La guerre en Ukraine pourrait déjà coûter au moins 20 milliards d'euros de PIB à la France en 2022
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L'industrie pourrait particulièrement souffrir selon Emmanuel Macron.
Reuters
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L'industrie pourrait particulièrement souffrir selon Emmanuel Macron.
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Après deux longues années de pandémie, l'intensification de la guerre en Ukraine a une nouvelle fois assombri l'horizon économique. L'escalade des batailles sur le front Est de l'Europe a provoqué un électrochoc dans de nombreux secteurs. Dans son allocution mercredi 2 mars, le chef de l'Etat Emmanuel Macron a averti les Français :
Le président a cité deux secteurs économiques qui "souffrent" et "vont souffrir" particulièrement, l'agriculture et l'industrie. "Soit parce qu'ils dépendent des importations de matières premières venues de Russie ou d'Ukraine, soit parce qu'ils exportent vers ces pays", a-t-il expliqué.
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Certains instituts de prévision qui avaient révisé à la hausse leurs chiffres de croissance du produit intérieur brut ces derniers mois ont déjà commencé à noircir leurs projections. La flambée des prix de l'énergie, la désorganisation des chaînes logistiques et la baisse du moral des entreprises et des ménages pourraient bien plomber l'activité tricolore.
"Un tel choc peut avoir un effet négatif sur les marges des entreprises, sur leur épargne et leurs investissements. Ce qui va caractériser ce choc est sa durée" a souligné l'économiste et directeur des études à la Banque de France, Olivier Garnier, lors d'un récent point presse jeudi 3 mars.
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Du côté des ménages, le prix de l'énergie devrait considérablement grimper. "Une hausse de +30% de la facture énergétique est à prévoir en 2022 en Europe", indiquent les économistes d'Euler Hermes. Ainsi, "la facture énergétique annuelle des ménages atteindra 3.400 euros en Allemagne (+500 euros par rapport aux estimations d'avant-crise), 3.000 euros au Royaume-Uni (+400 euros), 2.800 euros en France (+400 euros) et 2.000 euros en Italie (+300 euros) et en Espagne (+400 euros), ajoutent-ils. Même s'il est encore difficile à ce stade d'évaluer les dégâts de la guerre sur l'économie française, les économistes interrogés ces derniers jours par La Tribune semblent bien pessimistes.