Jeunesse, report de charges et PGE : le Sénat pointe les impasses du "Quoi qu'il en coûte"
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Fonds de solidarité, chômage partiel, prêts garantie par l'Etat (PGE)...depuis le printemps 2020, le gouvernement a déployé un arsenal de mesures d'urgence pour tenter de préserver le tissu économique et social tricolore. La plupart des dispositifs ont permis de limiter la casse au regard de la récession historique enregistrée par l'économie française en 2020 (-8%).
Lors de son discours le 12 mars 2020, le président Macron avait annoncé sa fameuse doctrine du "quoi qu'il en coûte". Plus d'un an après cette annonce, le Sénat dans un rapport dévoilé lundi 12 juillet 2021 tire les premières leçons des dispositifs mis en œuvre depuis le début de la pandémie. Si les deux auteurs et élus Jean-Michel Arnaud (Union centriste) et Roger Karoutchi (Les Républicains) estiment que "le quoi qu'il en coûte a été utile", mais certains outils pourraient fragiliser la reprise économique.
Un grand nombre d'entreprises ont eu recours à des dispositifs de prêts garantis par l'Etat ou des reports de charges. Dans leur rapport, les sénateurs ont fait appel au cabinet juridique TAJ pour mener une étude comparative entre les principaux pays européens. Il apparaît que les reports de charges ont été massivement utilisés en France au regard de ses autres voisins. En effet, ces reports représentent 28% du total des instruments de soutien déployés contre 9% au Royaume-Uni, 2% en Allemagne et 16% en Espagne.
Ces reports de cotisations ont permis de soulager rapidement la trésorerie des entreprises mais la situation financière d'un grand nombre d'établissements pourrait rapidement se compliquer en sortie de crise.
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La pandémie a plongée une grande partie de la jeunesse française dans un profond désarroi. Entre les cours à distance, les jobs étudiants en baisse et un marché du travail atrophié, cette catégorie de la population se sent sacrifiée par les décisions prises. Dans leur rapport, les sénateurs tirent la sonnette d'alarme en parlant d'une "double peine" : "éprouver de grandes difficultés à s'insérer durablement sur le marché du travail puis devoir supporter le poids de la dette accumulée au plus fort de la lutte contre l'épidémie". Ils soulignent que la protection de la jeunesse est "un impératif délibérément mis entre parenthèses".
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