L'argument de la dette, ou comment occulter les dérives de la finance

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Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a-t-il raison de résumer les maux de l'économie française au poids trop lourd de l'Etat?
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a-t-il raison de résumer les maux de l'économie française au poids trop lourd de l'Etat? (Crédits : © Leonhard Foeger / Reuters)
L'Etat trop dépensier serait le grand responsable des maux actuels de l'Economie française, selon le gouverneur de la Banque de France. De manière étrange, il occulte la dernière crise financière...

La dette, c'est la faute de l'Etat. C'est pourquoi, celui-ci doit avant tout balayer devant sa porte et prendre les réformes structurelles nécessaires pour rééquilibrer ses comptes publics. C'est en substance l'argumentaire développé ce mardi en conférence de presse par le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer qui, à l'approche de la fin de son mandat à la tête de l'institution, à la parole publique de plus en plus libre.

« Nous avons hérité à la fin des années 1960 d'une nation en croissance, peu endettée, offrant le plein emploi. Mais, à cause de notre choix d'un Etat toujours plus lourd, plus dépensier, nous laissons à nos enfants, qui prendront leur retraite à 65 ou 67 ans, un pays endetté, un niveau de chômage insupportable et un potentiel de croissance plus faible que jamais. C'est avec ce constat en tête que nous portons aujourd'hui les réformes dont notre pays a besoin », a-t-il expliqué.

Et la crise financière ?

Au nom de la dette, l'État, unique responsable de ses maux, doit se réformer. Ce constat du gouverneur de la banque de France est-il juste et exhaustif ? Clairement non. Il pose même une question de fond : comment un banquier central aux affaires avant, pendant et après la crise financière de 2008 peut-il occulter le rôle de l'instabilité financière dans l'endettement public français ? Certes, les banques renflouées par l'Etat après la crise ont toutes remboursées leur prêt. Mais la crise bancaire de 2009 fut réelle. Elle a entraîné une profonde récession dans tous les pays, France y compris, ce qui a affaibli les recettes de l'État et l'a contraint à lancer un large plan de relance. Il n'est pas contestable que l'État français a été obligé de s'employer pour maintenir à flot une économie à la dérive : entre 2008 et 2010, la dette française ainsi a crû de plus de 14 points de PIB à 82% et le déficit a atteint plus de 7% durant deux années successives. Depuis 2008, la dette augmente de manière accélérée et représente désormais 95% du PIB en 2014.

Un État plus lourd depuis les trente glorieuses?

Toutefois, la crise financière est loin d'être la seule raison au niveau important de la dette publique. Entre 1980 et 2007, la dette publique française avait déjà grimpé d'un peu moins de 20 % du PIB à 64,2 %. Mais affirmer que cet état de fait est dû à un État toujours plus lourd semble bien simplificateur. D'autant que depuis la fin des « trente glorieuses (1945-1973) », plusieurs vagues de privatisations ont été menées et, surtout, les marchés financiers ont été libéralisés par plusieurs gouvernements successifs. Durant les années 80-90, il a notamment été acté la fin de l'encadrement du crédit, l'unification des marchés des capitaux, ou les premières fusions entre de banque de détail et de banque d'affaires.

Pis encore, à partir des années 1980, l'Etat a augmenté sa part de refinancement sur les marchés financiers « à des taux d'intérêt bien supérieurs à la croissance, entrainant un effet boule de neige sur la dette », explique Nicolas Sansu, député PCF du Cher et rapporteur d'une proposition de résolution européenne sur la dette. Il ajoute que « plusieurs rapports ont démontré qu'à la fin des années 90, la dette avait crû de douze points de PIB de manière illégitime » à cause de ce nouveau moyen de refinancement.

Trop de réductions fiscales aux plus riches?

Par ailleurs, si l'impact sur la dette des politiques de dépenses publiques non maitrisées engagées au début des années 1980 n'est pas à minimiser, un mouvement général de réduction des impôts des plus riches a lui aussi joué un rôle important, selon le député. Il a été initié au début des années 2000 par Laurent Fabius qui a abaissé la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu, et fut poursuivi par les gouvernements suivants de droite, avec notamment avec la fameuse loi TEPA de Nicolas Sarkozy et son bouclier fiscal. « D'après un rapport du député Gilles Carrez (UMP) en 2010, les baisses d'impôts sur le revenu représentaient environ la moitié des diminutions d'impôts d'État entre 2000 et 2009 et leur impact sur le budget général de l'État en 2009 serait compris entre 33 et 41,5 milliards d'euros, soit entre 1,7 et 2,2 % de PIB », explique Nicolas Sansu dans son rapport.

Bref, pour le député du Cher, « au total, l'effet boule de neige et la politique fiscale favorable aux plus aisés » équivaut aujourd'hui à « 600 milliards d'euros de dette pour l'Etat, soit 30 % du PIB ! ».
L'endettement Français ne peut pas se résumer à la simple hausse de la dépense publique depuis 40 ans. Réduire à cela l'héritage laissé aux générations futures confine me^me à une absence de pragmatisme. Or le pragmatisme, c'est la raison d'être des banquiers centraux indépendants. Car si l'on a séparé la régulation de la création monétaire du champ de l'action publique, c'était pour que des professionnels de la politique n'utilisent pas le levier monétaire au détriment de l'intérêt général dans le seul but de remporter une élection. Et pour que des techniciens garantissent de leur côté la stabilité du système financier.

Des banquiers centraux pragmatiques ?

Mais les banquiers centraux se sont convertis à une idéologie, celle du monétariste, c'est à dire « à l'idée qu'une cible d'inflation faible et clairement annoncée leur permettrait d'atteindre de manière plus efficace leur objectif de stabilité du pouvoir d'achat de la monnaie dans le temps », explique l'économiste du Cepii Christophe Destais.

Endormis par cette posture, les banquiers centraux ont manqué de vigilance « quant aux risques d'instabilité financière liés à l'excès d'endettement ou de prises de risque des agents économiques, en particulier dans le secteur financier », ajoute-t-il. Est-ainsi arrivé la crise financière de 2008... « Il est donc désormais clair qu'il n'y a pas d'étanchéité entre les décisions prises par les banques centrales et les risques financiers garantis par l'Etat. (...) Le fond du débat est celui du partage de l'autorité publique entre les techniciens et les élus dans une démocratie », explique-t-il.

Christian Noyer, lui, est un farouche défenseur de l'indépendance des banquiers centraux. Il a même déterminé l'indépendance comme la qualité principale que devra avoir son successeur. Cela tombe bien, le grand favori pour lui succéder à la fin de l'année est François Villeroy De Galhau, qui a occupé entre 2003 et avril 2015 des fonctions à la direction de la plus grande banque française,  BNP Paribas. Que celui-ci sera indépendant vis-à-vis de l'Etat, on peut le croire, mais vis-à-vis des banques... c'est plus dur.

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a écrit le 13/05/2015 à 13:20 :
Mathias Thépot utilise les chiffres bidons de l'extrême gauche sur la dette.

Depuis 30 ans, il n’y a eu aucune baisse de l’impôt sur le revenu et le patrimoine, bien au contraire. Ce sont les chiffres de l’INSEE qui le prouvent.

L’impôt sur le revenu et le patrimoine a atteint son record absolu en 2013.

En 2013, l’impôt sur le revenu et le patrimoine s’est élevé à 269,4 milliards d’euros soit 12,8% du PIB contre 7,3%% du PIB en 1980, 7,6% du PIB en 1990 et 11,6% du PIB en 2000.

Si le total des impôts finançant l’Etat a diminué, c'est parce qu'une partie croissante des impots est utilisée pour financer les collectivités locales et la sécurité sociale.

En 2013, 287 milliards d'euros d'impôts ont été utilisés pour finanacer les collectivités locales et la sécurité sociale.

Comme l’a écrit Olivier Berruyer, « les recettes en moins pour l’État ont été réaffectées aux collectivités locales, et que nous payons autant d’impôts qu’en 2001, globalement. »

Source
INSEE Différents postes de recettes des administrations publiques en 2013
a écrit le 11/05/2015 à 19:57 :
Réformer l'état ne suffira pas pour espérer diminuer de façon significative la dette de la France. Bien entendu la réforme portant sur son coût de fonctionnement reste indispensable. Mais nous devons de façon significative investir dans les énergies nouvelles, car notre dépense en énergie est une source de dette auprès de nos créanciers. Nous assistons régulièrement à la hausse du pétrole concomitante à celle des taux d'intérêts. Notre économie devra apprendre à se libérer progressivement des emprunts de fonctionnement. Cette main mise n'est plus acceptable ; même au titre d'une marche forcée vers la mondialisation.
a écrit le 11/05/2015 à 18:26 :
"Si l'on a séparé la régulation de la création monétaire du champ de l'action publique, c'était pour que des professionnels de la politique n'utilisent pas le levier monétaire au détriment de l'intérêt général dans le seul but de remporter une élection."
L'argument est un tout petit peu faible en regard des bénéfices qu'ont engrangé les banques depuis 1973, c'est à dire depuis qu'on a donné aux banquier privés le soin de la création monétaire et que depuis ils financent l'Etat...moyennant intérêt. Les intérêts payés depuis 40 ans représentent peu ou prou... la dette française. Merci les banquiers, Rotschild et son ex fondé de pouvoir Pompidou, Trichet, Noyer.et les autres.
a écrit le 11/05/2015 à 18:23 :
question : à quoi sert la Banque de France ?
a écrit le 11/05/2015 à 17:27 :
Le futur Gouverneur de la BDF est un protégé du Secrétaire Général de Hollande (Joyet) et de plus issu d'une grande banque Française. Ses parrains sont bien bon. En fait, il y a bien trop de banques en France. Elles ont perdu leur rôle de "démarreur" de l'économie, pour n'être plus que des intermédiaires qui prélèvent leurs dimes
a écrit le 11/05/2015 à 16:22 :
Rien ni personne ne pourra infléchir la trajectoire implacable de notre hyper-Titanic. Le paquebot est trop lourd, trop grand, impossible à manœuvrer sur une courte distance et glisse trop vite sur l’arête d’un iceberg écologique qui déchire déjà son flanc. De surcroît, aveuglée par les prouesses du monstre qu’elle croit encore contrôler, sa capitainerie n’en finit plus de pousser les moteurs à fond en hurlant si fort «Progrès ! Progrès !», qu’elle parvient à couvrir le vacarme de l’eau s’engouffrant dans les brèches béantes. Seule une panne totale des moteurs pourrait encore éviter le naufrage.
a écrit le 11/05/2015 à 13:51 :
On dit que les banques ont rembourser leurs emprunts... C'est totalement faux!!!! ils ont certes rembourser l'argent que l'état leur avait prété mais les conséquences liée a la crise des subprimes n'ont jamais été évaluer ni rembourser....
Elles continueraient toujours a nous rembourser sinon!
a écrit le 11/05/2015 à 9:52 :
Entièrement d'accord avec votre analyse....exception faite de la France qui elle avait un budget structurellement déficitaire bien avant la crise. Après je vous rejoins sur le bon dosage de l'austérité. Une austérité trop brutale conduit à casser le cycle économique et à briser la compétitivité si on taille trop dans les dépenses d'avenir: éducation, recherche...
Réponse de le 11/05/2015 à 11:29 :
Il ne s'agit pas de faire de l'austérité mais de consacrer les dépenses publiques au bien être d'une majorité de la population et d'investir dans des secteurs d'avenir permettant d'assurer un minimum de compétitivité.
Or une grande part des dépenses publiques est gaspillée (record de ronds points, aéroports, etc...) et l'équilibre public/privé ne semble plus assuré, déséquilibrant à terme toute la société. Un service public ne peut survivre seul que s'il arrive à produire de la richesse.
Quand à l'éducation et à la recherche, elles ne servent que si elles sont efficaces, d'un point de vue économique. Non pas que le reste soit inutile, mais c'est rarement la culture qui permet de se nourrir et de se loger.
On peut former et payer les meilleurs scientifiques au monde, mais si on n'en a pas besoin... à quoi ça sert ?
Un exemple : l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, secteurs à fort potentiel de main d'ouvre, pas spécialement qualifiée. Pour ne pas contrarier nos experts et fleurons on préfère maintenir les vieux modelés énergétiques. Certes très puissants mais pas toujours efficaces.
On risque d'aller à la rupture plutôt que de concéder le moindre petit avantage acquis.
Alors ce n'est jamais le bon moment pour les réformes ? Si, mais il faut impérativement qu'elles soient équitables.
a écrit le 11/05/2015 à 9:18 :
DEPENSES PUBLIQUES FRANCE SUR PIB 1993 : 54,8% EN ALLEMAGNE 48,1%

DEPENSES PUBLIQUES FRANCE SUR PIB 2014: 57,2% EN ALLEMAGNE 43,9%

LES DERIVES DE LA FINANCE UN MAL FRANCO FRANCAIS ?????
Réponse de le 13/05/2015 à 13:33 :
@LIVESTRONG1002

L'INSEE vient juste de publier les chiffres de 2014 :

Dépenses publiques : 57,5% du PIB, record de la 5ème République
Prélèvements obligatoires : 44,9% du PIB, record de la 5ème République

Si après cela, il y a encore des personnes pour nous faire croire qu'il y a des baisses d'impôts et de l'austérité en France...................
a écrit le 11/05/2015 à 8:47 :
Et si nous n'avions pas encore purgé la crise de 2008 ? Les banques n'ont pas été très claires sur leurs pertes et de toute façon elles prennent autant de risques qu'avant, sinon plus. Les décisions prises pendant la crise, uniquement à leur avantage, les poussent quasiment à recommencer, ou au moins à se sentir invincibles. Leur actions sont plus orientées à la spéculation qu’à l’investissement dans l’économie réelle.
L’endettement du à la mauvaise gestion de l'état et des collectivités constitue un grave problème, car aucun gouvernement ne semble de taille à pouvoir s’y attaquer.
On assiste impuissants à des gaspillages et à des injustices, y compris à la tète des organes en charge de la gestion. Dans un appareil aussi hiérarchisé et structuré il est impensable que de telles dérives puissent subsister sans un minimum soit de complaisance soit d’incompétence ?
Peu importe la raison, les constats sont accablants et il faudra bien payer un jour toutes ces gabegies, ces infrastructures inutiles, ces services redondants, inefficaces, ou bénéficiant d’avantages pas toujours légitimes. Qui peuvent paraitre insignifiants à l’échelle individuelle, mais impactant des milliards à l’échelle du pays.
Le pire de tout c’est la persistance des injustices entre public et privé. Comme si l’un était devenu esclave de l’autre.
Des réformes structurelles et même culturelles sont indispensables, car ce n'est pas par l'attentisme ou la passivité que nous sortirons de crise.
a écrit le 10/05/2015 à 22:35 :
Coquille
"impôts des plus riches a lui aussi jouer un rôle important"
joué
Réponse de le 11/05/2015 à 11:22 :
"Le fonds du débat" -> fond
m^eme

ça commence à faire beaucoup dans un seul article !
a écrit le 10/05/2015 à 18:33 :
De 2008 à 2011, la BCE à acquis, aux frais du contribuable, pour l'équivalent de 37% du PIB européen de 2011 en Junk-bonds...
Je ne vois pas le rapport avec un état "omnipotent"...
a écrit le 10/05/2015 à 16:01 :
Il aurait mieux été , que certaines banques tombent en banqueroute car il y en a trop sur le territoire cela aurait été plus juste vu que le mal est venu de leurs placements hasardeux l'économie serait repartie dès 2008 sans prendre en otage la société . Donc cela a été un mauvais choix de renflouer ceux qui se sont trompés en faisant payer la note aux autres .
Réponse de le 11/05/2015 à 13:54 :
Bien vu, Mimile. Vous avez le même raisonnement de soros, devenu milliardaire en faisant couler, et donc sortir du SME, la livre sterling. Soros a en effet dit en début 2009, qu'il aurait mieux valu que les banques fassent faillite afin que les "peuples" soient dépourvus et subjugués, cela leur aurait permis de ne comprendre que les plus riches tiraient les ficelles. Comme d'hab., ce gentil "homme d'affaire investisseur", pensait SURTOUT à Lui... Sinon, les banques US se font racheter à donf par les plus grosses, voyez le site de la FDIC...
a écrit le 10/05/2015 à 12:30 :
Dans l'article je relève " les banques ont remboursé leurs dettes envers l'état " mais ce n'est pas pour ça que le phénomène de la crise a disparu . Les banques ont pris l'argents en facturant plus fort les services à leurs clients d'où l'accroissement de la crise déplacée sur le pouvoir d'achat et un frein à l'économie intérieure du pays s'accompagnant de fermetures d'entreprises et encore d'accroissement du chômage .Et l'état percevant moins d'impôts en a remis une couche multipliant le phénomène et l'on en est là sans que cela bouge vraiment dans le bon sens .
Réponse de le 11/05/2015 à 16:40 :
c'est le changement du franc a l'euro qui a multiplier par 6 la dette de la France avec une crise de la Grèce par la dessus finalement il faudrait revenir au franc se qui ferait une monnaie moins forte la on aurai plus d'argent dans le porte feuille.
a écrit le 10/05/2015 à 11:57 :
C Noyer a raison et le journaliste veux démonter le contraire. Si C N ne parle pas de la crise de 2008 c'est parce que tous les états ont eu le même problème . Ce n'est pas en réduisant l'impôt sur les riches que l'état à augmenter sa dette mais par une volonté assume par nos énarques d'un état omnipotent. à preuve encore aujoud´hui le renforcement de l'état chez Renault et Air France.
Réponse de le 10/05/2015 à 13:14 :
Si tous les Etats ont eu le même problème, c'est parce qu'ils ont du venir au secours d'un système bancaire en faillite. Cela n'a rien à voir avec "une volonté assume par nos énarques d'un état omnipotent". Pour les chiffres, je vous laisse chercher par vous même (ce que vous ne ferez surement pas); à cet égard, l'Irlande est un cas d'école.
Monsieur Thépot a raison de rappeler que la situation actuelle provient en réalité d'une crise de dettes privées qu'il a fallu nationaliser. Le plus grave, c'est que cette histoire fut vite oubliée pour charger l'Etat de tous les maux comme le malheureux bouc de la tradition rabbinique. L'Etat serait "omnipotent", "inefficace", "remplacer par la mention de votre choix", alors qu'en réalité, les trentes glorieuses sont la preuve éclatante de l'importance fondamentale du rôle économique de l'Etat.
Le plus drôle dans toute cette affaire, c'est que les mêmes qui ont forcé l'Etat à se financer sur les marchés financiers, au détriment d'un financement du déficit par la banque de France (l'Etat se prétant à lui-même), sont aujourd'hui les premiers à se plaindre et à accuser cet Etat de mauvais gestionnaire. P-Y Rougeyron, dans son ouvrage Enquête sur la loi du 3 janvier 1973, met magnifiquement bien en évidence les mécanismes qui nous ont conduit à la situation actuelle; son livre est d'intérêt public et se devrait d'être lu par tous.
Réponse de le 10/05/2015 à 15:45 :
une nationalisation de la dette privee en France? j'ai beau chercher je vois pas je dois etre bete!
Réponse de le 10/05/2015 à 22:08 :
Déjà il faut retourner à l'école apprendre à écrire, après on passera à la réflexion, mais seulement après.
Réponse de le 10/05/2015 à 22:21 :
bon ok je t’écoute c'est quoi tes chiffres sur la dette ?

ah c'est vrai! toi tu as un problème avec les chiffres (comme tout bon socialo)
1+1:?
Réponse de le 10/05/2015 à 22:27 :
http://www.dailymotion.com/video/x1reuob_pierre-yves-rougeyron-meta-tv-les-nouveaux-economistes-partie-1-4_news

P-Y Rougeyron : pff.....!!!! consternant

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