissance de la productivité, c'est la stagnation puis le déclin économique garanti.
L'investissement existe depuis que l'homme à arreter de se contenter de faire la ceuillette des fruits, avec votre logique, nous serions tous resté ceuilleur de fruits et mort dans la misère a 25 ans en moyenne. En fait votre couplet n'est que la meme rengaine anti-innovation que certains re-servent à chaque crise, et toujours autant dénuée de tout fondement.

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