La rentrée des crèches sous tension des risques de fermetures
Margaux Fodere
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« Le risque de la rentrée (...) c'est d'être déclaré cluster et de devoir fermer », explique Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC). Alors, pour pouvoir accueillir les quelques 470.000 enfants qui ont fait leur rentrée à la crèche hier, d'après la Lettre de l'Observatoire de la petite enfance publiée en décembre 2020, les établissements s'appuient sur le protocole de la petite enfance diffusé le 25 août par le ministère de la Santé, « cousin germain » de celui de l'Éducation nationale, note Elsa Hervy. Décomposé en 3 niveaux de situation épidémique, vert, jaune et rouge, contre quatre pour l'Éducation nationale, le texte donne des directives en matière de distanciation physique ou de jauges d'accueil. Il explique aussi « que les établissements ne sont pas soumis au pass sanitaire pour les parents ». Depuis le 9 août 2021, le pass sanitaire s'applique en France dans plusieurs lieux pour les clients, comme les lieux culturels, les restaurants, les bars ou encore les transports longue distance.
Surtout, il rappelle « qu'il n'y a pas d'obligation vaccinale pour les salariés », comme pour les professeurs de l'Éducation nationale, alors qu'un premier décret publié fin juillet par le ministère de la Santé affirmait le contraire. Or, « quand vous n'êtes pas employeur soumis à obligation vaccinale, vous n'avez pas le droit de demander à vos salariés leur statut vaccinal en dehors d'un contact tracing suite à un cas positif », rappelle la déléguée générale de la FFEC, alors que Jean-Michel Blanquer assurait début juillet que « 70% à 75% des professeurs sont vaccinés ».
Dès lors, « s'il y a un enfant positif dans le groupe, ou un professionnel positif qui n'avait pas son masque, alors tous les enfants, qui par principe n'ont pas de masque, sont déclarés cas contacts et isolés 7 jours », poursuit Elsa Hervy. Face à cette situation, « nos adhérents ultra-marins nous rappellent chaque jour à quel point le risque est grand », ajoute-t-elle, citant l'exemple de la Guadeloupe ou de la Guyane où de nombreuses crèches ont été déclarées « clusters ». Ainsi, « nous demandons qu'il soit prévu (...) de connaître le statut vaccinal des salariés (...) pour pouvoir anticiper les fermetures partielles ou totales ».
Margaux Fodere