"On a transformé la crise américaine en crise européenne de la dette publique" (Piketty)

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Thomas Piketty a appelé à un examen de conscience pour rompre avec les règles automatiques sur le déficit qui sont beaucoup trop rigides en Europe.
Thomas Piketty a appelé à "un examen de conscience" pour rompre avec les "règles automatiques sur le déficit qui sont beaucoup trop rigides" en Europe. (Crédits : Reuters/Benoît Tessier)
Thomas Piketty tance les politiques fiscales européennes qu'il juge responsables du chômage, notamment celui des jeunes, principale inégalité dans le Vieux Continent, selon lui.

Thomas Piketty a reçu une énième récompense pour son livre "Le capital au XXIe siècle". vendu à plus de 1,5 million d'exemplaires. Jeudi 16 avril, lors d'une matinale de l"économie organisée à l"Assemblée nationale, il s'est vu remettre une édition originale de "L'homme qui valait 40 écus", un conte de Voltaire critiquant de la pression fiscale sur les pauvres dans le royaume français au XVIIIe siècle.

Un cadeau de circonstance donc pour Thomas Piketty. Celui-ci a profité de sa remise de prix pour dénoncer les choix fait par les pays européens entre 2011 et 2013 et notamment "ceux de l'ancien et du nouveau gouvernement français". En particulier l'acharnement à "réduire les déficit trop vite en augmentant les impôts très lourdement".

Et l'économiste de déplorer le "désastre" qui en résulte: le chômage, "notamment celui des jeunes", "insupportable en France et encore plus au Sud de l'Europe".

Souplesse aux Etats-Unis, barrières en Europe

Lors du premier débat de la matinale portant sur le thème "des inégalités pesant sur la croissance", Thomas Piketty a renchéri sous les yeux des autres participants, dont Frédéric Lefebvre, député UMP des français établis hors de France:

"Le taux de chômage était le même qu'en zone euro il y a.5 ans, maintenant il baisse aux Etats-Unis et continue d'augmenter en Europe [...] Du fait d'une mauvaise politique, on a transformé une crise qui venait du secteur financier américain en une crise de la dette publique en Europe."

Il en a appelé à "un examen de conscience" pour rompre avec les "règles automatiques sur le déficit qui sont beaucoup trop rigides "tandis que "les Etats-Unis ont renoué on renouvelé avec la croissance grâce à une poltiique de souplesse économique".

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Commentaires
a écrit le 20/04/2015 à 20:56 :
à part quelques excès logiques quand on aborde l'économie et la politique voilà un débat très intéressant : il est temps que nous écrivions collectivement nos différences pour y trouver nos convergences ...l'avenir de notre humanité-humanisme-entre-soi (soulignez les mentions utiles) en dépend ...
a écrit le 20/04/2015 à 12:39 :
Bien entendu vous montrez du doigt les pauvres et les fonctionnaires. Ce ne peut pas être les "élites" économiques, puisque par définition auto-proclamée elles sont postulées "supérieures" et "infaillibles."

Mais bien sûr!...
a écrit le 20/04/2015 à 9:43 :
Le problème est encore une fois mal posé: 10 Millions de personnes en France ont leurs revenus qui dépendent entièrement de l'état. Le vrai problème est là. Il y a 10 millions de personnes qui ont une aversion au risque énorme. Dans une économie de rente, il n'y a rien à attendre. Ce qu'il faut, c'est casser ce mandarinat. C'est ce que l'on demande à l'état. Rien de plus. Hors, cela fait 25 ans que le diagnostique est posé et que rien n'est fait. Piketty est peu crédible, car il fait fi de l'absence de volonté des patrons à combler ce racket sans nom. Il ne veut pas comprendre que plus personne ne crois en la dépense publique, car on a tous vu quel genre de dépenses nos dirigeants sont prêt à faire: des dépenses de clientélisme électorale au dépend de l'intérêt général. Il n'y a aucune confiance à avoir en nos dirigeants et donc les personnes ayant des intérêts différents, comme faire tourner une entreprise, n'ont qu'un seul but: se barrer. Capital ou pas capital, cela est une blague. L'essentiel en économie comme en affaire est la confiance. Cela fait plusieurs années qu'elle est rompue.
Réponse de le 20/04/2015 à 13:59 :
Bonjour MATH
Vous évoquez à juste titre le problème de la confiance, j'ajoute de l'eau à votre moulin en allant jusqu'au degré de la "défiance". Pour que vos scénarii se concrétisent il est nécessaire de favoriser une autonomie et une prise de responsabilité, produits par une EDUCATION. C'est uniquement sur ce socle que peut s'instaurer une croissance vertueuse génératrice à terme d'émancipation des citoyens et d'une réduction de la sphère d'influence de l'Etat.
Le PACTE FRANCAIS instauré après guerre à permis l'émergence d'une Nation forte, prospère et crainte car détentrice de l'arme nucléaire. Riche de ses atouts coloniaux et de son Histoire, la République Française s'est dotée de Grandes Ecoles qui ont formé des élites. celles-ci ont brillamment contribué au rayonnement de notre pays sur les aspects, politiques économiques mais aussi culturels. A l'époque la proportion de personnes payés par l'Etat, était proportionnellement semblable à celle de nos jours. Ce qui à changé c'est bien le transfert des charges qu'un patronat cynique à opéré, depuis 1990 sous l'influence grise de Denis KESSLER pour démolir ce pacte de la Résistance qui à permis que la France fût considérée et respectée. Ainsi des opportunistes, ont peu à peu grignoté le fromage public pour y implanter les PPP ( Partenariats Publics Privés ) qui ont abouti entre autres chantiers ruineux à : L'Hôpital du Sud Parisien, Le futur Ministère de la Défense, l'EPR...les autoroutes...Bradage des ressources d'une Etat au bénéfice de ses élites. Tout cela résultant du pervers phénomène qui à la fin des années 1970 fut qualifié de "pantouflage" . Cela consistait à offrir un "pont d'or" aux hauts fonctionnaires qui viendraient ainsi monnayer leurs carnets d'adresses et informer les faiseurs de capital sur les circuits décisionnaires. Mélange des genres qui ouvrit la porte, dans le passé déjà à bien des "affaires" toutes plus glauques. Pour résumer, il y eût perte de confiance et défiance par la responsabilité des élites de ce pays et par la main-mise qu'elles ont opéré en usant des artifices de gauche et de droite, afin de toujours préserver leurs intérêts.
Ainsi ce simulacre démocratique produit démotivation, assistanat ( mais les pauvres ont eux aussi le doit à des privilèges de caste non???) népotisme et délits d'initiés en cascade.
Donc je pose le problème cette fois dans ce que je pense être le bon sens : "comment se fait-il que une minorité de petits malins, y compris du FN, peuvent autant briser la dynamique d'un pays pétri d'atouts qu'est ce beau pays de France ? "
Mon propos n'est nullement politicien et je n'ai aucune sympathie pour les extrêmes de droite ni de gauche, je respecte les élus de terrain qui font leur travail très ingrat, sans passer des heures devant une caméra. Ou est l'abnégation, ou est le service au peuple? ou est le respect des engagements pris devant des électeurs certes de moins en moins nombreux? Voilà la cause et le résultat d'une confiance rompue, durablement.
Cordialement
Réponse de le 20/04/2015 à 15:41 :
Je ne sais trop quoi dire: comme un taureau qui a vu passer le voile, je me trouve avec l'objet de ma colère dans la tête et un torero qui a disparu. L'exercice mériterai d'être poussé plus loin, et c'est la que l'on regrette les commentaires d'un journal qui ne permettent que peu de temps l'échange d'idée. Au moins, nous sommes d'accord sur le problème de confiance. Le Cice ne résous pas le problème. N'y a-t'il pas un problème à traiter: l'évolution de la bourse parisienne ne change rien a notre quotidien. L'alternance démocratique non plus. Les élus de terrain sont infiniment trop nombreux et porteurs de trop de projets, pour la plupart inutiles. L'intelligence collective est dirigée vers des sujets inconséquents et non vers la source réelle de richesse: l'innovation. Cela n'a rien a voire avec le théâtre ou la littérature, mais tout a voir avec des projets qui font progresser l'humanité. Désolé de ne pas pouvoir aller plus loins. Cdt
a écrit le 19/04/2015 à 16:24 :
Outre les biais statistiques, l'analyse comparative des économies UA/UE, plutôt que de vanter l'efficacité de l'augmentation de la dette publique contre le chômage, devrait prendre en compte les blocages que les européens s'auto-infligent, tels l'interdiction des OGM, des hydrocarbures de schiste, les statuts, privilèges et droits acquis, ainsi que la situation quasi-conflictuelle avec la Russie
Réponse de le 19/04/2015 à 19:21 :
ogm = cancers, schiste = pollution de l'eau , privilèges = t'as qu'à devenir fonctionnaire jaloux, russie = un pays impérialiste et guerrier comme la france par exemple.
Réponse de le 19/04/2015 à 22:58 :
La réponse "blocage" est un peu mièvre ; comparer 2 ensembles économiques implique d'en appréhender les principales composantes ce qui n'est pas ici le cas de M. Piketti ; maintenant que la France soit un pays impérialiste et guerrier en régime socialiste, là...rien à répondre.
a écrit le 18/04/2015 à 18:21 :
Soyons un tantinet provocateur: le niveau des impôts n'est pas un "problème", et surtout pas pour les moins favorisés de nos sociétés (ils n'en paient pas), mais est un mal nécessaire devant notre grave maladie: la dépense publique, par les gouvernements de droite et de gauche n'est pas maitrisée, et cela inclut bien sûr l'usine à gaz des dépenses sociales. Diminuer la dépense publique permet de diminuer les impôts et donc augmenter les seuls investissements créateurs d'emploi: ceux opérés par le privé! Rien de bien compliqué en somme, mais M.Sarkosy et M.Hollande ont du mal à le comprendre..
Réponse de le 18/04/2015 à 20:25 :
La dépense publique n'a jamais été comme les impôts une variable d'ajustement. LE SEUL QUI AIT RALENTI LA PROGRESSION DE LA DEPENSE PUBLIQUE EST... FRANCOIS HOLLANDE ET OUI !! PAS SATISFAISANT PARCE QUE L'OBJECTIF C 'EST LA BAISSE MAIS SUR CE PLAN N.SARKOZY EST MOINS CREDIBLE QUE FH !! POUR LE CHOMAGE C'EST CARNAGE TOUS LES 2 !!
a écrit le 18/04/2015 à 15:40 :
6,5 millions de fonctionnaires ! Est ce que a seulement 4 millions ça marcherait pas mieux ! J ai mon avis !💥💣
Réponse de le 18/04/2015 à 17:09 :
Même 2 millions ça suffirait, mais en France, on a choisit de créer des fonctionnaires qui servent de temps en temps, juste pour ne pas avoir des chomeurs à la place...alors tu choisis quoi ? des dettes ou bien du chomage ? on a choisi les dettes , car c'est pas nous qui payons mais les générations suivantes !
Réponse de le 18/04/2015 à 19:43 :
Déjà avoir le courage et la volonté de simplifier et de réduire la dépense public ! Mais courage et politique !🎪🎺🎷🌗🍌
a écrit le 18/04/2015 à 15:26 :
Comparer le "calcul exposé du chômage" en France et aux USA est une stupidité. Les deux mesures sont presque totalement différentes : on s'inscrit en France pour recevoir une indemnité de survie alors qu'on le fait aux USA pour ne rien recevoir mais parce que l'on pense à un moment donné que son profil correspond à une possibilité d'emploi. En France ceux qui ne pensent pas trouver de travail sont inscrits, aux USA ils ne le sont pas. Aux USA lorsque le calcul ainsi effectué du "chômage" (qui ne correspond en rien au scanner réel du chômage dans le pays) baisse cela peut aussi s'interpréter comme un ralentissement de l'activité : on ne s'inscrit pas car il n'y a aucune perspective. L'autre point stupide est de considérer la crise du secteur financier comme à l'origine de la crise économique alors qu'il n'a effectué qu'un lissage d'une crise existante. c'est l'aggravation de cette crise économique réelle qui n'a pas permis au secteur financier de la lisser plus longtemps encore. Certes des excès existent il convient de les examiner dans un cadre indépendant, mais le discours revient ici à condamner les secouristes de la mort ou du mauvais état du patient qu'ils ont tenté de soigner -pas pour rien- en prenant tous les risques. On cache par cette fausse attaque la vraie réalité. Ce qui n'est pas dit est que nous sommes exposés à une crise économique structurelle provoquée par un excès de mondialisation. Elle n'est pas prête de s'arrêter. Les économistes hyper mondialistes socialistes qui se sont alliés au mondialisme hyper libéral voudraient nous faire croire qu'ils disposent de solutions aux maux qu'ils ont eux même installés alors que le bon sens voudrait que l'on ne les écoutât pas.
a écrit le 18/04/2015 à 14:25 :
Si on en croit les propos rapportés par la tribune (voir dans le texte en italique de l' article), M. Pikety ne parle pas de "crise américaine" mais d' une crise du "secteur financier..." qui serait devenue une "crise de la dette publique...".
Que cela ait commencé ici où là dans l' espace ou co-existent les deux secteurs semble anecdotique et brouille le sens général de son propos.
En l' absence d' un "secteur public" unifié, une monnaie unique ne peut pas faire face a un secteur financier unifié.
"La crise", semble être, pour les Européens, la naissance en urgence et aux forceps de ce petit nouveau, un "secteur public unifié", synthèse improbable de Carpe allemande et de Lapin grec (et aussi de Koala Français mâchouillant de l' Eucalyptus etc...).
Le changement, c' est (vraiment) maintenant (a coup de pied au C.., à la Schl....etc..)
a écrit le 18/04/2015 à 14:19 :
Analyse aussi percutante que ses coups sur les femmes...
a écrit le 18/04/2015 à 13:37 :
On est au moins d'accord sur une chose, taxer plus pour réduire les inégalités ça ne marche pas. Il y a aussi le "réduire les déficit trop vite en augmentant les impôts très lourdement" c'est une idée très intéressante surtout quand on suggère que pour réduire les déficits il reste la solution de la baisse de la dépense publique ça tombe bien nous avons de la marge.Pour ce qui est du "tandis que "les Etats-Unis ont renoué on renouvelé avec la croissance grâce à une poltiique de souplesse économique". COMPARER UNE ZONE MONETAIRE INTEGREE COMME LES EA A LA ZONE EURO QUI EST TOUT SAUF CA, POUR UN BRILLANT ECONOMISTE IL NOUS PREND VRAIMENT POUR DES BILLES !! "insupportable en France et encore plus au Sud de l'Europe". SCANDALEUX !! ET LES JEUNES ALLEMANDS IL LEUR A DEMANDE COMMENT ILS AVAIENT VECU LES REFORMES HARTZ DE 2003? C'EST BON POUR EUX MAIS PAS BON POUR NOUS ? CE TYPE EST UN REVISIONNISTE !!
a écrit le 18/04/2015 à 12:06 :
Les banques centrales savent très bien empêcher les marchés actions de baisser, mais ne savent pas relancer les économies. C’est très exactement ce qui se passe au Japon depuis vingt ans, ce qui s’est produit aux Etats Unis depuis six ans et ce que nous voyons aujourd’hui en Europe. C'est pour cela que les richesses des entreprises ne cesse de croître tandis que le marché du travail se rétrécit et avec lui la pauvreté.

La question qui s'impose est : le jour où nous deviendrons une société encore bien plus pauvre que celle où nous vivons aujourd'hui, l'État deviendra forcément moins social (voire pas social), alors comment va-t-elle vivre la France avec son marché actions en hausse seulement ?
Réponse de le 18/04/2015 à 12:36 :
"Les banques centrales savent très bien empêcher les marchés actions de baisser, mais ne savent pas relancer les économies".
Depuis la révolution libérale des années 80, les gouvernements ont la volonté de favoriser la rente et les retraités au lieu du travail et des entrepreneurs.
Réponse de le 18/04/2015 à 13:21 :
"les retraités"..??? Vous avez vu ça OU..?? La rente, oui, évidemment, puisque c'est le pouvoir, mais regardez ce que touchent les retraités.. Et ça va pas s'améliorer, loin de là. Certes, un rentier n'a pas de retraite, il touche jusqu'au cimetière.
a écrit le 18/04/2015 à 12:04 :
J'aime bien PIKETTY mais pour la fiscalité Européenne il ne faut pas confondre la France et le reste de l'U.E. nous sommes les seuls avec 57,2% de dépenses publiques, les seuls avec 38% de taux d'I.S. les seuls avec un ISF, les seuls avec 46% de prélèvements obligatoires dont majoritairement les prélèvements sociaux, nous étions aussi les seuls avec un I.R. à 75% invention HOLLANDE, les seuls avec 36.500 communes pour 65 millions d'habitants, les seuls avec 5,6 millions de fonctionnaires d'Etat sans compter ceux Territoriaux pour 65 millions d'habitants aussi. Alors commençons donc par nous réformer avant de réformer l'U.E.
Réponse de le 18/04/2015 à 13:34 :
C'est sans doute exact revanchard.

Mais je constate que nous avons un service en contre partie qui n'a pas son équivalent ailleurs.

Les infrastructures des états que vous évoquez prête à sourire, pour nous, français.

Notamment au niveau routier.
a écrit le 18/04/2015 à 11:33 :
De là à dire que les US ne sont plus en crise, là, non. Surtout avec 50 millions de gens qui vivent des food-stamps. Ils se sont largement plus endettés, c'est tout. Et vu que le pouvoir du dollar se fait rogner partout, les lendemains ne vont pas forcément chanter...
a écrit le 18/04/2015 à 10:58 :
Piketty a compris enfin une vérité éternelle : Fannie Mae et Freddie Mac ont toujours été des machines conçues pour exporter la dette immobilière des ménages américains. Dette qui a été achetée par les banquiers européens. Banquiers qui ont été renfloués par les contribuables européens. Piketty est un génie. Les banquiers européens sont des génies. Et les ménages européens sont là pour fermer leurs g... et payer leurs impôts. Intéressant.
a écrit le 18/04/2015 à 10:38 :
A partir d'un certain niveau de dette, le remboursement est illusoire. La dette c'est de la création monétaire ex nihilo, mais surtout la promesse de payer un intérêt. La vraie création de la richesse, c'est l'intérêt . L'intérêt, c'est la capacité de générer des profits, de lever des impôts pour payer cet intérêt dans le cadre de la dette publique. C'est enrichir les banques, les prêteurs privés, alors que ce financement devrait se faire (pour la France et comme avant 1973) par le biais du couple Banque de France et Trésor.
Au moins, les intérêts pourraient alimenter les caisses de l'Etat et pas les rentiers, actionnaires privés, fonds de pensions étrangers qui stérilisent l'épargne et détruisent l'économie, les entreprises.
Réponse de le 18/04/2015 à 13:38 :
Je vous suis...

Seulement que diriez-vous maintenant du niveau des taux d'intérêt ?

L'argument s'envole...
a écrit le 18/04/2015 à 10:32 :
Et les européens ont refilé la dette à la BCE qui justement la rachète ....le système " subprime " à l'envers quoi.......mais la dette , même en changeant de domicile ...reste de la dette pour tous...........!
a écrit le 18/04/2015 à 10:11 :
c'est effectivement un pb quand dans un pays il ' est urgent de ne rien faire' pendant 30 ans....
quand les echeances arrivent faut tout faire en meme temps et dans la precipitation, car effectivement il n'y a plus le temps
le pb de la france c'est que quand c'est le temps de negoccier, le francais est contre, et quand c'est le moment de payer, le francais... veut ouvrir des negociations pour retarder les echeances
on recolte ce qu'on seme
a écrit le 18/04/2015 à 9:47 :
Les médias parlent de Piketty du fait qu'il est devenu quelque sorte une célébrité internationale, d'ailleurs, ce qui peut s'avérer salutaire pour ses finances personnelles mais qui, n'avons pas la peur des mots, compromet certainement l'indépendance de ses théories.
C'est assez connu, le Establishment quand veut absorber un "dissident" de ses rangs il le comble de prix et des distinctions. Les médias en parlent et le "dissident" (à l'égard d'un fou du roi) commence à faire partie des "meubles de la maison". Et Piketty n'en est pas une exception.

La critique qu'il fait c'est la même que plusieurs d'autres têtes qui s'arrêtent pour un instant pour réfléchir à l'actuelle conjoncture en Europe le feront. Cependant, ce genre de critique s'avère tout à fait anodin car si Piketty parle des effets dans le présent, les causes sont déjà dans le passé, la raison pour laquelle nos journalistes accordent tant d'importance à ses déclarations. The show must go on.

Les lecteurs, par contre, ceux-ci aimeraient entendre de Piketty qu'est-ce qu'il pense des tractations qui se passent depuis quelques mois entre l'Europe et les États-Unis dans le cadre du TAFTA, ce fameux traité transatlantique élaboré dans le plus grand secret entre des technocrates de l'Union Européenne et gouvernements et leurs homologues américains. Si dans une dizaine d'années les économies d'Europe vont subir encore un coup tordu de la part des Américains et se retrouver dans la condition de pays non-industrialisés, une déclaration de Piketty à ce moment-là sera autant anodine que dire aujourd'hui que l'Amérique a subtilement repassé sa crise de dette publique aux économies européennes.

Et puis alors, M. Piketty, va-t-on vivre de faire des constats uniquement ?
a écrit le 18/04/2015 à 8:45 :
Dire que le QE...sans remboursement est une solution...ok pour un politique qui ne cherche que sa reelection...mais pour un economiste reconnu....???? ca fait peur...
a écrit le 18/04/2015 à 7:04 :
Cet homme s'est ridiculisé avec son gros succès de librairie qu'il porte maintenant comme un boulet. Il est français de gauche; il ne dit pas donc pas le vrai par principe. Maintenant il fait mine de découvrir l'eau tiède au sujet de la souplesse, de la créativité, de la réactivité US. Les américains défendent leurs intérêts et pas ceux des européens qui ne défendent pas les intérêts US.
Réponse de le 18/04/2015 à 12:48 :
" Il est français de gauche; il ne dit pas donc pas le vrai par principe".
Pour vous, le monde est simple, le français de droite dit le vrai par principe au contraire du français de gauche.
Cette pauvreté de la réflexion politique explique le retard de cette partie de la France qui nous pose tant de problèmes d'adaptation.
Réponse de le 18/04/2015 à 16:05 :
"il ne dit pas donc pas le vrai"( par principe" ?) ça change un peu de tous ceux qui sont tous d'accord à 100% avec leur modèle unique et seul possible. Si tous parlent d'une seule voix et se confirment mutuellement, sans doute qu'il est déconseillé de penser autrement, que peut-être on nous mène en bateau voire à la ruine pour le bien de certains ? La pensée unique, c'est pas "bon signe". Bon, parfois y a des illuminés qui pensent autrement, mais faut trier. :-)))
a écrit le 18/04/2015 à 7:01 :
Appliquez le même droit du travail en France qu'au USA , et le chômage baissera.
Imprimer n'est pas une solution unique, même si c'est le plus facile politiquement à court terme.
Réponse de le 18/04/2015 à 9:22 :
Chacun voit ses intérêts a sa porte, mais la France n'est plus souveraine pour appliquer sa propre méthode! Par contre elle se méfie des "conseils d'amis" qui font le régal des donneurs de leçons!
Réponse de le 18/04/2015 à 10:19 :
@Albert
"Appliquez le même droit du travail en France qu'au USA"...et vous aurez comme aux US, de la pauvreté, de la précarité, des retraités sans retraite obligés de travailler jusqu'à la mort, des étudiants endettés pour la vie...
Réponse de le 19/04/2015 à 13:40 :
Les usa sont la 1ere économie mondiale, arrêtez de cracher sur les usa parceque c'est la mode chez certains politiques nuls...car meme les pauvres américains sont plus riches que beaucoup de français, alors le american bashing, ça vous réconforte, mais c'est pas la vérité. Ca fait même pitié. Obligés de rabaisser et de cracher les autres pays pour se réhausser son propre pays, y a pas plus nul.
a écrit le 17/04/2015 à 20:34 :
Ce jeune économiste croit que le monde a commencé le jour de sa naissance.
Il pense que la dette publique est la panacée contre le chômage ; que d'épargnants (souvent modestes) ont par le passé été ruinés par les défauts publics.
a écrit le 17/04/2015 à 19:57 :
Lefevbre ne représente jamais que lui-même et ses copains compte tenu du taux de vote en Amérique du Nord. Cela dit, certain se souviendront que sa face seule ressemble à celle d'un cobra crachant son venin :-)
a écrit le 17/04/2015 à 18:25 :
Quand on observe de près la situation aux States (pauvreté, personnes ayant définitivement quitté le marché du travail - et pas retraites- consommation, et autres indicateurs tels défaillances d'entreprises, expulsions locatives, abonnés aux "stamps")... Je ne suis pas sûre qu'il faille les prendre comme modèle. Mais si vous y croyez... Libre à vous.
a écrit le 17/04/2015 à 18:19 :
Ce monsieur ne fait pas de l'économie mais de la politique, il n'a pas sa place dans une rubrique économique, les choix de politique économique regardent le politique pas l'économiste, c'est bien cela le problème des économistes français, ils font de la politique, cela ne va évidemment pas.
Réponse de le 17/04/2015 à 18:51 :
oh mon dieu et les autres ne font pas pareil mon bisounours
Réponse de le 17/04/2015 à 19:30 :
Bien sûr les économistes de droite à la Friedman ne font pas de politique. Donc selon votre cocasse commentaire seuls ceux qui pensent comme il faut - et malgré les désastres engendrés - ont droit à squatter la rubrique économie !
Réponse de le 18/04/2015 à 12:54 :
Des le départ, l'économie est une science sociale et politique. Adam Smith enseignait la philosophie morale et n'a jamais caché que ses propositions avaient pour objectif le bien commun. Piketty a la même démarche que les pères de l'economie.
a écrit le 17/04/2015 à 18:17 :
Les USA ont renoués avec la croissance par une création monétaire ultra laxiste en s'appuyant sur l"ultra consumerisme, donc l'ultra endettement des gens ;En moyenne aux USA les gens economisent 6 % de leurs revenus ,en France 12 % et ça monte paradoxalement à 17 % en temps de crise !C'est la consommation qui tire la croissance historiquement la France est à 2 % en moyenne et ça ne peut que baisser .Aux USA quand ils montent haut plus dure est la chutte en suivant .........
Réponse de le 17/04/2015 à 23:30 :
Si les américains consomment, c’est sûrement par optimisme… ils auraient moins peur de l’avenir et de la précarité. Les français comme certains pays européens voient l’austérité et le chômage augmenter. Aux Etats-Unis le chômage est bas et la population active plus importante. L'Europe vieillit pas les USA...

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