L'emploi intérimaire entre stagnation et espoir de reprise

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L'emploi intérimaire dans les BTP a chuté de 18,6% en mars 2015.
L'emploi intérimaire dans les BTP a chuté de 18,6% en mars 2015. (Crédits : Reuters)
Bien qu'en baisse de 0,2% en mars, l'emploi intérimaire a progressé de 1,5% sur l'ensemble du premier trimestre. Pour autant, il est un peu tôt pour évoquer un frémissement.

Frémissement dans l'emploi intérimaire? C'est encore trop tôt pour le dire. D'autant plus que les dernières données du baromètre mensuel  de Prism'emploi (la fédération professionnelle qui regroupe  la quasi totalité des entreprises du secteur représentant 80% de l'emploi intérimaire) indiquent une baisse de 0,2% en mars des effectifs intérimaires par rapport à mars 2014. Mais, en février, la hausse avait été assez significative (3,7%). Au total, sur le premier trimestre de l'année, la hausse atteint 1,5%. Cela faisait longtemps qu'un trimestre n'avait pas été "positif".

Globalement, selon François Roux, délégué général de Prim'emploi, "ce sont entre 7.000 et 8.000 emplois en équivalent temps plein qui ont été créés dans le secteur depuis le début de l'année". Alors signe d'un redémarrage de l'emploi intérimaire... indicateur avancé de l'emploi dans sa globalité ?  François Roux n'y croit pas trop pour l'instant: "Nous ne voyons pas à ce stade de frémissement. Mars est mauvais et nous nous attendons à une stagnation en avril. Il est trop tôt pour dégager une tendance. Mais pour que l'emploi reprenne réellement dans l'intérim, il faut au moins 1% de croissance sur deux trimestres".

La chute spectaculaire de l'intérim dans le BTP

De fait, quand on regarde de près les données, on constate qu'elles sont très contrastées. Ce qui plombe les résultats de l'emploi intérimaire, c'est la dégringolade dans le BTP. Dans ce secteur, les effectifs intérimaires sont en recul de 18,6% sur un an. Alors que dans le reste de l'activité, à l'inverse, le climat s'améliore. Ainsi, l'emploi intérimaire est en progression sur de 3,1% dans l'industrie. Dans les services et les transports, les hausses respectives sont de 3% et 1,9%. Le commerce, lui, croît très faiblement (0,1%). Ce qui signifie que sans le BTP, l'emploi intérimaire serait à la hausse...

Alors va t-on vers des jours meilleurs? Il faut attendre pour le savoir. Mais du côté de Prism'emploi on a une recette pour faire accélérer le mouvement: "Si on desserrait le carcan de la réglementation qui entoure le travail intérimaire, on aurait un développement plus significatif de l'emploi", explique François Roux. Le sujet sera peut-être sur la table de la conférence sociale thématique du mois de juin, réunissant gouvernement et partenaires sociaux, quand il s'agira d'étudier comment favoriser l'emploi dans les PME.

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Commentaires
a écrit le 23/04/2015 à 15:04 :
article yoyo incertain ...! tout le monde sait ,que le T 1 en intérim est un temps d'ajustement conjoncturel...donc , c'est seulement en fin du T 2 qu'une vraie tendance se validera. sur ce terme ...

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